Le docteur Jean-Pierre Calot : une procédure de suspension par l'EFS est en cours

 

Samedi 21 janvier dernier, lors de la journée « Sang pour tous » organisée Place du Capitole à Toulouse, dans un entretien aux journalistes du site web Carré d’Info,  le docteur Jean-Pierre Calot, chef de service de l’Etablissement Français du Sang Pyrénées-Méditerranée, a tenté de justifier l’exclusion à vie qui frappe actuellement en France les donneurs de sang homosexuels.

AEC Toulouse et les associations co-signataires de ce texte s’indignent des propos qui ont été tenus à cette occasion par monsieur Calot et interpelle publiquement les responsables nationaux de l’EFS et de l’INVS au moment où des avancées importantes ont lieu dans la perspective de réintégrer les donneurs homosexuels*.

Selon monsieur Calot, l’EFS n’aurait pas besoin des personnes homosexuelles car leur exclusion à vie « ne fait pas perdre beaucoup de dons et ça sécurise pour le receveur ». A la discrimination ressentie à cause de l’exclusion s’ajoute ainsi la stigmatisation d’être inutile. Les personnes homosexuelles apprécieront et les receveurs de sang en attente également.

D’autre part, pour expliquer que les personnes homosexuelles sont plus touchées que les autres par l’épidémie du VIH, comment peut-on encore prétendre que « le vagin est fait pour les relations sexuelles, et pas l’anus » ? Quelle représentation de notre sexualité et de la société ce médecin transfuseur généraliste révèle-t-il quand il parle de « l’homme normal (sic), marié, père de famille, et qui va de temps en temps avoir un rapport avec un travesti. Celui-là, il n’a pas l’impression d’être homosexuel parce qu’il a un rapport avec un travesti. L’homosexuel, le vrai, il ne va pas avoir un rapport avec un travesti parce qu’il n’aime pas les femmes, alors il aime encore moins les ersatz de femmes (re-sic!) » ?

AEC Toulouse interroge publiquement l’EFS et l’INVS sur l’opportunité de polluer le discours médical par des considérations qui distillent insidieusement le soupçon de l’homophobie et de la transphobie. En effet, le docteur Calot devrait savoir que l’homophobie et la transphobie sont des obstacles majeurs au bon fonctionnement d’un circuit transfusionnel incapable par ailleurs de faire respecter une exclusion à vie qui n’a plus lieu d’être. Comment, en effet, face à des médecins tenant des discours de cette nature, un donneur de sang peut-il répondre avec sincérité et sans crainte d’être jugé non seulement au questionnaire écrit mais surtout à l’entretien qui précède l’acte de donner son sang ?

Monsieur Calot a par ailleurs indiqué que « les associations nationales » avec lesquelles travaillait l’EFS étaient « totalement d’accord avec l’exclusion actuelle des donneurs homosexuels ». AEC Toulouse lui demande de mentionner publiquement le nom de ces associations.

AEC Toulouse rappelle à cette occasion qu’elle ne s’est jamais prononcée en faveur de cette exclusion à vie et qu’en date de son conseil d’administration du 9 janvier 2012, elle s’est prononcée en faveur de la réintégration des donneurs homosexuels.

AEC Toulouse

Communiqué de presse co-signé par Actup Sud-Ouest, l’Autre Cercle, David & Jonathan, Extra Muros, le collectif Homodonneur, le collectif Tous Receveurs Tous Donneurs, et Pourquoi Sang Priver et l’association Les Elus Locaux Contre le Sida.

*Voir J. Pillonel et C. Semaille « Accès au don du sang des hommes ayant des relations  avec des hommes et impact sur le risque transfusionnel»  in Transfusion clinique et biologique, 2 avril 2011, pp 151-57

Vient de paraître :

« Délinquance juvénile et discrimination sexuelle, comprendre, prévenir et lutter contre le sexisme et l’homophobie à l’adolescence »

Par Sébastien Carpentier

http://www.buenosbooks.fr/delinquance.html

« Dans une société où depuis des millénaires, le pôle masculin de la psyché domine et écrase le féminin, assumer ce dernier fait forcément peur. A l’adolescence, moment fragile de formation de la personnalité, cette peur du féminin est tellement amplifiée qu’elle pousse parfois les adolescents à des actes de délinquance sexiste et homophobe. Les statistiques sur la violence scolaire montrent qu’elle est un phénomène sexué. La ségrégation sexuelle qui règne dans les quartiers sensibles est le reflet grossi de notre société où l’adolescent à la fois gay et homophobe est l’archétype de cette adolescence apeurée.

Pour mieux comprendre ce phénomène et trouver des solutions pour prévenir cette délinquance, l’auteur vous propose de mieux saisir ce type de déviance à travers une présentation commentée des différentes données psychologiques, psychiatriques, psychanalytiques, sociologiques et philosophiques. Il envisage des solutions juridiques au plan national, européen et international et apporte un éclairage nouveau et très documenté sur ce sujet de grande actualité et pourtant encore très peu pris en considération par les pouvoirs publics.

Cet ouvrage est destiné aux étudiants et professionnels du droit pénal, mais aussi aux victimes de cette délinquance qui souhaiteraient connaître les moyens de se défendre. Parce qu’essayer de comprendre les agissements de son agresseur peut servir à se rassurer et renforcer l’estime de soi, ainsi montrer que celui qui est le plus terrifié, ce n’est pas forcément celui que l’on croit. Il est un bon outil pour les associations et les personnes qui viennent en aide aux personnes atteintes par ce phénomène. Les professionnels de l’éducation, dans toute leur diversité, et les intervenants sociaux y trouveront également des éléments de réponse face à leurs jeunes interlocuteurs ».

Sébastien Carpentier est  diplômé de l’Université Paris II, Panthéon-Assas en Criminologie et de l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne en Philosophie.

 

 

Notre ami Jean Michel Pugnière va soutenir cette semaine sa thèse sur l’influence de l’homophobie et de la victimation homophobe en milieu scolaire.

Mercredi 2 novembre à 15h à la Maison de la recherche, Université de Toulouse 2 le Mirail (salle D28 D29).

La soutenance sera publique…

Orientation sexuelle : facteur de suicide et de conduites à risque chez les adolescent-e-s et les jeunes adultes ? L’influence de l’homophobie et de la victimation homophobe en milieu scolaire
Thèse en vue de l’obtention du Doctorat de Psychologie, soutenue par Jean-Michel PUGNIERE

sous la direction de :

Chantal ZAOUCHE-GAUDRON, Professeure de Psychologie, Université de Toulouse le Mirail

Sylvie BOURDET-LOUBERE, Maître de Conférences en Psychologie, Université de Toulouse le Mirail

Composition du Jury :

Line CHAMBERLAND, Professeure en Psychologie, Université de Québec

Nicolas FAVEZ, Professeur en Psychologie, Université de Genêve

Jean-Philippe RAYNAUD, Professeur de Psychiatrie, Chef de Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Ado, CHU de Toulouse

Benoit SCHNEIDER, Professeur de Psychologie, Université de Nancy

le 2 novembre à 15h à la Maison de la recherche, Université de Toulouse 2 le Mirail (salle D28 D29)

Présentation des résultats d’une recherche  auprès de 920 jeunes de 18-24 ans. Cette recherche quantitative apporte notamment certaines données jusque-là indisponibles en France au sujet de l’homophobie en milieu scolaire et de ses conséquences chez les adolescents et les jeunes.

 


Le 29 avril dernier, Provence Alpes-Côte d’Azur a été la première région française à adopter une motion visant à lutter spécifiquement contre l’homophobie. Un signal fort en direction de toutes les associations qui ont besoin de soutien sur le terrain, obtenu grâce au travail coordonné entre les élus Europe Écologie – Les Verts et les équipes de SOS homophobie – délégation PACA.

La Région était déjà engagée contre les discriminations, mais aucun texte ne prévoyait spécifiquement d’apporter des moyens dédiés à la lutte contre l’homophobie. C’est pour cette raison que le texte est très concret : il engage le conseil régional pour améliorer « la prévention, la sensibilisation et l’explication, en direction des publics «sensibles»”, les jeunes en particulier », pour « soutenir les initiatives des associations », pour « mener avec le mouvement sportif des actions de prévention contre toute forme de discrimination » et enfin pour « encourager les proviseurs des lycées et l’ensemble du corps éducatif à soutenir les initiatives de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie, priorité également déclarée du Ministère de l’Education nationale. »

Aujourd’hui, SOS homophobie a un allié de poids, en PACA, pour lutter plus efficacement encore contre l’homophobie. L’association va désormais rencontrer les responsables des services concernés, pour mettre en oeuvre les actions concrètes pour la rentrée 2011. Les multiples délégations régionales que compte l’association vont également travailler pour que des motions similaires soient votées dans d’autres conseils régionaux.

SOS Homophobie

 

juin 112011

« Le risque suicidaire chez les jeunes issus de minorités sexuelles » est un texte paru dans le programme du Festival des Fiertés LGBT 2011. Il est illustré par deux dessins inédits de Mikl Mayer, l’auteur de la BD « Les D’jeunes », spécialement réalisés pour AEC . De très nombreuses enquêtes statistiques en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Océanie mettent en évidence un risque plus élevé de suicide pour les jeunes homo-bisexuel.le.s.. L’homophobie touche une part non négligeable des jeunes, puisqu’elle concerne potentiellement les jeunes qui ont une attirance pour des personnes du même sexe (6% des jeunes de 15 à 18 ans), mais aussi les garçons et filles qui ne se conforment pas aux modèles masculin et féminin dominants et qui de ce fait sont assimilés à des homosexuel-le-s. L’homophobie peut se manifester par des violences verbales et physiques dont bien des témoignages se font l’écho, mais elle peut aussi être simplement intériorisée. Elle mène alors, comme l’ont notamment montré Eric Verdier et Jean-Marie Firdion, à une « dévalorisation de soi », qui va de pair avec un sentiment profond de honte et de haine d’être soi, et à une « perte de confiance dans l’avenir », que seul le soutien des proches et des adultes peut aider à surmonter. Au-delà des causes psychologiques individuelles, l’explication des tentatives de suicide accomplies ou non par ces jeunes, réside aussi dans le caractère très normatif, en terme de genre et de sexualité, de notre culture  et à l’homophobie encore très présente dans nos sociétés.

En conflit avec leur perception d’eux-mêmes et en l’absence de modèles positifs et diversifiés auxquels ils pourraient se référer, certain-e-s jeunes gays, lesbiennes, bisexuel-le-s ou transsexuel-le-s mettent en place des stratégies pour échapper à l’ “anormalité”, depuis le choix de se cacher derrière le masque de l’hétérosexualité, jusqu’à celui, extrême, de se supprimer. Il est urgent que nos sociétés réfléchissent aux manières de lutter contre le mal-être des jeunes victimes de l’homophobie ambiante, par exemple en favorisant la diversification des modèles positifs que l’on offre aux jeunes et la mise en oeuvre d’actions de pédagogie et d’éducation ambitieuses en matière de lutte contre l’homophobie et le sexisme. Le projet américain It’s get better qui met en scène des personnalités homos ou non dans des videos largement diffusées dans le but de dédramatiser l’homosexualité en est un exemple. Mais ce genre d’initiatives associatives et militantes ne doivent pas faire oublier que l’Etat et les collectivités doivent aussi s’engager.

Jerome C.

Pour en savoir plus : H. Lagrange, B. Lhomond (dir.), 1997, L’entrée dans la sexualité. Le comportement des jeunes dans le contexte du sida, Editions La Découverte.F. Beck, J.-M. Firdion, S. Legleye, M.-A. Schiltz, 2010, Les minorités sexuelles face au risque suicidaire. Acquis des sciences sociales et perspectives, INPES, coll. Santé en action (disponible sur simple demande au CODES). E. Verdier, J.-M. Firdion, 2003, Homosexualités et suicide. Etudes, témoignages et analyse: les jeunes face à l’homophobie, H&O éditions.

ARC-EN-CIEL TOULOUSE condamne vivement les propos inacceptables de Brigitte Barèges

L’Assemblée nationale a inscrit à l’ordre du jour de sa séance du 9 juin prochain une proposition de loi du groupe SRC*, visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Si plusieurs textes ont déjà été déposés par chacun des groupes de l’opposition, c’est la première fois que l’ouverture du mariage fera l’objet d’un débat en séance.

Ce mercredi 25 mai, la proposition de loi était débattue au sein de la commission des lois.

Nous avons appris par l’AFP que Brigitte Barèges, députée UMP, s’est illustrée, lors des débats d’hier en commission des lois, par des propos choquants et d’un autre âge. La députée a comparé, entre autres, l’union de deux personnes de même sexe à la zoophilie : « et pourquoi pas l’union avec des animaux ? ou la polygamie ? ». Alors que nous n’avons de cesse de combattre tous les jours les amalgames et les préjugés dont sont la cible les personnes LGBT, Arc-en-Ciel Toulouse condamne très fermement ces propos qui tendent à banaliser l’homophobie et attend des excuses de la part de la députée. D’autre part, Arc-en-Ciel Toulouse attend de la part du président de l’Assemblée nationale toute la fermeté nécessaire, le respect des citoyennes et citoyens, le respect de l’article 1 de la constitution qui précise l’égalité des citoyens, pour éviter que de tels dérapages se reproduisent lors du débat en séance publique.

Mettre fin à une discriminations entre les couples

Avec l’adoption du pacs en 1999, la France comptait parmi les pays les plus avancés pour les droits des personnes LGBT. Aujourd’hui en 2011, en réservant le mariage aux couples hétérosexuels, la France fait mentir sa devise républicaine. A l’inverse, l’Afrique du sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, l’Espagne, Mexico, la Norvège, le Portugal, les Pays-Bas, la Suède et plusieurs états américains ont montré l’exemple en ouvrant le mariage aux couples de même sexe.

A trois semaines de la Marche des Fiertés LGBT de Midi-Pyrénées dont le mot d’ordre est « Pour l’égalité : en 2011 je marche, en 2012 je vote » les associations seront plus qu’attentives à la teneur des débats au sein de l’hémicycle et au vote de chacun des députés, et notamment à l’attitude des élus de leur région. Arc-en-Ciel Toulouse invite dès aujourd’hui l’ensemble des députés, de chacun des groupes parlementaires, afin de connaître leur position vis-à-vis de cette proposition de loi.

La revendication de l’ouverture du mariage ne constitue pas l’unique revendication des personnes LGBT pour une réelle égalité des droits. La question de la reconnaissance des familles homoparentales reste un chantier tout aussi important à ouvrir. Nous mettons à disposition de tout un chacun une plateforme de revendications politiques, non exhaustive mais synthétique.

Arc-en-Ciel Toulouse

« Dans le cadre de la Journée Mondiale de lutte contre l’homophobie, Des Images aux Mots ( organisé par l’association Arc-en-ciel Toulouse) vous invite à une projection unique du documentaire « Ouganda : au nom de Dieu » au cinéma ABC le mardi 17 mai à 20h30. »

Depuis quelques mois, l’actualité a tristement confirmé la répression
croissante de l’homosexualité en Afrique. Le constat est accablant (Sénégal, Malawi, Burundi, Rwanda etc.).
Mais en termes de répression, l’Ouganda qui envisage actuellement la peine capitale, bat tous les records en ce qui concerne le non-respect des droits humains.

Le 13 octobre 2009, une proposition de loi a été déposée par le parlementaire David Bahati, sous le nom de «Anti-Homosexuality Bill ». Elle prévoit un emprisonnement à vie pour les homosexuels et même la peine de mort. De plus, tous les citoyens qui ne dénonceraient pas une connaissance homosexuelle à la police dans les 24 heures risqueraient 3 ans de prison ferme.

Malgré la pression internationale (Obama, Hilary Clinton, Gordon Brown et des centaines d¹article de presse), la proposition devrait être votée par un parlement quasi unanime.

« Ouganda au Nom de Dieu », suit et partage la vie d’Auf, un activiste gay
de 26 ans. On le rencontre dans un bidonville en périphérie de Kampala, la capitale. C’est là qu’il se cache, dans une chambre de 8 mètres carrés, en compagnie de deux autres colocataires gays qui, eux, n’osent pas faire leur
coming-out.

La vie d’Auf a été détruite après la publication de sa photo dans un tabloïd trash (« Red Pepper») et à la télévision. Conséquence : il a perdu son emploi de boulanger, a été mis en prison, a été expulsé de son village, a vendu tous ses biens pour survivre.
Dorénavant, on le reconnait et il ne peut donc pas prétendre à un nouveau travail.

« la séance sera suivie d’un débat. En présence du réalisateur (sous réserve) »

20110511-175607.jpg

Cela faisait plus de six mois que l’équipe d’Arc-En-Ciel Toulouse avait établi le contact.
Un premier voyage au Brésil du responsable de la communication AEC, avait permis d’instaurer un climat de confiance avec le milliardaire lui-même, ainsi que son entourage rapproché. « J’ai vraiment donné de ma personne, se souvient encore Jean-Philippe, mais cela en valait vraiment la peine ».
Il est vrai, surtout, que depuis trois ans, Ricardo Brandao, jeune milliardaire brésilien qui a hérité d’une très confortable fortune familiale, vit en couple avec un jeune toulousain qui bénéficia du soutien d’AEC quand il fut chassé de sa famille à cause de son homosexualité. Une télénovela à la brésilienne comme on en rêve, et pourtant…
Après plusieurs rencontres, tant à Rio qu’à Toulouse, la dernière a eu lieu en secret dans un grand hôtel toulousain lors du dernier Festival du Cinéma LGBT d’AEC, Des Images aux Mots, Alexandre Paris est aujourd’hui en mesure de l’annoncer depuis l’étranger où il a finalisé toute l‘affaire : Ricardo Brandao a décidé de faire une donation d’un million d’euros à la Fédération LGBT de Toulouse et Midi Pyrénées.
A Toulouse, Florence, notre vice-présidente, confirme une conférence de presse pour lundi prochain en présence de Ricardo Brandao, Site Duranti, lors du prochain conseil d’Administration d’AEC à 20h.
Cette donation est une première dans le monde LGBT en France. A Montpellier, par exemple, c’est par un emprunt que l’association LGBT de la ville a pu acheter les murs de son siège et du Centre LGBT. Au niveau national, on connaît bien sur la générosité de Pierre Bergé, ardent promoteur du Sidaction qui a lieu ce week-end. On se remémore aussi la création à l’hôtel d’Assézat de la Fondation Bemberg, née de la générosité d’un autre milliardaire d’origine sud-américaine. Mais ici, il s’agit bien de démultiplier toutes les actions initiées par AEC. « Nous allons réfléchir et surtout ne pas nous précipiter, même si des actions prioritaires peuvent être envisagées  », précise Alberto qui est trésorier.
Chez les adhérentes et les adhérents, les idées fusent, notamment à l’approche de la prochaine Marche des Fiertés. Certains espèrent déjà que, grâce à ses connexions dans le monde artistique, et celui de la mode, Ricardo Brandao pourra faire venir Ricky Martin et Lady Gaga sur la Place du Capitole.
A la mairie, on prend déjà l’hypothèse très au sérieux mais on se refuse à tout commentaire, rappelant avant tout les impératifs de sécurité nécessaires.
Le Festival DIAM bénéficierait évidemment de cette aura internationale inespérée : une programmation étalée sur un mois entier, avec encore plus de grands noms du cinéma à Toulouse.  Sur le terrain, ce sont les actions de prévention contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie qui vont se multiplier, notamment en milieu scolaire. On parle notamment de réalisation de plusieurs films à l’usage des enseignants et même du financement par AEC d’un programme de recherche  franco-brésilien  pour  soigner l’homophobie.
L’engagement financier de Ricardo Brandao dans un grand groupe d’informatique et les médias, permet aussi d’envisager une application AEC sur les téléphones mobiles et peut-être même l‘ouverture prochaine d‘une web-télé régionale.  Pour ses permanences, Arc en Ciel envisage enfin d’acheter des locaux ouverts à toutes et à tous sur la place du Capitole en face à la Mairie.
«Grâce à ce don exceptionnel, nous pourrons faire de Toulouse la ville la plus LGBT-friendly d’Europe en démultipliant nos actions de sensibilisation», a déjà déclaré le président d’AEC, Alexandre Paris  qui a également remercié Ricardo pour son engagement et sa générosité..

 

Ce développement désormais possible des campagnes contre toutes les discriminations, de la prévention du suicide chez les jeunes LGBT et des actions santé au moment où l’Etat français a annoncé un très net recul des subventions aux associations, est une sacrée bonne nouvelle.  « Ricardo is a very good catch » (Ricardo est une très bonne prise, comme on dit à la pêche…) disait-on encore à AEC à l‘annonce de la nouvelle. Un sacré gros poisson, en effet… Tout le monde en frétille encore !

Un grand Merci à Ricardo Brandao de la part de toutes les personnes LGBT de Midi-Pyrénées!

Alors que la loi pénalise depuis sept ans les insultes et les agressions à caractère homophobe, la police nationale déclare n’avoir aucune donnée statistique sur le sujet. Le magazine Têtu a donc commandé à l’Ifop la première grande enquête de victimisation auprès de la population homosexuelle en France.
Les réponses recueillies par l’ enquête de l’Ifop sont riches d’enseignement :
- Un tiers des gays et bisexuels interrogés ont déjà fait l’objet d’insultes à caractère homophobe (31%), sachant que leur proportion monte à 48% chez les personnes exclusivement homosexuel(e)s. En effet, les bisexuel(e)s – qui affirment généralement moins leur identité sexuelle – sont beaucoup moins nombreux à être victimes de ce type d’agression (12%).
- 14% des gays et bisexuels déclarent avoir été victime d’une agression physique homophobe. Là aussi, la proportion de victimes d’agressions à caractère homophobe varie en fonction du degré d’affirmation de son identité sexuelle : 24% chez les homosexuel(e)s, 5% chez les bisexuel(e)s.
Un des principaux enseignements de cette enquête est que les agressions verbales à caractère homophobe sont plus fréquentes que les agressions à caractère raciste.
- En effet, si l’on compare ces résultats à une enquête réalisée pour le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) auprès de minorités visibles, on note que les agressions verbales à caractère homophobe (31%) sont plus répandues que les agressions liées à la couleur de peau (25%).
- De même, le nombre de gays, bisexuel(le)s et lesbiennes à avoir fait l’objet d’agressions physiques à caractère homophobe est beaucoup plus élevé (14%) que le nombre de personnes appartenant à une minorité visible déclarant avoir été victime de violence physique (7%).

AEC considère toutes les discriminations également condamnables. Elle demande une nouvelle fois l’égalité dans les délais de prescription juridique en cas d’insulte. Elle entend aussi veiller à ce que la police traite  les victimes d’homophobie et de transphobie comme toutes les autres victimes. S’agissant de la lutte contre l’homophobie et la transphobie, elle poursuit et amplifie de manière très significative la sensibilisation nécessaire dès le plus jeune âge en milieu scolaire. Enfin, AEC reste persuadée que les discriminations d’Etat en matière d’égalité des droits (mariage,  parentalité…) légitiment insultes et violences dénoncées par cette enquête.

Télécharger les résultats de l’étude (pdf, 1311 ko)

Télécharger l’annexe de l’étude (pdf, 243 ko)

 

Source : Ifop

La vitrine du Centre Lesbien, Gay, Bi & Trans a une nouvelle fois été détruite dimanche 12 décembre 2010.
Implanté et accepté depuis plus de 10 ans dans le quartier Joffre, le Centre LGBT a été la cible d’un vandalisme destructeur.

Les Administrateurs du CLGBT de Nantes dénoncent cet acte d’homophobie caractérisé.
Crachats, autocollants insultants, graffitis : le local du CLGBT est régulièrement attaqué.
Mais au delà des dégats matériels, c’est bien la place des gays, lesbiennes, bi et trans dans le « vivre ensemble » qui est à nouveau questionnée.
Le Centre LGBT milite pour une reconnaissance effective de l’homosexualité dans le Droit : sous-citoyens, les LGBT ne peuvent se marier, les enfants de couples homos n’ont pas de statut protecteur, l’accès à la parentalité leur est aujourdh’ui refusée, l’homophobie physique ou verbale continue dans les cours d’école, dans des familles, dans certains quartiers ou en entreprise.
Un ado gay risque le suicide 13 fois plus qu’un ado hétéro. Il vit le harcèlement au quotidien.
Deux femmes ou deux hommes qui s’embrassent dans la rue risquent aujourd’hui insultes et agressions physiques.
Ça suffit !

Désireux de continuer ses actions de visibilité, de lutte contre l’ignorance et les préjugés  et de respect de tous, le Centre LGBT de Nantes ne cèdera pas aux intimidations.
Il est d’ailleurs toujours en recherche, avec ses partenaires institutionnels, de locaux plus adaptés et centraux afin de valoriser encore mieux ses actions à Nantes et en Loire Atlantique.
Contact Presse :
Christophe Coussin,
porte-parole
06 59 89 76 96

Maéla GUENEGO – présidente (à droite)
Victor-Manuel GODOY – secrétaire (à gauche)

déc 132010

Jérémy, victime d’une agression homophobe en novembre 2007, vient de gagner son procès en appel.

Antoine et Dalil ont été reconnus coupables de violences volontaires en réunion en raison de l’orientation sexuelle de la victime. La Cour d’Appel de Lyon confirme donc le jugement ainsi que les peines :

- 8 mois de prison avec sursis;
- verser 2 500 euros de dommages et intérêts à la victime et 2 000 euros de frais d’avocat.

La Cour d’Appel de Lyon ajoute, en outre, une  suspension de tous leurs droits civiques, civils et de famille pour 3 ans. Cette décision de la Cour d’Appel de Lyon sonne pour nous comme un signal fort : ce ne sont plus les homosexuel-le-s qui doivent être considéré-e-s comme des sous-citoyens, mais plutôt les homophobes.

La Lesbian and Gay Pride de Lyon, quant à elle, a été reconnue partie civile. Elle obtient ainsi 1 000 euros de dommages et intérêts.

La victime et la Lesbian and Gay Pride de Lyon saluent cette condamnation qu’elles accueillent avec soulagement et satisfaction. Nous saluons avec force cette décision exemplaire. Elle met ainsi un terme à trois ans de bataille judiciaire.

La victoire de Jérémy doit encourager les personnes victimes d’agressions homophobes et transphobes à porter plainte. La Lesbian and Gay Pride de Lyon, qui lutte au quotidien contre l’homophobie et la transphobie, incite très fortement les personnes homosexuelles et transsexuelles, victimes d’agressions ou de discriminations à porter plainte et à contacter l’association.

Arc en Ciel Toulouse se réjouit de cette  décision de justice et invite également toutes les personnes victimes d’homophobie ou de transphobie à porter plainte et nous contacter : contact@aectoulouse.com

En France, le délai de prescription pour les injures à caractère raciste est d’un an. Pour les injures à caractère homophobe, il est de trois mois. Plusieurs centaines de personnes sollicitent SOS homophobie chaque année à ce sujet. Cette inégalité juridique est une discrimination qui empêche, aujourd’hui, à de nombreuses victimes de propos homophobes de pouvoir obtenir réparation auprès de la justice. C’est le cas pour les huit jeunes hommes et femmes qui ont été insulté-e-s et, pour l’une d’entre eux, frappée le 14 février 2010, lors d’un kiss in devant Notre Dame, dont le procès a lieu ce mardi 30 novembre.

Quatre des agresseurs présumés ont été formellement identifiés par les victimes, et sont aujourd’hui poursuivis pour injures et violences volontaires aggravées. SOS homophobie s’est portée partie civile auprès des victimes, et est représentée par Caroline Mécary. Or, l’avocat des mis en cause invoque la prescription pour faire annuler les poursuites concernant les insultes. Elles sont aujourd’hui maintenues pour la victime de coups et blessures.

Depuis mars 2010, lorsque, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil Constitutionnel peut être saisi de cette question. SOS homophobie dépose donc aujourd’hui une question prioritaire de constitutionnalité qui, si elle est approuvée par le tribunal de grande instance et la cour de cassation, sera soumise au conseil constitutionnel. Celui-ci devra s’exprimer sur la distinction dans le délai de prescription entre une insulte à caractère raciste et une insulte à caractère homophobe. Cette démarche peut suspendre le procès jusqu’à ce que le conseil constitutionnel se prononce sur cette question, dans un délai de trois mois.

SOS homophobie ne peut tolérer qu’une hiérarchie s’opère entre les insultes fondées sur l’orientation sexuelle et celles fondées sur l’origine. Si le conseil constitutionnel met bien fin à cette discrimination juridique, alors un procès équitable pourra avoir lieu pour les victimes. Cette affaire permettrait ainsi de faire avancer le droit pour les gays et lesbiennes de France dont un grand nombre sont, chaque jour, victimes d’insultes et ne peuvent s’en défendre.

Arc en Ciel Toulouse rappelle que lors du concert du groupe Sexion d’Assaut à Toulouse, elle a solennellement fait part au Préfet de son indignation face à une telle inégalité de traitement entre les discriminations et que les élu(es) présents à la manifestation qu’elle a organisée se sont alors engagés pour faire modifier la législation actuelle.

L’Argentine devient par ce vote le premier pays d’Amérique latine et le 1oème au monde à légaliser le mariage pour des couples de même sexe. Après les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, le Canada, l’Afrique du sud, la Norvège, la Suède, le Portugal et l’Islande, (sans oublier la ville de Mexico et six Etats des USA), le texte de loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe a été adopté ce jeudi matin par le Sénat argentin, par 33 voix contre 27.

Arc-en-Ciel Toulouse salue ce geste historique en faveur de la lutte contre les discriminations. Malheureusement, ces discriminations d’Etat perdurent, notamment en Europe, et jusqu’en France.

Cet acte doit amener chacune et chacun d’une part à soutenir l’appel dit de Montpellier visant à ouvrir le mariage en France aux personnes de même sexe, d’autre part, à quotidiennement militer pour le droit d’avoir le choix de se marier ou non avec la personne aimée.

En Argentine, le texte modifie l’article du Code Civil en substituant à la formule «mari et femme»,  le terme de  « contractants». Non content d’accorder le mariage, le texte soutenu par la présidente du gouvernement de centre-gauche Cristina Kirchner, autorise l’adoption et accorde aux « contractants » tous les droits qui étaient alors dévolus aux seuls couples mariés, en  matière de sécurité sociale et d’allocations comme de jours de congé attachés à la vie familiale.

Les leaders des partis politiques,  au pouvoir comme dans l’opposition,  se sont félicités de cette « victoire historique » qui a pour but de «garantir les droits des minorités».  C’est une véritable avancée en faveur de l’Egalité réelle.

Au lendemain, de notre Fête nationale, où nous rappelions la devise de la République française, LIBERTE EGALITE FRATERNITE, nous pourrions avoir un goût amer au regard de la non effectivité de principes pourtant garantis par notre Constitution. Il y a moins d’un mois, nous manifestions à Toulouse sous le mot d’ordre :

2010 : la France en retard
Mariage – Parentalité
Agissons !

L’actualité nous démontre que nous avions raison et qu’il est d’autant plus important de se mobiliser. Nos représentants devront prendre leurs responsabilités. Un jour viendra où la législation devra évoluer de leur propre chef ou par des injonctions judiciaires.

Arc-en-Ciel Toulouse demande instamment l’évolution de la législation et l’ouverture du mariage actuellement défini dans le code civil aux personnes de même sexe.

Arc-en-Ciel Toulouse

30/6 Projection et débats

News Commentaires fermés
juin 292010

«  Sports, Travail : Peut-on vivre son orientation sexuelle ? »

Soirée préparée par l’Autre Cercle Midi Pyrénées et les Dérailleurs de Toulouse.

Mercredi 30 juin Auditorium du musée des Abattoirs, Toulouse.

De 19h30 à 22h

Projection du documentaire : « Sport et Homosexualité : C’est quoi le problème ? » (CAPA-Canal+ , 2010)

Projection d’une vidéo-documentaire sur l’homophobie au travail réalisée par l’Autre Cercle (2010)

Les projections seront suivies d’interventions, témoignages et débats.

Entrée gratuite.

L’homophobie se traduit par des réactions, avouées ou non, de rejet, d’exclusion et de violence, à l’encontre des homo- et bisexuel(le)s, ou des personnes supposées l’être. Hélas, il n’existe pas de statistiques officielles permettant de quantifier et de comprendre les manifestations homophobes, en France, qui sont toutefois probablement nombreuses.

Or il a été démontré, par plusieurs travaux de recherche scientifique, que l’homophobie peut avoir des conséquences notamment psychologiques et sociales très graves pour les homo- et bisexuel(le)s : manque d’estime de soi, dépression, isolement, suicide, etc.
Une autre conséquence de l’homophobie est d’amener des homo- et bisexuel(le)s à adopter eux/elles-mêmes des attitudes homophobes, quand ils/elles ont développé une image négative de leur personne et de leur orientation sexuelle ; il s’agit d’homophobie « intériorisée ». C’est ce mécanisme qui conduit certain(e)s homo- et bisexuel(le)s à manifester de l’hostilité à l’égard des « folles » et « camionneuses », par exemple.

Cette forme d’homophobie, ajoutée à l’homophobie « ambiante », peut altérer le désir des homo- et bisexuel(le)s de prendre soin d’eux/elles. Elle peut ainsi les vulnérabiliser face au VIH et aux autres IST, en les amenant à adopter des comportements à risques.

La lutte contre l’homophobie constitue donc, elle aussi, une manière de réduire les risques de transmission du VIH et d’autres IST.
C’est la raison pour laquelle AIDeS Haute-Garonne a décidé d’organiser une opération autour de ces questions, à l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie 2010.

Cette opération est intitulée « Lutter contre l’homophobie, c’est aussi une façon de lutter contre le VIH ! »
Son objectif général est de contribuer à réduire les risques de transmission du VIH et d’autres IST, parmi les homo- et bisexuel(le)s de la région Midi-Pyrénées, potentiellement accrus par l’homophobie et ses conséquences, en :

- Accompagnant le grand public et les homo- et bisexuel(le)s, dans une réflexion autour de l’homophobie,
- Leur rappelant en quoi l’homophobie vulnérabilise les homo- et bisexuel(le)s, face au VIH et aux autres IST.
Pour ce faire, plusieurs actions seront menées durant la semaine du 17 au 23 mai 2010, en partenariat avec deux structures LGBT : ARC-EN-CIEL TOULOUSE et JULES ET JULIES.

Le vendredi 21 mai 2010, des membres de AIDeS, d’ARC-EN-CIEL TOULOUSE et de JULES ET JULIES, effectueront une tournée d’information et d’échange, dans 9 établissements festifs du centre ville, particulièrement fréquentés par des homo- et bisexuel(le)s. Cette tournée permettra d’inviter les gays, lesbiennes et bisexuel(le)s rencontrés, à réfléchir plus particulièrement à la question de l’homophobie « intériorisée » et à ses conséquences sur leur santé. Elle se déroulera de 19 heures à 2 heures du matin.
Le lendemain, le samedi 22 mai 2010, ils tiendront un stand d’information et d’échange, face au n° 20 de la place Wilson, à Toulouse, de 11 heures à 18 heures. Ce stand leur permettra d’amener le grand public à s’interroger sur l’homophobie et ses conséquences sur la santé des homo- et bisexuel(le)s.
Ils réaliseront également une tournée d’information et d’échange autour de l’homophobie, visant elle aussi le grand public, dans le centre ville de Toulouse, à partir de 11 heures.
Sur le stand et lors des deux tournées, des supports de communication seront remis aux personnes rencontrées, parmi lesquels les 3 flyers contre l’homophobie ci-joints (en format A5, recto-verso) :
- Un flyer destiné au grand public et centré sur l’homophobie « ambiante »,
- Deux flyers destinés aux lesbiennes et bisexuelles, d’une part, et aux gays et bisexuels, d’autre part, faisant plus particulièrement référence à l’homophobie « intériorisée ».

CLIQUEZ pour voir les FLYERS:    Cliquez MOI

Pour la première fois, Internet est devenu le principal foyer d’homophobie, particulièrement chez les jeunes. C’est l’un des enseignements de l’édition 2010 du rapport de SOS homophobie. Mais les agressions dans la «vraie vie» continuent. Femmes, hommes, Paris, régions… Le rapport fait le point.

Malgré une législation qui réprime fermement les actes homophobes, le nombre de témoignages sur des agressions physiques à l’encontre des homosexuels a progressé en 2009, passant à 88 contre 61 en 2008, indique l’association SOS homophobie dans son rapport annuel rendu public mardi.

«Il n’existe ni au ministère de l’Intérieur, ni au ministère de la Justice, de statistiques sur les agressions homophobes, nous éditons le seul document sur ce sujet en nous appuyant sur les témoignages (1.200 par an) que nous avons reçus sur notre ligne d’écoute, mais nous savons qu’il y a beaucoup plus d’agressions homophobes en France», remarque le nouveau président de SOS homophobie, Bartholomé Girard.

76% des agressés sont des hommes.

Dans ce document de 175 pages, rendu public à quelques jours de la Journée mondiale contre l’homophobie, SOS homophobie révèle que ces agressions concernent à 76% des hommes (22% pour les femmes et 2% pour les transsexuels). Ces agressions physiques se produisent à 47% dans les lieux publics, les agresseurs, qui jugent l’homophobie légitime, la revendiquant haut et fort en cherchant l’approbation des passants. Les agressions physiques sont plus nombreuses en province (60%) qu’en Ile-de-France et le nombre des jeunes victimes (18 à 24 ans) a fortement augmenté avec 22 cas en 2009 contre 6 en 2008.

Agressivité des jeunes

Il y a une plus grande agressivité chez les jeunes contre les homosexuels, c’est une régression», estime le vice-président de SOS homophobie, Michel Duvail. «Pour beaucoup de gens, pour construire un garçon, il faut qu’il soit viril et le pilier central de cette virilité est l’homophobie», ajoute M. Duvail. Malgré l’entrée en vigueur de mesures de lutte contre l’homophobie à l’école (création de la Ligne Azur – 0 810 20 30 40, diffusion de brochures et affichage), cette attitude recule peu, «mais on peut espérer une amélioration à terme», indique le rapport, notant cependant que ces mesures resteront «inefficaces» si elles ne sont pas «relayées par les profs et les responsables d’éducation».

Internet dans le collimateur

Pour le président de SOS homophobie, «les manifestations publiques de haine des homosexuels sont devenues politiquement incorrectes, mais, par ricochets, c’est Internet, parce qu’il permet l’anonymat, qui devient le défouloir des homophobes».

«De façon inquiétante, l’amalgame entre homosexualité et pédophilie revient régulièrement», écrit le rapport mentionnant notamment des sites d’inspiration religieuse. Des témoignages mentionnent aussi les sites de jeux vidéo en ligne sur internet, comme «le jeu Escopeta où il s’agit de tuer un maximum de gays sous peine d’être violé par l’un d’entre eux».

Enfin, devant la profusion de propos homophobes sur Facebook, une plainte a été déposée en novembre 2009 «pour incitation à la haine et à la violence contre les homosexuels».

Sur la Toile, note cependant le rapport, «les recours sont souvent malheureusement longs et compliqués, voire impossible dans le cas de sites hébergés à l’étranger». L’association a donc mis en place un groupe chargé de traquer la violence homophobe sur Internet. En 2009, il est notamment intervenu pour faire retirer des commentaires insultants sur des sites d’information. Tout internaute qui relève ce type de propos peut d’ailleurs en faire autant, en contactant les services de modération ou d’hébergement du site en question, voire en faisant un signalement sur un site mis en place à cet effet par le gouvernement.

En gardant à l’esprit que sur Internet comme ailleurs, l’injure publique et la diffamation publique sont punies par la loi française. Leurs auteurs encourent jusqu’à un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

2010: La France en retard !

Mariage, Parentalité

Agissons !!

Continue reading »

Arc en Ciel veut réagir très fortement au propos du nº 2 du Vatican. Raffraichissez cette page assez souvent : des nouvelles infos à venir avec un communiqué officiel d’Arc en Ciel Toulouse.

Les scandales de pédophilie qui secouent l’Eglise catholique sont liés à l’homosexualité, pas au célibat des prêtres, a déclaré, lundi 12 avril, le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone.

« De nombreux psychologues et psychiatres ont démontré qu’il n’y avait aucun lien entre le célibat et la pédophilie et beaucoup d’autres, m’a-t-on dit récemment, qu’il y avait une relation entre l’homosexualité et la pédophilie », a dit le numéro deux du Vatican lors d’une conférence de presse à Santiago du Chili. « C’est la vérité. C’est le problème »…  »Cette pathologie touche toutes les catégories de gens, et les prêtres à un moindre degré si l’on regarde les pourcentages », a-t-il poursuivi.

Ceci n’est pas un poisson d’avril mais la triste réalité d’une hiérachie vaticane désemparée au point qu’elle s’en prend donc directement aux homosexuels en relayant l’amalgame inacceptable -évidemment scientifiquement absurde : on attend les sources psys du prélat- entre homosexualité et pédophilie.

Que le cardinal Bertone considère aujourd’hui que tous les cas de pédophilie en son sein relève de pratiques homosexuelles est son affaire, mais on ne se sait désormais ce qui l’inquiète le plus : les cas de pédophilie, les prêtres homosexuels ou ce mariage homo qui gagne du terrain partout en Europe…

Arc en Ciel Toulouse s’indigne avec la plus grande force des propos du numéro 2 du Vatican et appelle toutes ses adhérentes et tous ses adhérents, ainsi que tous ses ami(e)s et sympathisant(e)s , à s’associer à cette condamnation en écrivant une lettre de protestation auprès de Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse.

Arc en ciel souhaite réagir dans les plus brefs délais en publiant un communiqué officiel.

N’ hésitez pas non plus à réagir sur le site.

INDIGNATION EN ITALIE

Extraits :

La députée du Parti démocrate (opposition de gauche) Anna Paola Concia a fait part de son « indignation », demandant au secrétaire d’Etat du Vatican de « démentir immédiatement les paroles violentes, inhumaines et gravissimes qu’il a prononcées ». « Il est vraiment déplaisant qu’encore aujourd’hui de hauts représentants de l’Eglise catholique se laissent aller à des analyses aussi grossières, proposant des thèses fausses, dommageables et démenties par l’Organisation mondiale de la Santé et qui ne sont pas partagées par la majorité des catholiques », a-t-elle ajouté. Alessandra Mussolini, présidente de la Commission pour l’enfance de la chambre des députés, a pour sa part jugé qu’ »on ne pouvait pas lier l’orientation sexuelle à la pédophilie », contredisant ainsi ouvertement le cardinal Bertone. Mme Mussolini appartient au Peuple de la Liberté (PDL, droite), le parti de Silvio Berlusconi.

Le président de Gaylib, un mouvement de défense des homosexuels de centre droit, a pour sa part jugé « inquiétant que le ministre des Affaires étrangères d’un Etat occupant le coeur de la capitale italienne utilise des arguments jugés dépassés y compris dans le Tiers-Monde ». « Puisqu’ils parlent la même langue, il serait opportun de transférer le Vatican à Téhéran », a ajouté en plaisantant Enrico Oliari, en allusion aux déclarations homophobes dont est coutumier le président iranien. Quant à Aurelio Mancuso, ex-président d’Arcigay, principale association de défense des droits des gays, il a estimé que le cardinal Bertone devrait « être logique avec lui-même » et « chasser tous les homosexuels du clergé, à commencer par la Curie vaticane ». « La vérité est que Bertone tente maladroitement de détourner sur l’homosexualité l’attention qui s’est concentrée sur les nouveaux crimes contre des enfants qui émergent chaque jour », a-t-il estimé.

Enfin, une association de lutte contre la pédophilie, La Caramella Buona, a cité dans un communiqué la criminologue Roberta Bruzzone, selon laquelle « les soi-disant corrélations entre homosexualité et pédophilie sont privées de tout fondement scientifique ».

Raffraichisez cette page à longeur de journée, plus d’infos a suivre, avec un communiqué officiel d’Arc En Ciel Toulouse.

mar 142010

Appel contre l’homophobie et la transphobie, par Olivier Abel, Jean-Claude Guillebaud, Tarek Oubrou, Rivon Krygier

Nous sommes plusieurs intellectuels de diverses confessions inquiets des discriminations, des violences et des humiliations dont les homosexuels et transsexuels continuent à être l’objet. Bien éloignés de croire à un « sens progressiste de l’histoire » qui serait en quelque sorte irréversible et fatal, nous sommes inquiets de voir cette tendance répressive augmenter. Au-delà des convictions spirituelles, éthiques et même théologiques, nous croyons que nos Eglises et nos confessions religieuses ont une parole publique commune à tenir à ce sujet. Elles en auront l’occasion, d’ailleurs, avec la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, qui aura lieu dans deux mois exactement, le 17 mai prochain, et dont le thème porte justement, cette année, sur les religions.

Il faut le dire, nos sociétés semblent plongées dans une crise qui est tout autant morale qu’économique. C’est peut-être ce qui explique, un peu partout dans le monde, l’appel à rétablir un certain ordre moral, qu’il soit religieux ou laïc. S’il ne s’agissait que d’un appel au sens éthique de chacun, au sens où l’éthique est une parole qui ne tombe pas d’en haut et ne s’impose pas, mais se communique de proche en proche de façon « résistible », nous ne pourrions qu’applaudir. Que la crise en effet réveille des solidarités familiales, conjugales, amicales, qu’elle montre l’importance des fidélités mutuelles par lesquelles nous sommes engagés et attachés les uns aux autres, c’est possible, souhaitable, et important. Mais cet ordre moral risque de se transformer en normes de droit qui légitimeraient plus d’exclusion et de violence, déjà perceptibles dans nos sociétés, à l’égard de ceux qui ont une sexualité différente de celle de la majorité. En effet, nous avons paradoxalement des secteurs entiers qui se « libéralisent », et d’autres où se renforcent des peurs, des cloisons et des murs là même où jadis tout était plus souple, plus ouvert à l’art ordinaire de vivre ensemble. Nous avons le sentiment que dans chaque famille religieuse se trouvent le meilleur et le pire, c’est-à-dire des expressions qui appellent au refus de ces violences et de ces humiliations, et d’autres au contraire qui y incitent.

Il ne s’agit pas de lutter pour un droit : l’homosexualité et la transsexualité sont des faits qui, sous des figures et des noms divers, ont toujours existé et existeront toujours. Ce n’est pas un fait « pathologique » à combattre, mais un fait dont il faut admettre l’existence. Que dans des sociétés où la différence des sexes est troublée par divers bouleversements sociétaux ou culturels, ce fait apparaisse sous un jour nouveau, qui fait peur ou suscite des espoirs irraisonnés, n’est pas non plus la question. Les discriminations, violences et humiliations qui frappent les homosexuels et transsexuels sont de toutes façons injustes à l’égard des personnes qui les subissent.

Nous en appelons à une déclaration commune, ou du moins à une expression claire de chacune des différentes confessions, ici en France, qui ne vise pas à demander pour les homosexuels et transsexuels le droit de se marier ou d’avoir des enfants, mais pour rappeler de façon solennelle l’importance de la lutte contre les violences homophobes et transphobes. C’est au plus haut niveau interreligieux que nous devons prendre la parole, rappeler les règles universelles des droits de l’homme, et ne pas laisser croire que nos Eglises et confessions religieuses sont complices de ce nouveau discours violent qui se répand, appelant à un ordre moral fantasmatique discriminatoire, et qui jamais n’avait existé comme tel.

Olivier Abel est philosophe, Jean-Claude Guillebaud est essayiste, Tarek Oubrou est théologien, Rivon Krygier est rabbin

Publié sur LEMONDE.FR | 17.03.10 | 07h58

mar 122010

Il s’agit de l’interview de Jean-Marie Périé lors d’une émission à la télévision belge… :

Puis voici le lien pour voir Jean-Marie Périé au journal de 13h de France2 d’aujourd’hui, dans les « 5 dernières minutes » : http://jt.france2.fr/13h/(journal de 13h du vendredi 12 mars.. puis faites défilé le menu déroulant jusqu’à la ligne : « les cinq dernières minutes, Jean-Marie Périé le photographe »).

J.-M. Périé est l’auteur du livre « Casse-toi -Crève mon fils- Je ne veux pas de pédé dans ma vie ». Cet ouvrage est consacré aux jeunes homosexuels qui sont chassés par leurs parents. Une partie des bénéfices des ventes  sera reversée à  » l’Association Nationale Le Refuge » qui accueille ces adolescent(e)s et dont voici le lien du site et du groupe fb : www.le-refuge.org http://www.facebook.com/group.php?gid=49971768211&ref=ts

© 2012 Arc en Ciel Toulouse Suffusion theme by Sayontan Sinha
WordPress SEO fine-tune by Meta SEO Pack from Poradnik Webmastera