Meurtre d’un homo à Agen

Publiée le 3 juin 2010 | Par Frédéric Le Barzic | News

Vendredi dernier, Lionel Marty avait garé sa voiture aux abords du jardin Jayan à Agen, haut lieu de rencontre de la communauté homosexuelle en soirée. Le lendemain, son corps gisait dans une cour du boulevard Pelletan, environ 500 mètres plus loin. Roué de coups, abandonné au petit matin, visage tuméfié et pantalon baissé. 

La soeur de Lionel Marty s’interroge : « Est-ce que quelqu’un l’a appelé pour lui tendre un piège ? A-t-on voulu « casser du pédé » ? »

Son homosexualité, « il l’a toujours assumée », poursuit-elle, précisant avoir pris contact avec une association contre l’homophobie. « C’était quelqu’un de très discret par rapport à la famille. Je ne l’ai jamais vu tenir un garçon par la main. Mais on savait que c’était sa vie. » Ce n’est que depuis un an qu’il habitait l’appartement de sa nièce à Villeneuve-sur-Lot, par commodité professionnelle. Dix années durant, il a vécu avec les siens dans un petit village du Villeneuvois.

La victime travaillait à Villeneuve-sur-Lot, enchaînant les 3 x 8 dans son entreprise. « Il était bien installé dans la région. C’est quelqu’un qui n’était pas bagarreur, trop gentil. Quelqu’un qui arrondissait les angles. Avec lui, rien n’était grave. Mon frère, c’était une crème. Je vous défie de trouver une seule personne, à part les homophobes, qui en diraient du mal. Je ne connais personne qui ait eu à s’en plaindre. »
Si son corps a été découvert à un endroit réputé mal famé, propice aux trafics, insoupçonnable depuis le boulevard Pelletan, elle l’assure, « mon frère ne faisait pas partie de ce milieu. Ce n’était pas un dépravé, ni un alcoolique. » L’aînée de la famille en veut « autant à ceux qui n’ont pas prévenu les secours qu’à celui qui l’a laissé sur le carreau. Si ces gens avaient bougé, mon frère serait encore en vie », veut-elle croire.
Dès 6 heures, le matin, un retraité avait aperçu l’homme à terre. À défaut de s’approcher, il l’avait signalé à deux reprises au commerçant voisin. Celui-ci n’est venu qu’à 9 heures tapoter du pied la chaussure de la victime, laquelle aurait réagi. Il s’en est allé, sans prévenir les secours. Ce n’est que le troisième témoin qui a donné l’alerte. À l’arrivée des pompiers, après 10 heures, il était trop tard pour ranimer Lionel Marty.
Il y a des années, Lionel Marty avait réchappé à un grave accident de VTT. Il était tombé tête la première dans un fossé. « Des randonneurs l’ont vu. Ils ont prévenu les secours, ils lui ont sauvé la vie. Cette fois-ci, personne n’a fait de miracle pour lui. »

Le parquet d’Agen ouvrira aujourd’hui une information judiciaire pour meurtre. L’enquête de l’antenne agenaise du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse sera placée sous le contrôle d’un juge d’instruction afin de retrouver le meurtrier, et ses motivations…

D’après article Sud-Ouest

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One Response to Meurtre d’un homo à Agen

  1. cynthia marty says:

    c’est de mon oncle que vous parlez et moi je conè ses fréquentation..il ne devai pas allez a agen ce soir la il me la di donc jardin jayan ou non c du tracnar poin barre