Vendredi 1er décembre : Journée Mondiale de Lutte contre le Sida

Déclaration de Paris, objectifs 90-90-90

(90% des personnes dépistées, 90% des personnes sous traitement, 90% des personnes avec une charge virale indétectable) :

Pour les atteindre, il faut prendre en compte toutes les problématiques liées au VIH-Sida.

 

Vaincre l’épidémie du VIH-Sida passe aujourd’hui par une communication autour des objectifs 90-90-90 mis en œuvre dans le cadre de la 20ième conférence mondiale contre le Sida à Melbourne et qui trouve son fondement dans la Déclaration de Paris de 2014.

 

Vaincre le VIH-Sida n’a jamais été aussi accessible. Désormais les personnes vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral avec une charge virale indétectable ne transmettent plus le virus. C’est un moyen de lutte visant à limiter fortement les contaminations au VIH-Sida, il faut le faire savoir.

Il faut donc un accès universel aux dépistages et aux traitements. De plus, un traitement préventif est disponible (PrEP), évitant les contaminations.

 

La communication autour de l’ensemble des outils de prévention combinée ainsi qu’à l’incitation au dépistage doit être poursuivie et renforcée mais elle doit être accompagnée de l’ensemble des moyens humains et financiers pour atteindre ces objectifs.

Il est à noter que l’Occitanie devient la 2ième région de France métropolitaine la plus contaminée.

 

De bonnes conditions de vie sont aussi un enjeu important de la lutte contre le VIH-Sida car elles permettent une meilleure qualité de vie pour toutes les personnes. Elles sont importantes à prendre en compte, car elles contribuent, dans le cadre de ces objectifs, à faire diminuer les contaminations.

 

Les LGBTQIphobies, la sérophobie, ainsi que toutes les lois répressives et à caractère discriminatoire, notamment concernant l’usage de produits psychoactifs, la pénalisation des clients dans le cadre du travail du sexe, doivent être combattues avec force.  Les  aspects sociaux, le respect des droits fondamentaux ainsi que la lutte contre toutes formes de discriminations manquent de visibilité et de communication auprès du public.

La guerre contre le VIH-Sida se gagnera également sur ces terrains-là.

 

Parce que le VIH-Sida est un enjeu politique, social et juridique au même titre qu’il est un enjeu de santé publique, l’implication et la place de la personne dans sa dimension communautaire et la réaffirmation des principes de Denver (« Rien pour nous, sans nous ») est également important et nécessaire pour tenter de gagner, peut-être, un jour, la guerre contre le Sida.

 

Les associations de lutte contre le VIH-Sida et les personnes concernées sont des acteurs-trices essentiels-les de cet objectif et elles devraient être libérées des contraintes budgétaires pour y parvenir : les financements publics doivent être à la hauteur des enjeux et des problématiques liées au VIH-Sida. Elles devraient avoir un budget nécessaire pour mener à bien leurs missions.

 

L’engagement contre le VIH-Sida doit être solidaire : l’unicité de tous les acteurs-trices de la lutte contre le VIH-Sida doit être une réalité et s’opposer aux stratégies économiques libérales des politiques sociales et de santé.

 

Venez nous rencontrer au village associatif

Vendredi 1er décembre de 10h à 18h

Sortie M° Jean Jaurès – Toulouse

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