Le transsexualisme n’est plus une pathologie mentale en France

Publiée le 3 avril 2010 | Par Michel Megnin | News

Depuis le 12 février 2010,  la France est devenue le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme une pathologie mentale.  Décision « historique » selon  Philippe Castel, porte-parole de l’Interassociative lesbienne gay bi et trans. Entre 40.000 et 60.000 personnes sont concernées, selon les estimations des associations, en l’absence de données officielles. «C’était quelque chose de très important et très attendu depuis la promesse» de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, faite le 16 mai 2009, à la veille de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, a poursuivi M. Castel.

Cette classification comme pathologie psychiatrique découlait de celle de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), toujours en vigueur (dénommé CIM 10 comme «classification internationale des maladies»).

«Il reste encore beaucoup de choses en suspens sur cette question et qui doivent être absolument traitées», a toutefois rappelé Philippe Castel citant notamment «la question du changement d’état civil».«Actuellement, la France oblige à subir une opération chirurgicale qui implique une stérilisation pour passer de M. à Mme ou l’inverse sur les papiers d’identité alors que la moitié, environ, des transsexuels ne souhaitent pas changer physiquement de sexe».

Le Comité IDAHO (Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie), qui «félicite» Mme Bachelot, entend également poursuivre son combat pour que l’OMS retire également le transsexualisme du CIM 10.

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