Jérôme Courduries, un des participants à cette journée d’étude

JOURNÉES D’ÉTUDE

Rencontres internationales « Genre et parenté dans les sociétés contemporaines »

organisées par le LISST-Cas, à l’Université Toulouse 2-Le Mirail dans le cadre de l’action CAPES-COFECUB n°Sh 692/10 « Genre, Sexualité, parenté. 2010-2013″

1er décembre – Les relations familiales à l’épreuve de l’homosexualité

  • Université Toulouse 2-Le Mirail, salle du château

Programme (télécharger le programme en pdf) :

9h : Introduction

Agnès Fine (EHESS, LISST, Toulouse) et Jérôme Courduriès (Centre Norbert Elias, Marseille, LISST, Toulouse)

9h15-11h : Être homosexuel-le en famille

Présidence de séance : Laurence Hérault (Université de Provence, IDEMEC)

Des relations familiales à l’épreuve du pacs

Wilfried Rault (INED, Paris)

Les liens de famille des homosexuels espagnols

José Ignacio Pichardo Galan (Université Complutense, Madrid)

11h15-13h: Homoparentalité et relations familiales 1

Présidence de séance : Miriam Pillar Grossi (Université Fédérale Santa Catarina, Florianopolis, Brésil)

Coming out, projet parental et relations familiales

Martine Gross (Centre d’Etudes interuniversitaire des Faits Religieux, Paris)

La naissance d’un enfant comme source de transformation des relations familiales : le cas des coparentalités gaies et lesbiennes

Cathy Herbrand (FNRS/ULB à Bruxelles, Visiting Fellow à London School of Economics and Political Science) :

14h30-16h15 : Homoparentalité et relations familiales 2

Présidence de séance : Simone Avila (Université Fédérale Santa Catarina, Florianopolis, Brésil)

Homoparentalité féminine et relations familiales

Virginie Descoutures (Université de Galatasaray, Istanbul)

Alternative households within conventional families

Margarida Moz (ISTC, Lisbonne)

16h15-17h : Discussion générale

 

Mercredi 26 octobre, à l’Assemblée Nationale, Madame Valérie Pécresse a opposé une fin de non-recevoir à l’extension du droit à la pension de réversion pour les couples pacsés. SOS homophobie est, une fois encore, stupéfaite devant l’attitude des représentants du gouvernement à l’égard des discriminations dont sont victimes les personnes LGBT. Demandé par les associations depuis de nombreuses années, promis par le candidat Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle en 2007, pleinement soutenu par le Défenseur des Droits, ce droit doit permettre, au sein d’une union, au/à la conjoint-e survivant-e de toucher une partie de la retraite du conjoint-e décédé-e. Il existe pour les marié-e-s, pas pour les pacsé-e-s.

Or Madame Pécresse n’est pas sans ignorer que le mariage n’est ouvert qu’aux couples de sexe opposé. Les couples de même sexe, eux, n’ont qu’un seul moyen de faire reconnaître leur union civilement : le PaCS. Ainsi, le gouvernement souligne les discriminations, déjà nombreuses, qui existent entre les couples hétérosexuels et les couples homosexuels. Il rappelle notamment qu’un couple hétérosexuel bénéficie de plus de protections qu’un couple homosexuel. Et sur quoi, si ce n’est sur une vision passéiste et dogmatique de la « famille durable », repose cette distinction entre les couples ?

Madame Pécresse a insisté sur le fait que ce n’était pas le coût de la mesure qui était en jeu, mais bien des « raisons de principe » : le PaCS donne moins de devoirs, donc moins de droits. En refusant d’accorder la pension de réversion aux couples pacsés, et donc en distinguant très clairement les droits et les devoirs que les différents types d’union permettent, le gouvernement rappelle que les couples homosexuels sont lésés face à la loi et dans leur vie quotidienne en France.

Une fois de plus, l’attitude discriminatoire du gouvernement souligne l’urgence d’ouvrir le mariage à tous les couples. Et SOS homophobie souhaite rappeler à Madame Pécresse que, derrière les « raisons de principe », il y a les vies de milliers de couples de femmes et de couples d’hommes qui attendent qu’un jour, enfin, ils et elles cessent d’être considéré-e-s comme des citoyen-ne-s de seconde zone.

Communiqué de Presse de SOS Homophobie

PACS 2010 : un bilan statistique

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fév 082011

7 nov 2008 : 1ère cérémonie au Capitole avec Pierre Cohen, E Cabanis/AFP

Un million de personnes étaient pacsées en France métropolitaine au 1er janvier 2010 et « seulement » 6% d’entre elles formaient un couple de même sexe (chiffres de 2009), selon une étude de l’Insee rendue publique mardi 8 février 2011.

Le nombre des personnes pacsées est passé de 32.000 au 1er janvier 2004 à un million au 1er janvier 2010.

Toutefois, relève l’Insee, « malgré une très forte progression, le nombre des pacsés reste faible au regard de celui des personnes mariées ou en union libre ».

Créé en 1999, le Pacte civil de solidarité (Pacs) a d’abord été utilisé par les homosexuel(le)s : 42% des 22.500 couples pacsés en 2000. Beaucoup de ces pactes ont ensuite été dissous et au 1er janvier 2004, seulement 5.000 personnes étaient pacsées avec une personne du même sexe.

Le nombre des couples pacsés de même sexe atteignait 60.000 au 1er janvier 2010, selon une estimation. L’explosion du nombre de Pacs entre personnes de sexes différents fait que les personnes pacsées de même sexe ne représentent plus que 6% de l’ensemble, note l’Institut.

En 2010, 195.000 Pacs ont été conclus pour 249.000 mariages célébrés, avait annoncé l’Insee dans une autre étude publiée en janvier, en constatant que l’écart avec le mariage (3 pacs pour 4 mariages) continue de se resserrer entre ces deux types d’union.

L’étude de l’Insee montre qu’au 1er janvier 2009, 3% seulement de la tranche d’âge 18-39 ans était pacsée. Sur 100 personnes de 27 ans, 7 étaient pacsées, 22 mariées, 69,5 célibataires et 1,5 divorcée.

Presque la moitié des pacsés (46%) vivent sans enfant, soit trois plus que les mariés, contre 67% des célibataires. Et quand ils en ont, ils se limitent à un seul enfant dans 62% des cas contre 29% des mariés, 59% des célibataires et 40% des divorcés. Le nombre moyen d’enfants est de 1,4 par couple pacsé contre 2 pour les mariés, 1,6 pour les célibataires et 1,9 pour les divorcés.

Les couples de personnes de nationalités différentes sont rares (96% des pacs sont exclusivement entre Français de naissance). Si le pacte civil permet l’obtention d’un titre de séjour*, il ne donne pas au conjoint d’un Français le droit de demander la nationalité française.

Les pacsés sont plus souvent cadres (26%) et diplômés du supérieur (trois sur cinq). Leur niveau de vie médian atteint 24.000 euros contre 20.000 euros pour les mariés et 19.000 euros pour les concubins. Les revenus des conjoints sont aussi plus homogènes car il y a « homogamie sociale » (couples du même groupe social), affirme l’Insee.

Enfin, les pacsés sont répartis de manière assez uniforme sur tout le territoire – à l’exception de la Corse, région où l’on recourt le moins à ce dispositif.

Source : AFP

* Dans des conditions très inégalitaires et qui restent beaucoup trop dépendantes du bon vouloir des préfectures, cependant.

Arc-en-Ciel Toulouse salue la décision « inoubliable », du juge fédéral Vaughn Walker qui a estimé que l’interdiction du mariage homosexuel en Californie, entérinée par référendum en 2008, était « anticonstitutionnelle ». Un couple de lesbiennes avait alors contesté la « proposition 8″, qui stipulait dans la Constitution de cet Etat que « seul le mariage entre un homme et une femme est valide et reconnu ». C’est la 1re fois qu’un tribunal fédéral rend un jugement sur la question du mariage de même sexe.

« La proposition 8 est inconstitutionnelle… pour l’instant », tempère toutefois Mother Jones. Ce jugement n’est qu’une étape et devrait faire l’objet de nombreux appels, avant de finir à la Cour suprême. Sur cette question, « La Cour [suprême] est très divisée sur les grandes questions sociales », analyse CBS. « La décision [de M. Walker] va au-delà de la proposition 8, et ce précédent important devrait peser sur les démarches d’appel », prévient Truthout. « Comme ils l’ont fait pour l’égalité raciale lors des précédentes décennies, le moment est venu pour les tribunaux fédéraux de donner pleine égalité à des millions de gays et de lesbiennes », conclut le NYT.

Attendons la suite de cet épisode juridique, mais saluons le courage… Espérons que la France aura vu l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe avant la fin de la procédure californienne.Notre mot d’ordre est toujours plus d’actualité :

2010 : La France en retard !
Mariage – Parentalité
Agissons !!

La préfecture de Haute Garonne refuse de délivrer une carte de séjour à un étranger pacsé depuis un an avec un homosexuel. Il s’appelle Aabed. Il est arrivé en France, à Toulouse, en 2006 pour ses études. Il y a rencontré son compagnon avec qui il s’est pacsé en 2008. Pourtant lorsqu’il a fait les démarches auprès de la Préfecture de Haute Garonne pour obtenir un permis de séjour, ce dernier lui a été refusé.

Une pétition a été lancée pour soutenir Aabed et son compagnon. Lors du Conseil d’Administration du 1er Mars 2010, le bureau d’Arc en Ciel a décidé de signer cette pétition en tant qu’association. Mais il est possible à chacun d’apporter son soutien à titre personnel en allant sur ce site.

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