Le rapport 2010 de l’ILGA dénonce l’homophobie d’Etat

Publiée le 16 mai 2010 | Par Michel Megnin | News

L’ILGA*, l’Association Internationale des Lesbiennes, des Gays, des personnes Bisexuelles, Trans et Intersexuelles, publie la quatrième édition de son rapport sur l’Homophobie d’ État, fondé sur les recherches de Daniel Ottosson. Ce rapport regroupe les législations criminalisant les actes sexuels consensuels en privé entre personnes majeures du même sexe.

Gloria Careaga, co-secretaire générale d’ILGA: « Par rapport à l’année dernière, quand étaient répertoriés les 77 pays qui engagent des poursuites contre des personnes sur la base de leur orientation sexuelle, vous ne trouverez cette année « que » 76 pays dans cette même liste, y compris les tristement célèbres 5 d’entre eux qui mettent des gens à mort à cause de leur orientation sexuelle : l’Iran, la Mauritanie, l’Arabie Saoudite, le Soudan et le Yémen (plus certaines régions du Nigeria et de la Somalie). Un pays de moins comparé à la liste de 2009 peut sembler constituer un faible progrès, jusqu’à ce qu’on réalise qu’il abrite un sixième de la population humaine, car le pays en question est l’Inde ».

Renato Sabbadini, co-secretaire général d’ILGA: “Nommer et montrer du doigt les pays homophobes est essentiel mais il est tout aussi important de reconnaître les progrès accomplis. Nous sommes heureux de voir cette année l’Argentine et le district fédéral de Mexico rejoindre la communauté des états et des autorités locales qui accordent des droits égaux au mariage aux couples de même sexe – un cas de réelle inclusion, qui donnera l’exemple à beaucoup ».

Avec ce rapport, l’ILGA veut montrer du doigt les Etats qui à la fin de la première décennie du XXIème siècle traitent encore leurs citoyens LGBTI comme des êtres inférieurs qui ne mériteraient pas qu’on leur montre de la considération. Cette absence de mérite est uniquement celle de ces Etats, car ce sont eux qui se déshonorent en privant un nombre significatif de leurs citoyens de la dignité, du respect, et de la jouissance de l’égalité des droits.

2010 : La France en retard !

Mariage, Parentalité

Agissons !!

*L’ILGA, réseau mondial de groupes nationaux et locaux, compte plus de 700 organisations membres venues de tous les continents et représentant 110 pays et se consacre à obtenir l’égalité des droits des lesbiennes, gays et personnes bisexuelles, trans et intersexuelles (LGBTI). Pour obtenir plus d’information sur l’Homophobie cautionnée par les États, les législations concernant les personnes LGBTI et les activités de l’ILGA à travers le monde et aux Nations Unies, veuillez contacter Stephen Barris / ILGA: 00 32 2 502 24

www.ilga.org

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3 Responses to Le rapport 2010 de l’ILGA dénonce l’homophobie d’Etat

  1. OrangeOrange says:

    Journée mondiale contre l’homophobie ! Très bien ! Mais c’est quoi le combat contre l’homophobie ? Où est le curseur ? Etre contre le mariage des homosexuels et contre leur droit à l’adoption, est-ce être homophobe ? Question-débat autour d’une sondage trouvé sur Pnyx : http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/685

    Ce combat contre l’homophobie est-il celui contre les discriminations associées aux pratiques homosexuelles, relevant du respect de la vie privée ? Si oui, alors, vive ce combat ! Ou est-il celui pour l’élargissement du modèle familial, dont la dimension de la sexualité n’est que l’une des composantes ? Si oui, alors la plupart des démocraties seraient institutionnellement homophobes ?

  2. Florence says:

    Si je vais devant la cathédrale c’est que ma tradition spirituelle familiale est chrétienne et que ma démarche est de compassion et d’amour et non de provocation. Je viens dire pacifiquement à ma tradition spirituelle, à ma famille : tu te trompes, l’homosexualité n’est pas un péché et je ne suis pas pécheresse.

    Si j’étais musulmane, en effet j’irais devant la mosquée.

  3. michel says:

    Pour orangeorange : l’homophobie ne concerne pas que des pratiques mais aussi des personnes, bien vivantes, et donc l’accession de ces personnes à des droits dont l’égalité est pourtant garantie, en théorie, par les « démocraties ».
    Refuser ces droits, c’est institutionnaliser une inégalité fondée sur le rejet de l’homosexualité et donc l’homophobie.
    D’autre part, dans les familles homosexuelles, comme dans les familles hétérosexuelles, la sexualité n’est que l’une des composantes d’un projet de vie fondé sur de l’amour qui est un sentiment éminemment humain avant être une pratique.
    Ce « modèle familial » dont tu parles, certains hétéros -et homos- le refusent. Pourquoi donc ne donner le droit de l’accepter qu’à une partie de la population ???
    Je suis bavard.. pourquoi ne pas s’inscrire sur le forum pour continuer le débat et l’étudier ensemble, ce fameux curseur ?