Arc-en-Ciel Toulouse accueille la conférence-débat de l’Association Nationale Transgenre (ANT) : Le genre, ça existe… et ça concerne tout le monde !

Le droit à vivre son genre est une idée neuve en Europe !
Longtemps méprisées, réprimées, traitées de malades mentales ou de perverses, contraintes à la clandestinité, les personnes trans s’affirment depuis peu avec le soutien des gays et des lesbiennes, mais aussi de nombreuses personnes hétérosexuelles qui ne comprennent pas les discriminations encore imposées aux personnes trans par des institutions agissant au mépris de la loi. Pour les personnes trans dans leur diversité, les choses bougent, dans le bon sens, dans la société française. Très vite, même s’il reste encore beaucoup à faire contre les discriminations et pour l’égalité des droits.
Les trans ne protestent plus dans l’indifférence : on les entend, et on les écoutera bientôt !

Une conférence-débat pour réfléchir ensemble, pour échanger et pour agir !
« Ce sont ces questions très concrètes, mais aussi une réflexion plus générale sur la place des questions de genre dans les rapports entre hommes et femmes, et toutes celles que vous vous posez, que nous aborderons ensemble. » précise Stéphanie Nicot, porte-parole nationale de l’ANT et co-auteure de « Changer de sexe ».
Présente à Toulouse pour participer aux Rencontres nationales de la Fédération des centres et des associations LGBT, Stéphanie Nicot animera cette conférence-débat, le jeudi 2 février, 20h30, Salle municipale Ossète, Immeuble Duranti, 6 rue du Lieutenant-Colonel Pélissier (Métro Capitole).

Au-delà des questions concrètes que se posent les personnes trans, nous parlerons de l’identité de genre, qui ne concerne pas que les personnes trans, mais aussi les gays et les lesbiennes, et plus largement, au fond, toutes les femmes et tous les hommes.

C’est quoi l’identité de genre ? C’est quoi le sexe ? C’est quoi l’orienttaion sexuelle ? Ca se mixe comment au grand shaker de la vie ?

Venez en débattre avec nous !

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La commission Trans se réunit lundi 16 janvier à 20 h 30, à la CMS, 2 rue Malbec.

A l’ordre du jour : galette et brainstorming.

L’automne a vu se réaliser un travail d’élaborations (pour la plate-forme de droits d’AEC) et de participations à des événements (Existrans, STP, T-DOR).

La commission souhaite une expression libre, diversifiée, respectueuse des identités et des points de vue, afin de construire son agenda pour 2012 et imaginer ce que pourrait être son action au-delà.

Voici les 1ères dates 2012 des réunions de la commission TRANS d’AEC

lundi 16 janvier

lundi 13 février

La commission se réunira à la Communauté Municipale de Santé, 2 rue Malbec (1er étage) à 20 heures

 

 

Affiche d'HES en réponse à la campagne actuelle de Christine Boutin

Face à l’offensive d’associations catholiques relayées désormais par 80 députés et 113 sénateurs dont Alain Chatillon, sénateur-maire de Revel, de très nombreuses voix scientifiques, intellectuelles, militantes et politiques font connaître leurs inquiétudes et leurs réponses. Le site Mediapart et le journal Le Monde ont relayé ces appels.

Le 14 septembre dernier, 30 personnalités adressaient une lettre ouverte au Ministre de l’Education Nationale pour défendre publiquement la place de l’étude du genre dans les manuels scolaires. Parmi eux l’anthropologue Jérôme Courduriès, membre d’AEC, rappelait qu’aucun scientifique sérieux ne songerait aujourd’hui à faire reposer le caractère féminin ou masculin sur les seules données biologiques. «Il est grand temps [...] que l’information sur la sexualité tienne enfin compte de la diversité des sexualités et contribue ainsi, dans la lignée des efforts déjà entrepris, à dédramatiser l’expérience vécue de sexualités autres que strictement hétérosexuelles.»

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/140911/pourquoi-cacher-le-genre-monsieur-le-ministre

Aujourd’hui, Le Monde publie trois nouvelles contributions.

Face aux menaces annoncées par les adversaires des nouveaux manuels scolaires, un collectif comprenant Eric Fassin, Geneviève Fraisse, Françoise Héritier, Axel Kahn et Louis-Georges Tin, refuse d’inféoder la raison au pouvoir politique :

«Notre inquiétude ne porte pas seulement sur le genre, ou sur les sciences de la vie et de la Terre. Quel que soit notre domaine d’enseignement ou de recherche, il nous importe de rappeler ce qui devrait toujours être une évidence : ce n’est pas aux politiques d’imposer leur vérité au savoir. [...] Contre une droite populaire qui veut faire du Lyssenko à l’envers, en substituant à la biologie prolétarienne du stalinisme, qui niait l’hérédité, un biologisme national, qui naturalise au contraire la différence des sexes, nous revendiquons l’autonomie de la vie intellectuelle.»

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/16/defendons-les-etudes-de-genre-a-l-ecole_1573255_3232.html

Les personnes trans sont évidemment en première ligne. Florence Bertocchio signe, avec la gynécologue Odile Buisson et le sexologue Sylvain Mimoun, un appel aux parlementaires :

«Les nouveaux manuels de sciences de la vie et de la terre (SVT) ont raison d’indiquer que le genre ne suit pas systématiquement ce que les organes génitaux et les chromosomes indiquent. Débattre avec les personnes trans est une approche première de la connaissance de l’autre et donc de la connaissance de soi. Entendre et tâcher de comprendre ce qu’elles nous disent en est une seconde. Que les représentants de la Nation ne demeurent pas crispés sur des préjugés, qu’ils sachent fuir les clichés et qu’ils acceptent de débattre avec les personnes trans. C’est une façon nécessaire et utile de faire vivre la philosophie des lumières dans la France d’aujourd’hui.»

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/16/le-mauvais-genre_1572942_3232.html

Enfin, des responsables d’HES et députéEs PS  dont Catherine Lemorton pour la Haute-Garonne rappellent les injustices vécues et dénoncent un déni de la réalité. Ils annoncent au sein du groupe PS  l’élaboration d’une proposition de loi qui, «en application de la résolution 1728 du Conseil de l’Europe, encadre les conditions de rectification de l’état civil indépendamment des soins médicaux et donc sans obligation de stérilité.»

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/16/genre-derriere-la-theorie-des-vies-et-des-injustices_1572929_3232.html

 

Pour la première fois en France, samedi 4 juin, deux femmes se sont unies à la mairie de Nancy. La FÉDÉRATION LGBT et Arc en Ciel Toulouse ont la joie d’annoncer ce mariage, unique à plus d’un titre, puisque Stéphanie, l’une des membres du Conseil d’administration de la Fédération dont fait aussi partie AEC, s’est unie à Élise, sa compagne, à la mairie de Nancy, en présence de leurs familles et amis.
L’ensemble des membres du Conseil d’administration et les adhérents de la FÉDÉRATION LGBT adressent à Élise et à Stéphanie, nos deux amies, leurs félicitations et tous leurs vœux de bonheur.
La FÉDÉRATION LGBT et AEC Toulouse sont touchées du fait qu’il s’agisse d’un mariage d’amour et peut témoigner que cette union est basée sur un projet de vie commune et de construction humaine volontaire malgré les discriminations et interdits étatiques.

Être discriminée pour pouvoir se marier
Élise et Stéphanie vont donc se marier demain à Nancy alors même que le mariage n’est habituellement pas légal entre deux personnes de même sexe.
Ce mariage de deux lesbiennes ne sera possible que parce que l’État refuse son changement d’état civil à Stéphanie, qui est une femme transgenre, puisqu’elle a refusé, en première instance et en appel, de se soumettre à l’exigence étatique de prouver sa stérilisation.

Avec ce mariage à Nancy, l’État se retrouve devant ses contradictions, refusant le changement d’état civil d’une femme transgenre, contraignant Stéphanie à se marier samedi sur la base de son état civil masculin actuel, alors qu’elle est une femme sociale reconnue par tous. Quoi que décide Stéphanie, la discrimination imposée par l’État est de toute façon son vécu.

C’est pour toutes ces raisons que la FÉDÉRATION LGBT note que ce mariage d’amour prend une dimension militante en raison des discriminations volontairement imposées aux futures épouses par l’État français, au mépris des plus élémentaires droits humains. Alors même qu’Élise, non concernée personnellement par la question transgenre, va devoir supporter ces discriminations et leurs conséquences quotidiennes.

Changement d’état civil libre et gratuit des personnes transidentitaires et ouverture du mariage aux couples de même sexe vont de pair
La FÉDÉRATION LGBT, qui connaît bien Élise et Stéphanie, partage à la fois leur bonheur mais aussi leur indignation de ce vécu discriminatoire au quotidien.
La FÉDÉRATION LGBT rappelle d’ailleurs qu’elle est la première association nationale LGBT a s’être prononcée pour l’application par la France de la résolution 1728, votée le 29 avril 2010, par le Conseil de l’Europe.

Cette résolution 1728 stipule, en son alinéa 16.11.2, la garantie par les États membres, dans leur législation et leur pratique, du droit des personnes transgenres à obtenir « des documents officiels reflétant l’identité de genre choisie, sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d’autres procédures médicales comme une opération de conversion sexuelle ou une thérapie hormonale ».

La FÉDÉRATION LGBT se réjouit que la France ait voté cette résolution à l’unanimité de ses représentants, et exige désormais que l’État français l’applique aux personnes transidentitaires, en cohérence avec son vote, en abandonnant une jurisprudence discriminatoire. En Europe cela est possible. L’Allemagne vient d’abandonner l’exigence de stérilisation, pourquoi pas la France ?

L’égalité des droits pour tous les citoyens, dont celui d’avoir des papiers d’identité en conformité avec son identité sociale, passe par ce changement d’état civil libre et gratuit pour les personnes transidentitaires ainsi que par l’ouverture du mariage, laïc et républicain, aux couples de même sexe.

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Répondant à l’invitation d’Arc-En-Ciel Toulouse et de la librairie Terra Nova, Delphine Philbert présentera son ouvrage : « Devenir celle que je suis ». Mercredi 8 juin, à partir de 19 heures,  au 18 rue Gambetta.

Ecouter son interview sur France Inter (mai 2011) :

 

Dans le cadre du magazine de Carole Gaessler « Le monde en face », le documentaire de Serge Moati, « Mes questions sur les Trans » sera diffusé sur FRANCE 5 le mardi 17 mai à 20 heures 30.

Le Tribunal constitutionnel allemand vient de déclarer contraires à la constitution les dispositions d’une loi de 1981 sur la transsexualité qui prévoyait explicitement l’obligation de stérilité pour les personnes transidentitaires demandant un changement d’état civil. Ces mesures sont désormais jugées « incompatibles avec la dignité humaine et le droit à l’intégrité physique » Cette décision entre en vigueur immédiatement. C’est une première victoire du mouvement transidentitaire allemand.

A la différence de l’Allemagne, les conditions demandées aux trans’ en France pour changer d’état civil ne résultent pas d’une loi spécifique mais de la jurisprudence des tribunaux. Sous la pression des recommandations européennes issues du rapport Hammarberg, l’Etat français a publié au journal officiel le 25 mars 2010 le texte suivant, qui devrait conduire les tribunaux à plus de souplesse : « Le principe du respect dû à la vie privée justifie que l’état civil indique le sexe dont la personne a l’apparence. Il ressort de cette jurisprudence qu’il appartient aux tribunaux d’apprécier au cas par cas les demandes de changement de sexe, au regard du caractère irréversible de celui-ci.

L’opération de réassignation sexuelle ne doit pas être systématiquement exigée dès lors que le demandeur apporte la preuve qu’il a suivi des traitements médico-chirurgicaux (hormonothérapie, chirurgie plastique…) ayant pour effet de rendre irréversible le changement de sexe et de lui conférer une apparence physique et un comportement social correspondant au sexe qu’il revendique ». Or les traitements médico-chirugicaux requis peuvent entrainer la stérilité de la personne, même si celle-ci n’est pas explicitement exigée. D’autre part, les tribunaux semblent continuer, dans des affaires récentes, à se montrer très exigeants sur la transformation physique de la personne.

On est donc encore malheureusement très loin, en France, du droit à choisir librement son genre, revendiqué par les associations transgenres.

(sources : article de »La lettre de Caphi » du 28 janvier 2011 et communiqué de presse de l’association Trans’Aide du 9 février 2011)

 

La ministre de la justice a indiqué ne plus faire de la réassignation sexuelle une condition du changement d’état civil en réponse à une question écrite du sénateur PS Roger Madec sur « la reconnaissance de la sexuation des personnes transgenres ».

Jusqu’ici, à la demande des procureurs de la République, la France exigeait, pour toute modification de l’état civil d’une personne transgenre, la preuve, soit par expertise génitale, soit par certificat opératoire, d’une ablation des organes reproducteurs (castration chirurgicale ou ablation de l’utérus et des ovaires, selon le sexe d’origine).

Cette situation, qui perdure depuis l’arrêt de la Cour de Cassation du 11 décembre 1992, a été explicitement condamnée, en 2009, par le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, qui demandait, via ses douze recommandations aux pays membres de l’Union européenne, que le changement d’état civil ne soit plus légalement subordonné à l’obligation de stérilisation ou à tout autre traitement médical.

Le 31 mars 2010, reprenant largement ses propositions, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a émis une recommandation aux États membres visant à combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ; cette recommandation, contrairement aux précédentes, exclusivement consacrées aux personnes transsexuelles, mentionne explicitement les personnes transgenres.

Nettement moins avancée, la réponse de la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, publiée au Journal Officiel du 25/03/2010, est néanmoins sans ambiguïté  : « Le principe du respect dû à la vie privée justifie que l’état civil indique le sexe dont la personne a l’apparence. Il ressort de cette jurisprudence qu’il appartient aux tribunaux d’apprécier au cas par cas les demandes de changement de sexe, au regard du caractère irréversible de celui-ci. L’opération de réassignation sexuelle ne doit pas être systématiquement exigée dès lors que le demandeur apporte la preuve qu’il a suivi des traitements médico- chirurgicaux (hormonothérapie, chirurgie plastique…) ayant pour effet de rendre irréversible le changement de sexe et de lui conférer une apparence physique et un comportement social correspondant au sexe qu’il revendique« , écrit-elle.

Or les traitements médico-chirugicaux requis peuvent entrainer la stérilité de la personne. On remarque qu’en fait ce n’est pas la stérilisation qui est en jeu, mais le caractère irréversible et crédible du changement de sexe. Cette condition reste exigée, ce qui est encore loin du droit à choisir librement son genre, revendiqué par les associations transgenres.

Anne-Gaelle , GEST (Groupe d’Etude ur la transidentité)

www.transidentite.fr

(sources : E-llico, 06/04/2010 et blog de Caphi http://caphi.over-blog.fr)

L’association La Luna Loca organise une soirée de soutien à La Lady Fest vendredi 2 avril, dès 20h, dans ses locaux situés 9bis, chemin Prat Long à Toulouse. Cette soirée exceptionnelle proposera des repas (couscous à 3 et 5euros) et accueillera jusqu’à 2 heures du mat les DJ robomajic (women music ), DJ panda (musique bagarreuse), DJ velouté (hip hop et électro de meufs) et Alice boring (oldies 50 et 60).

Selon ses organisatrices, « Lady Fest Toulouse » est un festival féministe, à but non lucratif, DYC, antiraciste et anti-capitaliste. « Nous avons souhaité que les ateliers soient non-mixtes (cad ouverts aux femmes, gouines, trans) afin de ménager des moments de libre expression. Les concerts et soirées, en revanche , seront en mixité ».

Plus dinfo sur http://ladyfesttoulouse.free.fr/

Rappelons que l »association La luna Loca est un espace de rencontres, d’échanges et d’expressions pour les femmes dans un esprit de convivialité et de respect. C’est aussi un lieu ouvert aux autres associations (réunions, informations, soirées à thèmes, soirées de soutien… ainsi qu’à tout projet artistique, culturel…, à titre individuel ou collectif. Le lieu est ouvert le jeudi 19h30-minuit, non mixte, le vendredi 20h-2h, mixte, le samedi 22h-3h, non mixte et pendant l’été le dimanche 19h-minuit, mixte. Carte d’adhésion : 3e. Adresse : 9 bis, chemin prat long 31200 TOULOUSE.

Site: http://www.lalunaloca.fr et infos tel : 06 24 79 14 31

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