Sport, stéréotypes de genre et lesbophobie.

Publiée le 14 octobre 2014 | Par | Visibilité Lesbienne

Sport et stéréotypes de genre.

Les mentalités sont encore très marquées par les stéréotypes qui contribuent à féminiser ou à masculiniser certains sports. Les sports dits masculins devraient exalter la force physique, les sports dits féminins seraient moins risqués et devraient célébrer la grâce ou la douceur naturelle de La femme. S’il ne s’agit pas de nier l’existence des particularités physiques chez l’un ou l’autre sexe. Il s’agit au contraire de les accepter et de prendre en compte ces différences, sans pour autant interdire ou décourager les femmes à pratiquer des sports « traditionnellement » masculins. Car aucun sport n’est, en théorie, interdit aux femmes pour des raisons physiques ou musculaires.

Les lesbiennes invisibilisées et discriminées.

Dans le sport comme dans la société, les lesbiennes sont invisibilisées. Peut de sportives font leur coming-out, et pour cause, le traitement médiatique que subissent celles qui affirment leur homosexualité n’encourage pas la parole des autres sportives. à la fin des années 90, Amélie Mauresmo a été la cible de clichés sur l’homosexualité féminine. Souvent la discrétion et le mensonge par omission paraissent préférables au rejet des autres, même pour les sportives de haut niveau. De plus, les publicités étant forcément hétérosexuelles, les sportives professionnelles lesbiennes perdent souvent leurs sponsors à la suite de leurs coming-outs. Au début des années 80, la joueuse de tennis Martina Navratilova a ainsi perdu la plupart de ses contrats publicitaires.

L’effacement de soi est donc souvent contraint.

D’une manière générale l’homosexualité transgresse les représentations hétéronormées et sexistes du ou de la sportive type. Pour ces raisons, l’homosexualité et la lutte contre les discriminations restent taboues dans le sport à haut niveau. Néanmoins le monde du sport, amateur cette-fois, abrite des associations engagées dans ce combat. à l’image des Dégommeuses, une association de footeuses non professionnelles qui fait la promotion du « sport féminin et l’utilisation du vecteur sportif dans la lutte contre les discriminations (en particulier liées au genre et à l’orientation sexuelle). » Cette association est à l’initiative en 2012 de « Foot-For-Love », un événement destiné à promouvoir la lutte contre les violences et discriminations à l’encontre des lesbiennes, par le sport. En soutenant des joueuses de foot Sud Africaines victimes d’odieux crimes de haine (meurtres, viols « correctifs »…) commis à l’encontre de femmes lesbiennes ou transgenre.

Stéréotypes de genre, machisme, lesbophobie dans le sport ; rendre ces discriminations VISIBLES, c’est aussi ça, LUTTER CONTRE LA LESPOBPHOBIE! 

 

Pour en savoir plus : (« Le Sport Féminin. Le sport, dernier bastion du sexisme? » Fabienne Broucaret, préface de Marie-Georges Buffet); (https://fr-fr.facebook.com/lesdegommeuses).

Christelle

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