Projection d'un film qui traite de l'homoparentalité suivis d'un échange débat sur l'homoparentatilé

Samedi 11 février à 14h00 au Cinéma ABC

Projection de « Mon Arbre » en présence de la réalisatrice, Bérénice André

suivie d’un échange/débat avec la participation des associations l’APGL et Les Enfants d’Arc-en-ciel

Homoparentalité un sujet quotidient

Consulter la bande annonce et réservez votre place sur le site Des Images Aux Mots

L'association des enfants d'Arc en Ciel a ToulouseLa neige s’est décidée à tomber sur nos Pyrénées et nous pouvons envisager d’aller enfin en profiter !

Nous vous proposons donc une sortie Luge ce dimanche 5 Février, nous choisirons la destination vendredi en fonction de l’enneigement et de l’accessibilité, le but étant de trouver un endroit à 1h30 de Toulouse accessible sans équipement.

Départ vers 9h30 pour profiter de la fin de matinée et du début d’après-midi, pique nique sur place.

A chacun de prévoir une tenue adaptée à la neige et un change complet pour les lugeurs, des luges, ou pelles pour ceux qui en ont (sinon un grand sac poubelle peut aussi faire l’affaire), et son casse-croute.

Nous contacter pour toutes les infos
Sara et Chrystel , Les Enfants d’Arc en Ciel, l’Asso!

06 17 81 01 26
06 42 11 33 50

« L’originalité de cette recherche est d’explorer les motivations, le parcours, le vécu d’hommes devenus pères (ou désireux de le devenir) dans un contexte homoparental. Beaucoup se sont tournés vers la coparentalité. Quelques-uns vers l’adoption. En choisissant la gestation pour autrui, ils se trouvent confrontés à des questions totalement inédites. Fondé sur les témoignages de ces nouveaux pères recueillis lors de longs entretiens, l’ouvrage rend compte de la partition originale qu’ils ont en partie improvisée, repensée au long du parcours, parfois réévaluée avec l’arrivée de l’enfant. Ces parents hors norme interrogent la société sur la parenté, la parentalité, la place du lien biologique dans l’enfantement, la diversité des projets parentaux, la démultiplication des modalités d’enfantement, le « vivre ensemble » dans un monde marqué du sceau de la parenté plurielle.

L’accès à la procréation médicalement assistée est interdite en France aux homosexuels. Ils ne peuvent pas adopter en couple mais seulement individuellement et doivent encore souvent passer sous silence leur orientation sexuelle pour obtenir un agrément. Malgré les difficultés, des hommes seuls ou en couple accèdent à la paternité. Ils se tournent vers l’adoption, constituent des familles en coparentalité, ou bien ont recours aux techniques procréatrives et à une femme qui portera l’enfant. Ils se rendent pour cela à l’étranger, dans des pays où la pratique de gestation pour autrui est licite et encadrée.

Dans tous les cas, s’ils peuvent élever l’enfant ensemble, seul l’un d’eux sera père légal. En choisissant la paternité gay, ils se trouvent confrontés à des questions totalement inédites. Qui sera le père génétique ? Qui sera le père légal ? Dans le cas de la gestation pour autrui, seront-ils deux pères sans mère, deux pères avec une mère porteuse tenue à distance, deux pères avec une mère porteuse qui trouvera une place dans une famille conçue comme élargie, deux pères et deux mères (la gestatrice et la donneuse d’ovocytes) identifiées et plus ou moins proches d’eux ?

Fondé sur de longs entretiens, l’ouvrage explore les motivations, le parcours, les doutes, le vécu d’hommes devenus pères (ou désireux de le devenir) dans un contexte homoparental. Il retrace leur itinéraire depuis leur coming out jusqu’à leur projet parental, depuis leur désir de apternité jusqu’à la constitution de leur famille. Il rend compte de la partition originale qu’ils ont en partie improvisée, repensée au long du parcours, parfois réévaluée avec l’arrivée de l’enfant. Ces parents hors norme, la diversité de leurs projets parentaux interrogent la société sur la parenté, la parentalité, la maternité et la place du lien biologique dans les représentations à l’œuvre ».

« Choisir la paternité gay », par Martine Gross, éditions Erès

Martine Gross est ingénieure de recherche en sciences sociales au CEIFR (CNRS). Ses recherches ont notamment porté sur les relations intergénérationnelles, la transmission des identités religieuses, la désignation des liens dans les familles homoparentales, le désir d’enfant chez les gays et les lesbiennes.

 

L’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL) vous invite au Débat Politique et Juridique, en présence de 5 candidats à l’élection présidentielle :

« Homoparentalités : Enfants privés de droits, familles hors la loi ? »

Samedi 11 février 2012, de 14h à 17h30,
Salle Rossini, 6 rue Drouot, Paris 9ème

Infos / inscriptions : Merci de signaler votre venue (places selon l’heure d’arrivée) en envoyant un mail à : secretariat@apgl.fr

Bonjour,
Nous sommes chercheurs en sciences sociales et avons travaillé respectivement depuis plusieurs années sur l’homoparentalité et la conjugalité homosexuelle. Nous lançons ces jours-ci une enquête sur le fonctionnement conjugal et familial des familles homoparentales. C’est la première fois qu’une telle enquête est initiée en France. Elle devrait permettre de recueillir des enseignements inédits sur la vie familiale d’hommes et de femmes homosexuels élevant des enfants et compléter nos connaissances des familles contemporaines, dans toute leur diversité.
Ce questionnaire est le premier volet, quantitatif, de notre enquête et sera suivi dans un deuxième temps d’un volet qualitatif avec des entretiens. Les résultats que nous tirerons de cette enquête feront l’objet de publications dans des revues et des ouvrages de sciences sociales.

Merci de diffuser cet appel à témoignage ou d’accepter de répondre vous-même à quelques questions portant sur les relations familiales, le coming-out, les tâches domestiques et parentales, les finances familiales…. Toutes les réponses seront bien entendu anonymes. Seules les personnes qui accepteraient d’être contactées pour un entretien seront invitées à communiquer leur adresse électronique.

Votre participation va contribuer à une meilleure connaissance des familles homoparentales.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez nous contacter grâce à l’adresse électronique dédiée enquete_fhp(at)ehess.fr.
Et pour répondre au questionnaire, merci de vous diriger vers la page suivante: https://limesurvey.aria.ehess.fr/index.php?sid=59726&lang=fr.

Nous vous remercions chaleureusement pour l’intérêt que vous porterez à notre enquête.

Jérôme Courduries, anthropologue, chercheur associé, Centre Norbert Elias, jerome.courduries(at)ehess.fr
Martine Gross, sociologue, IR en sciences sociales, CNRS, gross(at)ehess.fr

Les 14 et 15 novembre prochains, à Lyon, un colloque international d’une ampleur inégalée jusqu’ici abordera les questions des nouvelles techniques de reproduction (NTR) en lien avec le genre et la parenté. Pendant deux jours, des chercheurs de nombreux pays évoqueront les enjeux économiques et démographiques des NTR, mais aussi leur impact sur les dynamiques de genre. Ainsi Laurence Hérault rappellera comment la procréation parmi les personnes transidentitaires remet en question les normes de genre. Une grande partie des conférences sera consacrée à la parenté et explorera les relations entre NTR et l’homoparentalité – avec les contributions par exemple de Jérôme Courduries, Martine Gross ou Irène Théry.

http://colloque_ntr2011.site.ined.fr/

 

Les familles homoparentales n’existent pas légalement…
… mais seront enseignées dès l’année prochaine aux élèves de Terminales L.

Communiqué commun : Un nouvel enseignement : « Droit et grands enjeux du monde contemporain », proposé aux élèves des terminales littéraires à partir de la rentrée 2012 leur proposera de découvrir le Droit et la manière dont il aborde les questions contemporaines. L’évolution de la famille, et notamment la présentation de ses variantes contemporaines, sera un des thèmes abordés. La situation juridique des familles homoparentales y sera mise en perspective (1).

L’APGL et les Enfants d’Arc en Ciel l’asso ! qui agissent conjointement depuis plusieurs années pour faire reconnaître les familles homoparentales et pour faire évoluer les mentalités et les savoirs sur ces questions se félicitent que le travail collectif ainsi mené, aboutisse enfin à ce que l’homoparentalité fasse son entrée dans les programmes scolaires. Cependant, malgré les nombreux rendez-vous de travail ayant permis des échanges avec les représentants des ministères en charge de l’éducation et des programmes scolaires, elles constatent que seule une partie infime de leurs revendications a été prise en compte.

Nos organisations déplorent que l’abord des familles homoparentales soit alors réservé aux élèves des terminales L, et qu’il soit cantonné à la question juridique. Elles rappellent au ministère de l’Education Nationale que la sensibilisation des élèves, dès leur plus jeune âge, à la réalité des familles homoparentales est un élément essentiel de la lutte contre l’homophobie et les stéréotypes de genre.

Les élèves apprendront… que les familles homoparentales n’ont pas de droit !
L’APGL et les Enfants d’Arc en Ciel l’asso ! rappellent au gouvernement que la non-reconnaissance légale des familles homoparentales les maintient dans un vide juridique inadmissible qui fragilise les familles et les enfants vivant au sein de ces familles.

Lors de sa rencontre avec l’APGL – le 27 Octobre dernier – Claude Greff, Secrétaire d’Etat à la Famille a clairement fait connaître son opposition à toute évolution législative en faveur des familles homoparentales2. « La légitimité n’est pas l’égalité », a également rappelé hier le ministère de l’Éducation nationale : « La mention de ces questions de société ne signifie aucunement qu’elles aient une reconnaissance et une définition légale. »

Combien de temps encore les gouvernements successifs pensent-ils pouvoir ignorer le sort des familles homoparentales et des enfants qui y grandissent, tandis que leur existence et les conséquences juridiques de leur non-reconnaissance légale sont en passe d’être enseignées dans nos écoles ?

1-  Bulletin Officiel spécial n°8 de l’Education Nationale
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57524
2-  Communiqué de presse de l’APGL
http://yagg.com/files/2011/10/CP-Rencontre-Secretaire-dEtat-%C3%A0-la-Famille-28-10-2011.pdf

- L’APGL, Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens, travaille à inscrire depuis 25 ans, en France et en Europe, la réalité de l’homoparentalité dans nos sociétés, par un soutien aux familles homoparentales, par un travail de recherche scientifique et par des actions politiques multiples.
- Les Enfants d’Arc En Ciel – l’Asso ! a été créée en mai 2007 suite au succès de son forum internet (2003). Ouvert à tous, le forum compte aujourd’hui, environ 2500 membres adhérents ou non. Elle a pour objet principal la défense des familles constituées de parents de même sexe. Elle développe donc des actions afin de les aider à acquérir une place juridique et sociale, en luttant contre les discriminations à son égard et en militant pour l’égalité des droits au même titre que les autres familles.

Jérôme Courduries, un des participants à cette journée d’étude

JOURNÉES D’ÉTUDE

Rencontres internationales « Genre et parenté dans les sociétés contemporaines »

organisées par le LISST-Cas, à l’Université Toulouse 2-Le Mirail dans le cadre de l’action CAPES-COFECUB n°Sh 692/10 « Genre, Sexualité, parenté. 2010-2013″

1er décembre – Les relations familiales à l’épreuve de l’homosexualité

  • Université Toulouse 2-Le Mirail, salle du château

Programme (télécharger le programme en pdf) :

9h : Introduction

Agnès Fine (EHESS, LISST, Toulouse) et Jérôme Courduriès (Centre Norbert Elias, Marseille, LISST, Toulouse)

9h15-11h : Être homosexuel-le en famille

Présidence de séance : Laurence Hérault (Université de Provence, IDEMEC)

Des relations familiales à l’épreuve du pacs

Wilfried Rault (INED, Paris)

Les liens de famille des homosexuels espagnols

José Ignacio Pichardo Galan (Université Complutense, Madrid)

11h15-13h: Homoparentalité et relations familiales 1

Présidence de séance : Miriam Pillar Grossi (Université Fédérale Santa Catarina, Florianopolis, Brésil)

Coming out, projet parental et relations familiales

Martine Gross (Centre d’Etudes interuniversitaire des Faits Religieux, Paris)

La naissance d’un enfant comme source de transformation des relations familiales : le cas des coparentalités gaies et lesbiennes

Cathy Herbrand (FNRS/ULB à Bruxelles, Visiting Fellow à London School of Economics and Political Science) :

14h30-16h15 : Homoparentalité et relations familiales 2

Présidence de séance : Simone Avila (Université Fédérale Santa Catarina, Florianopolis, Brésil)

Homoparentalité féminine et relations familiales

Virginie Descoutures (Université de Galatasaray, Istanbul)

Alternative households within conventional families

Margarida Moz (ISTC, Lisbonne)

16h15-17h : Discussion générale

 

Les Enfants d’Arc en ciel,l’Asso! vous proposent une rencontre conviviale autour des enfants sur le thème d’Halloween.

La forêt de Brioudes avec son parcours sportif, son parcours vélo, son aire de jeux… sera un cadre idéal pour fêter ensemble Halloween. Un atelier maquillage sera proposé, les enfants sont invités à venir déguisés et les mamans (aussi déguisées) avec un petit quelque chose à partager (gâteaux, bonbons, boissons…)
Si le soleil n’est pas présent à la fête, nous nous replierons chez la Fany’s Family sur Muret autour d’un film qui fait peur aux enfants…..
Le RDV est à partir 14h30 le 1er Novembre.

Merci de confirmer votre présence pour une meilleure organisation.

Sara et chrystel, La Fany’s Family, pour Les Enfants d’Arc en Ciel, l’Asso!

Infos-contact : midi-pyrenees@enfants-arcenciel.org

Six familles homoparentales de la Catalogne et de Valence (trois avec des mères lesbiennes et trois avec des pères gays) expliquent comment elles ont eu leurs enfants, quelles réactions ont-elles suscité et comment les ont affecté les changements légaux de l’an 2005, qui ont permis le mariage et l’adoption par des couples homosexuels en Espagne.

Lauréat de plusieurs prix, Homo Baby Boom a été sélectionné dans plus de 40 festivals autour du monde et diffusé dans des télévisions de Catalogne et de France.

Version sous-titrée en français : http://vimeo.com/22702792

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L’antenne Midi-Pyrénées de l’APGL (Association des parents et futurs parents gays et lesbiens) organise un « Pot de convivialité » auquel vous êtes conviés :

Vendredi 14 Octobre 2011 à partir de 18h à Toulouse.

Ce sera l’occasion de nous rencontrer ou de nous retrouver et d’échanger autour d’un apéritif dinatoire. Chacun(e) est prié d’apporter une boisson et/ou un met salé et de contribuer ainsi à ce moment convivial.

Afin de connaître le lieu d’accueil, vous pouvez dès à présent contacter nos hôtes Richard et son fils Grégoir au : 06.88.18.21.39

Homoparentalité à la une

Médias, News Commentaires fermés
août 272011
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Dans son numéro du mois d’août 2011, le magazine GEO consacre un article substantiel à l’homoparentalité. Un texte utile pour faire connaître au grand public la vie et les attentes de ces familles, illustré par les belles photos de Florence Bonny. Un article qui n’oublie pas de signaler en introduction que l’homoparentalité constituera un enjeu pour l’élection présidentielle de 2012. Découvrez le et faites le connaître autour de vous !

SOS homophobie a appris mercredi 13 juillet 2011 que les députés UMP ont présenté 30 propositions pour « promouvoir la famille durable », en réclamant de réserver en priorité l’adoption aux couples hétérosexuels ou aux seuls célibataires ayant un lien de parenté avec l’enfant, quand ses parents sont décédés. Hervé Mariton et Anne Grommerch, auteurs du rapport issu des travaux du groupe de travail UMP sur la famille lancé il y a six mois, ont souligné qu’il fallait renforcer la « valeur famille » : « Avoir deux parents de sexe différent est un bien élémentaire de l’enfant. » Et le groupe UMP aurait validé les propositions de ce groupe de travail, selon leurs auteurs. Le message est donc clair : l’UMP dresse un nouvel obstacle pour les homosexuel-le-s qui souhaitent adopter et qui, faute de pouvoir le faire dans le cadre d’un mariage qui leur est encore refusé, n’ont d’autre choix que de procéder à une adoption en tant que célibataires, empêchant de fait la reconnaissance de leur conjoint-e comme parent légal de leur enfant.

SOS homophobie n’est pas seulement révoltée par tant de mépris et de méconnaissance : il s’agit là d’une nouvelle discrimination explicite à l’égard des personnes homosexuelles, ainsi que d’une négation totale des dizaines de milliers de familles homoparentales qui vivent en France et de leurs enfants, tout aussi épanouis que ceux éduqués par un couple hétérosexuel. Une fois encore, l’absence d’argumentation est criante, seule la valeur judéo-chrétienne de la famille hétérosexuelle érigée en modèle sacré par ce parti, pourtant laïc, est invoquée. L’intérêt supérieur de l’enfant est d’avoir des parents qui l’aiment, quelque soit leur sexe ou leur orientation sexuelle.

Mais SOS homophobie est, surtout, extrêmement préoccupée par ce qui semble être un mouvement de fond au sein du parti majoritaire. Que l’UMP n’ait, depuis dix ans qu’elle est au pouvoir, mis quasiment aucun moyen dans la lutte contre l’homophobie et n’ait pas oeuvré à davantage d’égalité entre les citoyen-ne-s sans distinction d’orientation sexuelle ou d’identité de genre, voilà déjà un drame pour les millions de lesbiennes, gays, bi et trans qui vivent en France. Mais ces 30 propositions sont plus graves encore : elles opèrent un retour en arrière. Le conservatisme et l’immobilisme ont cédé le pas à une pensée rétrograde. Au sein de l’UMP, comme nous l’écrivions le jour où les députés UMP ont rejeté massivement (97%) la proposition de loi du groupe SRC pour ouvrir le mariage aux couples de même sexe, les courants de pensée réactionnaires l’emportent aujourd’hui sur les courants modérés et progressistes, existants mais inaudibles. Inaudibles parce que minoritaires ?

SOS homophobie a participé le jour de Fête nationale française au grand concert pour l’égalité organisé par SOS Racisme sur le Champ de Mars, où un nombre considérable d’associations de lutte contre les discriminations se sont retrouvées pour faire vibrer la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité ». Sur le terrain de l’égalité, à tout le moins, l’UMP nous prouve chaque jour qu’elle bafoue l’un des fondements de notre société, et ne laisse présager que le pire pour l’avenir et pour les millions des lesbiennes, gays, bi et trans, qui ne demandent qu’une chose : qu’on les considère comme des citoyen-ne-s à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoir que les autres. Ni plus, ni moins.

Communiqué SOS Homophobie

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Les députés prendront-ils leurs responsabilités face à la réalité sociale des familles homoparentales ?
Le 8 avril dernier, les sénateurs adoptaient un amendement proposé par le groupe Socialiste ouvrant la procréation médicalement assistée « à tous les couples », levant ainsi les restrictions d’accès, qui conduisent depuis de nombreuses années, les couples de femmes à se rendre dans les pays ayant légalisé.
Le 11 mai, lors de la commission chargée d’examiner le projet de loi de bioéthique les députés ont choisi de revenir au texte initial et ainsi d’ignorer les améliorations apportées au texte par les sénateurs.
Le groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche a déposé à nouveau un amendement afin que cette question puisse être à l’ordre du jour lors de la seconde lecture du projet de loi de bioéthique à l’Assemblée Nationale en séance plénière. Nous ne pouvons que les en féliciter.
Les députés auront donc l’occasion, dès le 24 mai de s’emparer de cette question et d’ouvrir le débat.
Mettre fin aux discriminations dès aujourd’hui
Alors que de nombreux pays voisins (Espagne, Belgique, Danemark, Royaume Uni, Finlande, Grèce, …) ont déjà légiféré, parfois depuis plus de trente ans, il est grand temps que le législateur français mette fin aux discriminations entre les couples selon leur orientation sexuelle.
Alors que nous savons aujourd’hui, que ce qui fait famille n’est plus seulement un père et une mère, que les enfants de familles homoparentales se construisent et s’intègrent parfaitement bien dans notre société, le législateur se doit de rétablir l’égalité entre tous les couples, sans exception, quant aux modes d’accès à la parentalité et parenté.
Le droit de fonder une famille est admis pour les couples hétérosexuels infertiles. Or les techniques de procréation médicalement assistées ne guérissent pas. Elles pallient seulement une stérilité qui, de plus, est parfois inexpliquée médicalement. Le caractère médical, au sens propre du terme, n’est donc pas toujours ce qui permet à un couple d’accéder, en France, à la procréation médicalement assistée.
Comment donc comprendre les restrictions actuelles pour les couples de femmes si l’infertilité médicale n’est pas, dans les faits, le seul critère légal ?
L’association « Les Enfants d’Arc En Ciel- l’asso ! » en appelle à la responsabilité du législateur. Dans l’intérêt des enfants nés et à naître, grâce à la conscience sociale et politique des représentants des pays voisins, nous demandons qu’enfin nos familles existantes et à venir soient enfin reconnues juridiquement en France.
A l’appel de l’Inter-LGBT nous nous rassemblerons, le 24 mai, devant l’Assemblée Nationale, à 18 h 30.
Nous demandons aux députés de rétablir ce qui a été voté par leurs collègues sénateurs en adoptant ce nouvel amendement.
Rassemblement devant l’Assemblée nationale Mardi 24 mai à 18 heures 30 Place Edouard Herriot – Paris 7e (Métro : Assemblée nationale)

Communiqué de presse « Les Enfants d’Arc en Ciel »

Dans le cadre de la semaine « autour du 17 mai », AEC Toulouse organise vendredi 20 mai à 18 h une table ronde à la Médiathèque sur le thème : « L’homoparentalité : état des lieux et perspectives », avec Martine Gross, sociologue (CNRS), et Stéphane Clerget, pédopsychiatre et chercheur.

Grand auditorium Médiathèque José  Cabanis – Toulouse

Entrée gratuite

En partenariat avec les associations : APGL Midi-Pyrénées et Les enfants d’Arc En Ciel Midi-Pyrénées.

 

Martine Gross dressera un état des lieux des réalités de l’homoparentalité, interrogera la question avec son regard de chercheuse.

 

 

 

 

 

Stéphane Clerget interrogera ces réalités homoparentales plus particulièrement du point de vue de l’enfant. L’occasion, lors des échanges avec la salle, d’interroger la question avec un regard politique, un an avant l’élection présidentielle.

 

L’APGL change de nom, et de logo ! In extenso, APGL signifie désormais « Association des parents et futurs parents gays et lesbiens ». Elle  s’adresse à toute personne ou tout couple concerné par l’homosexualité et ayant, ou désirant avoir et élever, des enfants. L’APGL est un lieu de partage et d’échange de parole, d’idées et de réflexions à propos du désir d’enfant et des expériences de parents d’enfants élevés dans le cadre de familles homoparentales. L’association milite pour une inscription dans la réalité sociale et juridique des familles homoparentales et pour que cessent les discriminations à l’encontre des parents gays et lesbiens.

E-mail: midi-pyrenees@apgl.fr
Web : http://www.apgl.fr
Permanence téléphonique le mardi de 20h à 22 h (hors vacances scolaires) au 05 82 75 94 63

La première édition du Salon du Livre Homoparentalité, organisée par l’antenne Ile de France de APGL, se tiendra à Paris le samedi 2 avril 2011 .

Ce salon, où vont se côtoyer tous les genres de littérature (romans, biographies, essais, livres pour enfants…), sera l’occasion de rencontrer des auteurs passionnés et passionnants, ayant tous en commun de traiter de l’homoparentalité. Dédicaces, tables rondes, contes pour enfant, espace librairie, petite restauration, échanges et convivialité seront au rendez-vous.

Ce salon sera ouvert aux professionnels et aux visiteurs de tous âges.
Entrée gratuite (horaires : 13h00 à 17h30)
Pôle Simon Le Franc, 9 rue Simon Le Franc 75004 Paris

Nous vous attendons nombreux le 2 avril pour cette première édition !

Contact pour l’APGL IDF: salonlivreapgl@yahoo.fr

Remerciements à nos partenaires : Le Pôle Simon le Franc, Yagg.com et les librairies Les mots à la bouche et Violette and Co

 

« Il est grand temps que le législateur prenne en compte l’évolution sociétale majeure actuellement en cours dans notre pays », écrit Mathieu Nocent de la commission politique de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) dans une tribune pour Yagg.

Un plaidoyer pour la reconnaissance pleine et entière de l’homoparentalité et l’égalité réelle en matière de droits, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012.

Homoparentalité: dans la perspective de 2012, la balle est dans le camp des partis politiques », par Mathieu Nocent, de l’APGL

« Putain, deux ans! »: c’est la – désormais célèbre – phrase que Les Guignols faisaient dire à Jacques Chirac en 1993, deux ans donc avant l’élection présidentielle de 1995. Nous voici aujourd’hui à moins de deux ans de la prochaine échéance présidentielle, les chefs d’État, les gouvernements, les majorités parlementaires de gauche et de droite se sont succédées et – pour les familles homoparentales – rien ou presque n’a changé.

PARENT SOCIAL
Les homosexuels n’ont toujours aucun moyen légal – en France – d’avoir des enfants et de fonder une famille. Aucune loi ne mentionne même l’existence des familles homoparentales. Seule la loi du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale a initié le début d’un commencement de reconnaissance en permettant « lorsque les circonstances l’exigent » au parent légal de partager son autorité parentale avec un « tiers », « tiers » qui peut être – au sein des couples homosexuels – le ou la conjoint-e, celui ou celle que nous appellerons le parent « social ». Car s’il est bien – de fait – un parent pour l’enfant – le parent social n’a toujours pas aujourd’hui d’existence légale et la loi voulue par Ségolène Royal – alors ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées – n’y change rien.

Lire l’interview entière ici

Forte diminution des mariages, développement des familles recomposées, apparition de l’homoparentalité, essor de l’assistance médicale à la procréation : en trente ans, un véritable bouleversement a ébranlé l’univers de la parenté. Le Monde Magazine a demandé à l’un des plus grands anthropologues français, Maurice Godelier, de nous décrypter cette évolution. Maître assistant de Fernand Braudel et de Claude Levi-Strauss, M. Godelier, qui a été directeur scientifique du CNRS, est l’auteur des Métamorphoses de la parenté (Fayard 2004) .

Pour Maurice Godelier, les mutations de la famille contemporaine sont liées à trois mouvements : le mouvement de promotion de l’individu, qui a abouti à ce que l’on mette l’accent sur le libre choix du partenaire et non sur les obligations sociales et familiales ; le mouvement d’égalité entre les sexes, qui a conduit à mettre fin, au sein des familles, à la « puissance paternelle », cette « séquelle du patria potestas antique qui, dans le monde romain, donnait au père de famille un droit absolu de vie et de mort sur ses enfants » ; et le mouvement de valorisation de l’enfance, amorcé au XVIIIe siècle par Jean-Jacques Rousseau, qui a conduit à donner des droits aux enfants.

« LA VÉRITÉ SUR SES ORIGINES »

Plutôt que de se lamenter sur le déclin de la famille traditionnelle, Maurice Godelier propose de s’ouvrir à ces évolutions. L’anthropologue plaide ainsi pour la reconnaissance des nouvelles formes de parentés sociales que sont les familles recomposées et les familles homoparentales.

« L’homoparentalité constitue une évolution irréversible, aucune loi ne pourra arrêter le mouvement, explique-t-il. Et dès lors qu’on ne peut pas l’arrêter, il faut le reconnaître et l’accompagner socialement pour qu’il acquière des structures et un encadrement légal. »

Enfin, il pense qu’il faut lever l’anonymat sur les dons de gamètes, comme le prévoit, en partie, le projet de révision des lois de bioéthique du gouvernement. « Comme tout autre enfant, un enfant né d’un don de gamètes a droit à la vérité sur ses origines », affirme-t-il.

Lire l’intégralité de l’entretien avec Maurice Godelier dans la zone Abonnés du site Le Monde.fr et dans Le Monde Magazine daté 4 décembre 2010.

L’Association des Parents et Futurs Parents Gays et Lesbiens tient à souligner l’importance de la décision que vient de rendre le juge aux affaires familiales du tribunal de Briey (Meurthe et Moselle) dans le conflit opposant les deux parents de même sexe sur la garde de leur enfant.

Saisi par l’ex-compagne de la mère légale de l’enfant, le juge a décidé de lui confier la garde de l’enfant un week-end sur deux et la moitié des vacances et de faire droit à sa demande de payer une pension alimentaire pour l’enfant.

En d’autres termes, le juge a appliqué à ce couple pacsé les dispositions prévues dans le cas d’un divorce alors même qu’aux termes de la loi, la partenaire de la mère biologique n’a aucun lien juridique avec l’enfant. Mais – et c’est le plus important – le
juge écrit pour justifier sa décision « qu’il est démontré qu’il s’est créé autour de l’enfant une famille sociologique dans le cadre de laquelle l’enfant a noué des rapports affectifs tant avec sa mère biologique qu’avec la compagne de celle-ci ».

C’est la première fois qu’en termes aussi clairs, une décision de justice reconnait la notion de famille homoparentale dans ses dimensions sociologique et affective.
Ce jugement est une véritable avancée dans la reconnaissance juridique de la famille homoparentale et sonne comme un défi au Conseil Constitutionnel qui, le 6 octobre dernier, a reconnu constitutionnel l’article 365-1 du Code civil interdisant l’autorité
parentale partagée entre deux parents de même sexe.

Le jugement de tribunal de Briey – qui fait l’objet d’un appel de la part de la mère biologique -, c’est le choc des réalités contre le poids des conservatismes. (Communiqué de l’APGL).

Plus que jamais, l’APGLet Arc-en-Ciel Toulouse considèrent qu’il est urgent de modifier la loi afin de permettre une pleine reconnaissance des familles homoparentales et de donner à leurs 200 000 à 250 000 enfants des parents légaux, comme aux autres enfants.

Suite aux différentes rencontres effectuées ces derniers temps du fait de l’autorité parentale conjointe obtenue, nous nous sommes aperçues que beaucoup de familles homoparentales souhaiteraient participer à quelques activités ludiques avec les enfants et ainsi faire de nouvelles connaissances.

Motivées, nous nous sommes rapprochées de L’association « Les enfants d’Arc en ciel » et leur avons proposé quelques idées d’actions ponctuelles. Par exemple : se rejoindre à la piscine, ballades, rando, relais de baby-sitting, pique nique, ou simplement se retrouver pour que les enfants partagent des moments de jeux.

Tout cela reste à construire, à étoffer, c’est pourquoi, à l’initiative de l’Association LES ENFANTS D’ARC EN CIEL, nous proposons de nous réunir, toutes et tous, parents, enfants, poussette, ballon et pique nique à la Prairie des Filtres à Toulouse le DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2010 à 12 h.

Evenement Facebook ici

Ce premier moment nous permettra de réfléchir aux suivants…

Le pique nique peut se dérouler façon auberge espagnole et partager ainsi les qualités culinaires de chacun ou chacune.

Un moment sympathique nous attend !

Chrystel et les Enfants d’arc en ciel / Arc-en-Ciel Toulouse

L’Argentine devient par ce vote le premier pays d’Amérique latine et le 1oème au monde à légaliser le mariage pour des couples de même sexe. Après les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, le Canada, l’Afrique du sud, la Norvège, la Suède, le Portugal et l’Islande, (sans oublier la ville de Mexico et six Etats des USA), le texte de loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe a été adopté ce jeudi matin par le Sénat argentin, par 33 voix contre 27.

Arc-en-Ciel Toulouse salue ce geste historique en faveur de la lutte contre les discriminations. Malheureusement, ces discriminations d’Etat perdurent, notamment en Europe, et jusqu’en France.

Cet acte doit amener chacune et chacun d’une part à soutenir l’appel dit de Montpellier visant à ouvrir le mariage en France aux personnes de même sexe, d’autre part, à quotidiennement militer pour le droit d’avoir le choix de se marier ou non avec la personne aimée.

En Argentine, le texte modifie l’article du Code Civil en substituant à la formule «mari et femme»,  le terme de  « contractants». Non content d’accorder le mariage, le texte soutenu par la présidente du gouvernement de centre-gauche Cristina Kirchner, autorise l’adoption et accorde aux « contractants » tous les droits qui étaient alors dévolus aux seuls couples mariés, en  matière de sécurité sociale et d’allocations comme de jours de congé attachés à la vie familiale.

Les leaders des partis politiques,  au pouvoir comme dans l’opposition,  se sont félicités de cette « victoire historique » qui a pour but de «garantir les droits des minorités».  C’est une véritable avancée en faveur de l’Egalité réelle.

Au lendemain, de notre Fête nationale, où nous rappelions la devise de la République française, LIBERTE EGALITE FRATERNITE, nous pourrions avoir un goût amer au regard de la non effectivité de principes pourtant garantis par notre Constitution. Il y a moins d’un mois, nous manifestions à Toulouse sous le mot d’ordre :

2010 : la France en retard
Mariage – Parentalité
Agissons !

L’actualité nous démontre que nous avions raison et qu’il est d’autant plus important de se mobiliser. Nos représentants devront prendre leurs responsabilités. Un jour viendra où la législation devra évoluer de leur propre chef ou par des injonctions judiciaires.

Arc-en-Ciel Toulouse demande instamment l’évolution de la législation et l’ouverture du mariage actuellement défini dans le code civil aux personnes de même sexe.

Arc-en-Ciel Toulouse

La Cour de cassation a ordonné jeudi l’exécution en France d’une décision de justice américaine selon laquelle un enfant adopté peut avoir pour parents deux personnes de même sexe, une décision importante en matière d’adoption par les couples homosexuels.

Une porte vient de s’ouvrir pour les couples du même sexe désireux d’avoir des enfants légalement reconnus par les deux partenaires. Dans un arrêt, la Cour de cassation valide par exequatur -reconnaissance juridique sur le sol français- une décision de la cour suprême du comté de Dekalb, aux Etats-Unis.

Le jugement américain avait permis à madame B. d’être reconnue comme second parent de la fille née de sa compagne. Les deux femmes ont désormais le même statut légal de parents pour l’enfant, une première en France.

Plus d’infos ici et ici

Arc-En-Ciel se réjouit de cette décision. Et milite activement pour que tous les parents aient les mêmes droits!

Photographie – © Jacob Chetrit 2010

La 16 ème Marche des Fiertés LGBT organisée par Arc en Ciel Toulouse aura lieu à Toulouse le samedi 19 juin 2010.

Pour la seconde année consécutive,  le village associatif se tiendra le 19 juin prochain, en plein coeur de la cité, Place du Capitole.

Le départ se fera du Pont Neuf à partir de 14H

Cette implication citoyenne doit se poursuivre avec la préparation du futur centre LGBT qui ouvrira ses portes en 2011.
Le mouvement LGBT rassemble mais ne se ghettoise pas !

Le mot d’ordre 2010 : La France en retard ! mariage-parentalité, agisons !!

L’ouverture d’un centre LGBT à Toulouse n’est pas une fin en soi : elle doit permettre d’amplifier la lutte contre les discriminations, l’homophobie et la transphobie. Aujourd’hui, 9 pays en Europe reconnaissent le mariage entre deux personnes de même sexe  : pourquoi la France est-elle à ce point en retard ? La Marche et le Festival 2010 entendent mobiliser fortement sur cette question qui se trouve bien au centre de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits. Un colloque sur l’homoparentalité permettra, en particulier, de combattre les préjugés encore tenaces à ce sujet.

Le programme est mis en ligne sur le site de la Pride: Cliquez ici

Venez nous rejoindre !

Avec une équipe qui se renouvelle, trois sites internet , une communauté facebook en pleine croissance (plus de 1600 amis !) , des permanences de plus en plus fréquentées : en 2010 , forte de près de 10 ans d’expérience, AEC surfe sur la vague de la croissance, de l’action et du mouvement et affirme ses convictions d’ouverture et de tolérance. Elle regroupe 18 associations et bientôt une centaine d’adhérents directs.

N’hésitez plus : venez-nous rejoindre pour participer à notre action et pour défendre vos droits !

ADHÉREZ ICI pour nous aider a faire avancer la lutte contre les discriminations!

Consultez le programme papier ici


En direct de Muret, le grand bonheur pour Sara et Chrystel !

Sacrée nouvelle qu’Arc-en-Ciel Toulouse est si heureux de vous annoncer ! Sara et Chrystel, qui se sont pacsées en mars 2009, viennent en effet de se voir reconnaître par le juge des affaires familiales l’autorité parentale conjointe pour leur fille Fany, née le 20 octobre 2009 par insémination artificielle. Et c’est tout près de Toulouse, à Muret, que samedi dernier les deux jeunes femmes ont célébré le baptême républicain de Fany dont la marraine et le parrain ne sont autres que les deux premiers enfants de Chrystel. Speech officiel et grande fiesta au programme !

Voici donc cet extraordinaire combat administratif, de bureau en bureau, papier après papier, reconnaissance hélas encore nécessaire de chaque droit, l’un après l’autre, afin que l’évidence s’impose enfin à un juge  : à tant de volonté, comment dire non à la reconnaissance d’une vraie famille ?

Chrystel : « J’ai eu deux enfants d’une précédente union hétéro (10 et 7 ans). Nous les avons en garde alternée 1 semaine/deux. J’ai rencontré Sara et nous nous sommes pacsé au mois de mars l’année dernière. Précédemment, en janvier, nous avons été à Barcelone pour une insémination artificielle. C’est Sara qui l’a porté, évidemment.
Du fait que c’est le 3ème enfant au foyer, nous avons pu obtenir de la Sécu que Sara ait 10 semaines de plus en congé maternité puis nous avons enchainé avec la caf pour un congé parental. Etant pacsées, mes 3 enfants nous sont reconnus pour les allocations. A mon boulot, je suis fonctionnaire d’Etat, j’ai eu 5 jours pour le PACS et 3 jours pour la naissance de Fany (avec la dénomination naissance, adoption, événement familial). Ensuite, pour avoir à la mutuelle la gratuité du 3ème enfant, il fallait que Fany soit sur mon compte à la sécu… ce que l’on a obtenu aussi. Par mon boulot, j’ai eu de l’etat des tickets CESU pour la garde de Fany, la reconnaissant comme mon enfant. Sur mon bulletin de salaire, il est indiqué que j’ai 3 enfants à charge et je touche une prime, supplément familial de traitement. Nous sommes en train de faire construire et, après avoir vaincu les réticences du promoteur, nous avons obtenu notre prêt laissant même Sara en congé parental. »
La « moralité » de cette histoire ? C’est encore Chrystel qui nous la donne, évidemment…
« Que les homos n’aient plus peur d’avoir des enfants, en se bougeant un peu, on a les mêmes droits, hors mis l’adoption. Et je ne vous cache pas que l’adoption sera sûrement notre prochain combat (quand la maison sera finie… rires !) »

Arc-en-Ciel Toulouse adresse un ENORME « BRAVA ! »  à Sara et Chrystel qui nous montrent la voie de ce qui est possible d’obtenir, par la ténacité ! Leur immense bonheur nous encourage plus que jamais à continuer de se battre pour la pleine et entière reconnaissance de l’homoparentalité.

Nous souhaitons surtout que, demain, ce ne soit plus un chemin de croix que d’obtenir la reconnaissance de nos droits.

2010: La France en retard !

Mariage, Parentalité

Agissons !!

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Le numéro d’avril du magazine Parents consacre un article à l’homoparentalité auquel l’APGL a collaboré. Cet article revient notamment sur une décision de justice très importante. Une lesbienne a en effet été reconnue juridiquement comme la mère sociale de l’enfant conçu par sa compagne, avec qui elle partage désormais l’autorité parentale. Le parquet, qui avait souhaité le rejet de la demande, n’a pas fait appel pour l’heure de la décision du jugement rendu le 13 janvier par le tribunal de grande instance de Créteil, dans la région parisienne.

S., 30 ans, et N., 39 ans, vivent en concubinage depuis 2002 et sont pacsées depuis 2003. En juin 2008, S. a mis au monde l’enfant du couple, conçu par insémination artificielle en Espagne. N. n’ayant pas obtenu le droit d’adopter l’enfant, les deux femmes se sont tournées vers le partage de l’autorité parentale.

L’avocate du couple a « collé » à la jurisprudence en la matière, s’employant « à démontrer que l’intérêt de l’enfant exigeait l’autorité partagée« , a-t-elle expliqué à LToutes. Me Céline Campi a notamment fait valoir que N. était le soutien financier du foyer, et que S., ébéniste, souffrait d’un souffle au coeur.

Le jugement découle de l’arrêt de la Cour de cassation du 24 février 2006. La plus haute juridiction française y estime que « l’article 377-alinéa 1er du Code civil s’oppose pas à ce qu’une mère, seule titulaire de l’autorité parentale en délègue tout ou partie de l’exercice à la femme avec laquelle elle vit en union stable et continue, dès lors que les circonstances l’exigent et que la mesure est conforme à l’intérêt de l’enfant« .

Interrogé par LToutes, Philippe Rollandin, porte-parole de l’Association des parents gays et lesbiens (APGL), a salué la décision du TGI de Créteil, regrettant toutefois que le couple ait dû démontrer l’existence d’un risque pour l’enfant (la profession « physique » et l’état de santé de la mère biologique). « Ca fait un peu bricolage. Le parent social doit être reconnu comme tel. Ce qu’il faut, c’est une loi qui reconnaisse le statut du beau-parent« , a-t-il estimé.

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