Le soleil et les régions au rendez-vous de la 15ème Existrans

Publiée le 19 octobre 2011 | Par Florence Bertocchio | EspaceTrans, News

Le 1er octobre dernier, plusieurs membres d’Arc-En-Ciel Toulouse ont participé à l’Existrans. Certain-e-s ont contribué à l’organisation, à titre personnel. Ils remarquent que, cette année, les différentes organisations et leurs représentant-e-s ont remarquablement su dépasser leurs clivage pour faire de cette marche une réussite et un modèle de solidarité. Une solidarité nationale autour de la question trans qui s’affirme en 2011 avec la présence de plusieurs associations de province avec qui nous entretenons des liens amicaux – Rainbow Brest, le CLGBT de Nantes,  l’association lyonnaise Chrysalide – que nous avons rejointes avec plaisir.

PARIS, 1 oct 2011 (AFP) – Plusieurs centaines de personnes ont pris part à Paris à la 15e marche d’Existrans pour dénoncer la « transphobie d’Etat », à l’égard des transsexuels et transgenres, et leur « stérilisation forcée » exigée pour changer d’état civil, a constaté une journaliste de l’AFP.

Partis de la place de la Bastille peu avant 15h00 derrière une banderole proclamant « Transphobie d’Etat : pathologisation, stérilisation, précarisation, exclusion », les manifestants – 470 selon la police, plus de 2.000 selon les organisateurs – ont défilé jusqu’à l’Hôtel de Ville pour dire « Stop à la stérilisation forcée pour avoir des papiers ».

« Depuis plus de 15 ans, pour modifier notre état civil, les tribunaux nous demandent purement et simplement d’être stériles. Pour l’Etat, nous sommes des monstres (…) qui n’ont pas le droit de se reproduire », a déclaré à l’AFP Sophie Lichten, porte-parole du Collectif Existrans, organisateur de la marche.

« La France continue de nous stigmatiser, en nous imposant un parcours psychiatrique de deux ans minimum pour pouvoir espérer démarrer un protocole médical (…) Le changement d’état civil prend trois ans minimum et coûte environ 3.000 euros », a-t-elle poursuivi.

Pour l’une des coorganisatrices de la marche, Camille Barré, « assez peu de choses ont changé (en quinze ans), si ce n’est une déclaration symbolique » du ministère de la Santé qui a accordé en mai 2010 une « dépsychiatrisation de principe qui ne change rien à la relation patient-médecin ».

« Le regard de la société a changé (…). Mais avoir des papiers d’un autre genre, ce serait une véritable avancée pour nous », a confié Sophie Lichten.

Les transsexuels et transgenres réclament également une « dépathologisation », alors que « la transidentité est toujours considérée comme une maladie mentale par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) ».

 

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