Signez la pétition de soutien aux homosexuels Tchétchènes

Publiée le 21 mai 2017 | Par bpoiret | Associations Amies, Associations Membres, Media, Médias, News, News (Slider Homepage)

AMNESTY INTERNATIONAL lance une pétition pour venir en soutien aux homosexuels en Tchétchénie :

SIGNER LA PETITION

ENLEVÉS, TORTURÉS OU TUÉS EN RAISON DE LEUR HOMOSEXUALITÉ

 

VAGUE D’ENLÈVEMENTS D’HOMMES HOMOSEXUELS OU PRÉSUMÉS HOMOSEXUELS

Début avril, le quotidien indépendant russe Novaya Gazeta a révélé l’enlèvement de centaines d’hommes présumés homosexuels. Ces personnes enlevées seraient soumises à de mauvais traitements et à des actes de torture destinés à leur faire révéler l’identité d’autres personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Toujours d’après le quotidien, ces hommes seraient détenus dans d’anciens locaux de la police près d’Argun à la suite de leur enlèvement.

Ces enlèvements feraient suite aux demandes introduites par le groupe GayRussia qui souhaitait organiser des rassemblements aux quatre coins de la Fédération de Russie. La situation s’est encore détériorée alors même que les droits des personnes LGBTI sont régulièrement violés dans la région.

HOMOPHOBIE OMNIPRÉSENTE EN TCHÉTCHÉNIE

Certains hommes enlevés auraient été rendus à leur famille, car leur orientation sexuelle n’aurait pas pu être confirmée par leurs ravisseurs et/ou parce qu’une rançon aurait été payée pour leur libération. Pour autant, ces hommes restent en danger du fait d’un climat particulièrement marqué par l’homophobie.

En effet, l’homosexualité est considérée comme une honte qui ternit la réputation familiale ou du groupe social. On relève ainsi de nombreux “crimes d’honneur”, particulièrement courants dans le nord du Caucase et au sein de la frange conservative de la société tchétchène. De surcroît, ces homicides sont commis en toute impunité et leurs auteurs sont rarement condamnés.

INDIFFÉRENCE ET DÉNÉGATION DU GOUVERNEMENT

Le gouvernement tchétchène adopte une position répressive à l’égard des LGBTI en niant l’existence de personnes homosexuelles au sein de la société tchétchène.

“Tu ne peux arrêter ou réprimer des gens qui n’existent pas dans la République” aurait soutenu Alvi Karimov, porte parole du Chef de la République de Tchétchénie Ramzan Kadyrov, niant du même coup les enlèvements. Il ajoute : “S’il y avait de telles personnes en Tchétchénie, les organes chargés de l’application des lois n’auraient rien à faire avec eux car leurs proches les enverraient dans un lieu d’où ils ne pourraient revenir”.

À ce jour et selon le journal Novaya Gazeta, trois personnes auraient été tuées suite aux enlèvements, mais le quotidien soupçonne un plus grand nombre d’homicides.

Étant donné la gravité des allégations et au regard de l’impunité ordinaire des auteurs des violations des droits humains dans cette région, Amnesty International insiste sur la nécessité pour les autorités russes et tchétchènes de mener des enquêtes rapides, indépendantes et impartiales aux vues des informations relayées par Novaya Gazeta.

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