Pas de hiérarchisation entre les discriminations

La FÉDÉRATION LGBT dénonce l’inégalité pénale qui frappe les citoyens selon les critères de discrimination applicables à leur situation de victime en cas d’injures. Situation instituant de facto une hiérarchie inacceptable entres les discriminations.

Une inégalité dont pâtissent les victimes et les associations LGBT qui les accompagnent, qui doivent être quatre fois plus vigilantes dans l’application du droit de la non discrimination, par les parquets et les tribunaux, que les victimes et leurs homologues en matière de racisme et d’antisémitisme. Il y a un an, l’affaire Sexion d’Assaut illustrait parfaitement les limites d’un délai de prescription trop court.

Au sein de la FÉDÉRATION LGBT, le constant des ces expériences de terrain en matière pénale a incité un de nos membres, ADHEOS, le Centre LGBT de Saintes-La Rochelle, à sensibiliser sa députée sur ce sujet. Catherine Quéré, députée PS de la Charente-Maritime, a rédigé une proposition de loi, faisant écho à celle déposée par Noël Mamère, Yves Cochet, Anny Poursinoff et François de Rugy, en mars 2011, sur la base du travail de Caroline Mécary, pour Europe Ecologie-Les Verts, mais jamais débattue.

Le texte rédigé par Catherine Quéré vise la suppression de la discrimination dans les délais de prescription, prévus par la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881. La FÉDÉRATION LGBT salue cette démarche universaliste et s’y associe pleinement puisqu’elle bénéficiera tant aux homosexuel(le)s, qu’aux personnes en situation de handicap et aux femmes. La FÉDÉRATION LGBT souligne que les lesbiennes sont doublement discriminées, en tant que femmes d’abord, puis à raison de leur orientation sexuelle ensuite.

La FÉDÉRATION LGBT rappelle aussi avec force que l’identité de genre n’est toujours pas un critère de discrimination reconnu par la loi et que seul le critère du sexe permet à ce jour aux personnes trans-identitaires d’être protégées. La FÉDÉRATION LGBT exprime son attachement particulier à ce que la lutte contre le sexisme soit aussi au coeur de cette proposition de loi et qu’elle profite tant aux femmes qu’aux personnes trans.

La liberté d’expression et la liberté de la presse garanties
Auditionnée par Catherine Quéré le 26 octobre dernier, la FÉDÉRATION LGBT a produit ses arguments en faveur de cette proposition de loi. La FÉDÉRATION LGBT a notamment argué que la liberté d’expression et la liberté de la presse seraient totalement garanties, à l’instar du droit pénal appliqué désormais depuis 7 ans en matière de lutte contre le racisme.

Le 9 novembre, en commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, malgré l’opposition du gouvernement, les députés de l’UMP n’ont pas pris part au vote, pour ne pas avoir à voter contre cette proposition de loi au contour universaliste. Elle sera donc débattue en séance le 17 novembre, dans le cadre d’une niche parlementaire du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche à l’Assemblée nationale, et soumise au vote le 22 novembre prochain.

La FÉDÉRATION LGBT demande au gouvernement de ne pas s’opposer à ce texte et demande aux députés UMP de le voter pour supprimer toute discrimination au sein même des discriminations. La FÉDÉRATION LGBT demande à Michel Mercier, garde des Sceaux, d’appuyer cette avancée nécessaire pour l’égalité de tous les citoyens devant la Justice.

La FÉDÉRATION LGBT rappelle à tous les députés qu’à quelques mois des élections présidentielles et législatives, prendre le risque de voter contre ce texte reviendra à voter pour le maintien de l’inégalité des homosexuel(le)s, des femmes et des personnes handicapées, face à la loi, ce qui ne serait pas sans conséquences pour l’avenir.

Par Dominique GOBLET , Les trajectoires identitaires où convergent et se croisent handicap et homosexualité sont encore assez peu étudiées. Le principal objectif de cette recherche est d’analyser comment les personnes qui « cumulent » handicap et homosexualité revendiquent et affirment leur vie affective et sexuelle.Les répondants proviennent de milieux diversifiés et vivent des situations de handicaps tant physique que sensoriel très différentes. Les témoignages recueillis évoquent cette double discrimination. Si les répondants ont le sentiment d’être rejetés comme homosexuels par la société, ils témoignent, pour un bon nombre, être rejetés comme handicapés par le milieu gai.

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déc 142010

CONTEXTE
Des officiers de police de Merida, une ville du sud du Mexique, ont détenu et torturé José Ricardo Maldonado Arroyo, militant LGBT afin de lui extorquer des informations. Ils l’ont arrêté de façon arbitraire pendant environ quatre heures et menacé de représailles s’il faisait état de l’incident. On craint sérieusement pour sa sécurité.

Le 4 décembre vers 22.30, 4 membres de la police de l’état du Yucatan ont contacté José Maldonado alors qu’il se trouvait chez un ami et lui ont posé des questions au sujet d’un suspect dans une affaire sur laquelle ils enquêtaient. José Maldonado leur a dit qu’il ne connaissait pas cet homme mais les policiers l’ont arrêté sans montrer aucun mandat d’arrêt ou expliquer le motif. Selon José maldonado il fut menotté, on lui mit un bandeau et le poussa dans une voiture qui fit un trajet de quatre heures. Les policiers le frappaient sans cesse au visage, sur la poitrine ou le dos et le forcèrent à changer de voitures au moins quatre fois durant son calvaire. Ils le questionnaient en proférant des propos homophobes et d’autres menaces au sujet du suspect qu’ils recerchaient et du travail de José Maldonado en tant que militant des droits LGBT. Avant de le relâcher en face de sa maison, vers 3 heures du matin le 5 décembre, les policiers lui ont dit : « n’en fais pas toute une affaire. Nous t’attraperons à nouveau et te jetterons en prison. Nous porterons plainte contre toi et te passerons à tabac. » Suite à cet incident, il a demandé un examen médical et les conseils d’une organisation des droits humains locale. Il a porté plainte le 5 décembre au bureau du ministre de la Justice mais à ce jour, personne ne l’a contacté concernant une enquête sur cet incident ou pour des mesures de protection. La police judicaire d’état travaille sous l’autorité du ministre de la justice.

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En France, le délai de prescription pour les injures à caractère raciste est d’un an. Pour les injures à caractère homophobe, il est de trois mois. Plusieurs centaines de personnes sollicitent SOS homophobie chaque année à ce sujet. Cette inégalité juridique est une discrimination qui empêche, aujourd’hui, à de nombreuses victimes de propos homophobes de pouvoir obtenir réparation auprès de la justice. C’est le cas pour les huit jeunes hommes et femmes qui ont été insulté-e-s et, pour l’une d’entre eux, frappée le 14 février 2010, lors d’un kiss in devant Notre Dame, dont le procès a lieu ce mardi 30 novembre.

Quatre des agresseurs présumés ont été formellement identifiés par les victimes, et sont aujourd’hui poursuivis pour injures et violences volontaires aggravées. SOS homophobie s’est portée partie civile auprès des victimes, et est représentée par Caroline Mécary. Or, l’avocat des mis en cause invoque la prescription pour faire annuler les poursuites concernant les insultes. Elles sont aujourd’hui maintenues pour la victime de coups et blessures.

Depuis mars 2010, lorsque, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil Constitutionnel peut être saisi de cette question. SOS homophobie dépose donc aujourd’hui une question prioritaire de constitutionnalité qui, si elle est approuvée par le tribunal de grande instance et la cour de cassation, sera soumise au conseil constitutionnel. Celui-ci devra s’exprimer sur la distinction dans le délai de prescription entre une insulte à caractère raciste et une insulte à caractère homophobe. Cette démarche peut suspendre le procès jusqu’à ce que le conseil constitutionnel se prononce sur cette question, dans un délai de trois mois.

SOS homophobie ne peut tolérer qu’une hiérarchie s’opère entre les insultes fondées sur l’orientation sexuelle et celles fondées sur l’origine. Si le conseil constitutionnel met bien fin à cette discrimination juridique, alors un procès équitable pourra avoir lieu pour les victimes. Cette affaire permettrait ainsi de faire avancer le droit pour les gays et lesbiennes de France dont un grand nombre sont, chaque jour, victimes d’insultes et ne peuvent s’en défendre.

Arc en Ciel Toulouse rappelle que lors du concert du groupe Sexion d’Assaut à Toulouse, elle a solennellement fait part au Préfet de son indignation face à une telle inégalité de traitement entre les discriminations et que les élu(es) présents à la manifestation qu’elle a organisée se sont alors engagés pour faire modifier la législation actuelle.

L’Argentine devient par ce vote le premier pays d’Amérique latine et le 1oème au monde à légaliser le mariage pour des couples de même sexe. Après les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, le Canada, l’Afrique du sud, la Norvège, la Suède, le Portugal et l’Islande, (sans oublier la ville de Mexico et six Etats des USA), le texte de loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe a été adopté ce jeudi matin par le Sénat argentin, par 33 voix contre 27.

Arc-en-Ciel Toulouse salue ce geste historique en faveur de la lutte contre les discriminations. Malheureusement, ces discriminations d’Etat perdurent, notamment en Europe, et jusqu’en France.

Cet acte doit amener chacune et chacun d’une part à soutenir l’appel dit de Montpellier visant à ouvrir le mariage en France aux personnes de même sexe, d’autre part, à quotidiennement militer pour le droit d’avoir le choix de se marier ou non avec la personne aimée.

En Argentine, le texte modifie l’article du Code Civil en substituant à la formule «mari et femme»,  le terme de  « contractants». Non content d’accorder le mariage, le texte soutenu par la présidente du gouvernement de centre-gauche Cristina Kirchner, autorise l’adoption et accorde aux « contractants » tous les droits qui étaient alors dévolus aux seuls couples mariés, en  matière de sécurité sociale et d’allocations comme de jours de congé attachés à la vie familiale.

Les leaders des partis politiques,  au pouvoir comme dans l’opposition,  se sont félicités de cette « victoire historique » qui a pour but de «garantir les droits des minorités».  C’est une véritable avancée en faveur de l’Egalité réelle.

Au lendemain, de notre Fête nationale, où nous rappelions la devise de la République française, LIBERTE EGALITE FRATERNITE, nous pourrions avoir un goût amer au regard de la non effectivité de principes pourtant garantis par notre Constitution. Il y a moins d’un mois, nous manifestions à Toulouse sous le mot d’ordre :

2010 : la France en retard
Mariage – Parentalité
Agissons !

L’actualité nous démontre que nous avions raison et qu’il est d’autant plus important de se mobiliser. Nos représentants devront prendre leurs responsabilités. Un jour viendra où la législation devra évoluer de leur propre chef ou par des injonctions judiciaires.

Arc-en-Ciel Toulouse demande instamment l’évolution de la législation et l’ouverture du mariage actuellement défini dans le code civil aux personnes de même sexe.

Arc-en-Ciel Toulouse

La réforme constitutionnelle de 2008  a prévu  la création d’un Défenseur des droits, une sorte de super-médiateur chargé de veiller au respect des droits et libertés fondamentales. Selon la version du projet de loi adoptée par les sénateurs en commission des lois  mercredi 19 mai dernier, cette nouvelle institution absorberait la Halde en récupérant la quasi-totalité de ses compétences.

Derrière cette apparente rationalisation du fonctionnement de quatre autorités indépendantes — le Médiateur de la République, la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, le Défenseur des enfants et, dorénavant, la Halde —, il semble cependant subsister une volonté de mettre au pas une autorité administrative mal-aimée du pouvoir législatif.

La seule compétence qui n’a pas été reprise par la commission des lois du Sénat est décrite à l’article 11 de la loi relative à la Halde, qui dispose : « La haute autorité peut formuler des recommandations tendant à remédier à tout fait ou à toute pratique qu’elle estime être discriminatoire, ou à en prévenir le renouvellement. » Son équivalent, dans le nouveau texte (article 21), est devenu : « Le Défenseur des droits peut faire toute recommandation qui lui apparaît de nature à garantir le respect des droits et libertés de la personne lésée et à régler les difficultés soulevées devant lui ou à en prévenir le renouvellement. »

Ce pouvoir de recommandation perd donc sa portée générale, pour n’être relié qu’aux saisines individuelles dont le Défenseur fera l’objet. Or, c’est au nom de cet article 11 que la Halde avait adressé au gouvernement des recommandations sonnant comme de sévères critiques envers la législation en vigueur.

On se souvient en particulier de l’avis de la Halde sur les tests ADN pour les candidats au regroupement familial, mais aussi de rapports spéciaux publiés au Journal officiel, comme celui recommandant au gouvernement d’ouvrir la pension de réversion aux couples pacsés ou celui demandant de mettre fin à diverses discriminations subies par les « gens du voyage ». Certaines de ces interpellations avaient passablement agacé les parlementaires, et particulièrement Jean-Jacques Hyest, le président de la Commission des lois du Sénat, qui n’a jamais caché son intention de tirer sur la bride.

Arc-en-Ciel Toulouse observe les discussions parlementaires actuelles avec la plus grande attention et demande qu’aucune des prérogatives de la Halde ne lui soit retirée.

D’après le blog d’Alain Piriou sur liberation.fr, 21 mai 2010

http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/2010/05/une-autorite-independante.html

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Arc-en-Ciel fédère des individus et associations de Midi-Pyrénées qui ont décidé de combattre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Pour combattre ces discriminations aujourd’hui devenues inadmissibles, AEC met en œuvre différentes actions qui vont de l’organisation d’un festival à l’organisation de permanences d’accueil de personnes entendantes, malentendantes ou sourdes.

Directement concerné ou non, n’hésitez pas à nous rejoindre!

Nous recherchons tout particulièrement des bénévoles pour les actions suivantes :

- Sensibiliser en milieu scolaire sur les discriminations LGBT et les questions de santé,

- Assurer les permanences régulières d’accueil (personnes entendantes ou sourdes) et d’information, après formation adaptée assurée par nos soins,

- Organisation matérielle de la Marche des Fiertés qui se tiendra le 19 juin 2010 à Toulouse

- Mettre en place des évènements culturels : festival de films, théâtre, danse, exposition, rencontre littéraire, …

Contribuez à ce combat, en fonction de vos disponibilités. L’investissement bénévoles s’adapte à chacun.

Vous souhaitez dénoncer ces discriminations, et disposez d’un peu de temps, n’hésitez plus : contactez-nous.

mar 122010

Il s’agit de l’interview de Jean-Marie Périé lors d’une émission à la télévision belge… :

Puis voici le lien pour voir Jean-Marie Périé au journal de 13h de France2 d’aujourd’hui, dans les « 5 dernières minutes » : http://jt.france2.fr/13h/(journal de 13h du vendredi 12 mars.. puis faites défilé le menu déroulant jusqu’à la ligne : « les cinq dernières minutes, Jean-Marie Périé le photographe »).

J.-M. Périé est l’auteur du livre « Casse-toi -Crève mon fils- Je ne veux pas de pédé dans ma vie ». Cet ouvrage est consacré aux jeunes homosexuels qui sont chassés par leurs parents. Une partie des bénéfices des ventes  sera reversée à  » l’Association Nationale Le Refuge » qui accueille ces adolescent(e)s et dont voici le lien du site et du groupe fb : www.le-refuge.org http://www.facebook.com/group.php?gid=49971768211&ref=ts

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