Après les procès d’Orléans et l’agression contre Bruno Wiel : « Pour un Plan National contre l’homophobie ! »

Publiée le 2 février 2011 | Par Frédéric Le Barzic | News

Mardi 1er février a été rendu le verdict dans l’affaire qui jugeait les agresseurs suite aux coups dont a été victime Etienne le 5 août 2007.

Les agresseurs qui avaient reconnu les faits de violence en réunion avaient adopté une ligne de défense qui niait le caractère homophobe de leurs actes suivis en cela par le Tribunal Correctionnel d’Orléans. L’argument majeur de la défense avait été que les agresseurs n’avaient proféré aucune insulte homophobe.

La Cour d’Appel d’Orléans en a jugé autrement, puisqu’elle a reconnu la circonstance aggravante d’homophobie. C’était tout l’objet de ce procès qui était de démontrer qu’une bande de jeunes hommes qui s’organisent pour agresser des homosexuels sur un lieu connu par eux comme étant un lieu de rencontres homosexuelles sont, de fait, dans une agression à caractère homophobe.

Cette décision va changer la jurisprudence et permettre une meilleure prise en compte des victimes d’agression homophobe.

Au soir du procès, Etienne tient à remercier tous ceux qui l’ont épaulé lors de ce combat contre l’homophobie : Maître Paladino, le président et toute l’équipe du GAGL, leur ancien président, ainsi que ses proches et tous les anonymes qui ont envoyé des messages de soutien.

Nous, militants, engagés dans la lutte contre l’homophobie, ne pouvons nous satisfaire du fait que des jeunes, tout juste sortis du système scolaire, en soient arrivés à commettre cette agression. Nous demandons solennellement que les décideurs politiques et l’Etat prennent leurs responsabilités dans la lutte contre les discriminations et notamment l’homophobie dès le plus jeune âge.

D’un point de vue plus général, le procès de l’agression de Bruno WIEL, la semaine dernière, montre bien le silence assourdissant du président de la République, toujours si prompt à réagir sur certaines situations horribles que peuvent vivre ses concitoyens, silence également du côté de la classe politique. Le crime homophobe serait donc destiné à être laissé dans le silence.

La Fédération des associations LGBT (Lesbiennes Gays Bisexuels Transgenres), dont AEC est adhérente, a lancé le weekend dernier, lors des Rencontres d’Orléans, une réflexion plus globale sur un « plan national de lutte contre l’homophobie » que nous proposerons aux candidats pour les présidentielles de 2012.

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