Mardi 22 Mai : Table-ronde PMA pour toutes !

Nous vous donnons rendez-vous le mardi 22 mai à 20h à l’Auditorium de l’Espace Diversités Laïcité !

La procréation médicalement assistée (PMA), thème majeur des débats sur la révision des lois de bioéthique 2018, demeure un accompagnement médical interdit aux femmes célibataires ou homosexuelles en France.

Cette discrimination pousse nombre de femmes à s’expatrier pour fonder famille.

Mesdames, (futurs) parents, professionnels, bénévole… nous tous et toutes qui nous battons pour, ou nous interrogeons sur cette inégalité de traitement, prenons ce moment pour en parler ensemble.


Pour rappel :

Les Etats généraux de la bioéthique se sont ouverts en janvier dernier sur 6 mois de négociations voués à aboutir à un projet de loi en automne. La PMA constitue la question politiquement centrale de ces débats ; faut-il ouvrir l’accès de la procréation médicalement assistée (PMA), aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles, aux couples de femmes et aux femmes seules, sans oublier les personnes transgenres, comme nous le revendiquons depuis de nombreuses années ?

En France, des milliers de femmes ont déjà recours à la procréation avec don de gamètes à l’étranger. Des médecin·e·s ont admis publiquement orienter leurs patientes vers des cliniques étrangères, bien que ce soit interdit par la loi. Nous pensons qu’il est crucial de reconnaître l’existence et les droits des familles homoparentales et monoparentales. C’est pourquoi nous demandons l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, comme c’est le cas ailleurs en Europe.

Il ne s’agit pas d’une demande de “confort”, qui sortirait la PMA de son cadre médical. Les couples de femmes ainsi que les femmes célibataires ne peuvent procréer sans soutien médical, leur infertilité de fait est donc comparable à celle des couples hétérosexuels auxquels la PMA est aujourd’hui proposée. Surtout, comme l’a rappelé Jacques Toubon, Défenseur des droits, la législation actuelle institue une discrimination injustifiable, basée sur l’orientation sexuelle et/ou la situation conjugale, dans l’accès à des techniques médicales.
Ces discriminations portent un préjudice grave aux droits des femmes lesbiennes et célibataires à tenter de fonder une famille. Elles portent également préjudices aux enfants dont les mères ont eu recours à de telles techniques à l’étranger et nient l’existence pourtant bien réelles de telles familles sur le territoire français.

Aujourd’hui, même si le CCNE s’est déclaré en faveur de l’ouverture de la PMA en juin 2017 l’interdiction d’accès à la PMA pour les femmes non-hétérosexuelles reste l’outil de l’Etat pour favoriser certains schémas familiaux. Le Président Emmanuel Macron, quant à lui signale qu’il ne veut pas « brutaliser les consciences ». Or, religieux et groupes conservateurs s’opposent à l’ouverture de ce droit qui permettrait de réduire le recours à des pratiques dangereuses pour les femmes et leurs enfants : rapports sexuels non désirés avec un homme, achat de sperme en dehors des circuits légaux, insémination artisanale…

Nous avons décidé de laisser la possibilité de s’exprimer sur cette question aux parents, futurs parents, aux professionnel·le·s, aux bénévoles et à toutes les personnes qui se battent pour que l’égalité de traitement devienne effective en France !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *