3ème congrès de bioéthique à Strasbourg : genre et bioéthique…

Publiée le 9 février 2013 | Par C A | EspaceTrans, Trans

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La semaine dernière s’est tenu à Strasbourg le 3 ème congrès européen de . Les questions de genre et de ont bien entendu été abordées.

Vous pouvez voir la vidéo d’une table ronde qui s’est tenu sur ce thème qui évidemment nous tient à coeur.

On y constate que la présidente de la nous prend toujours pour des malades, même si la seule solution qu’elle propose est de nous conforter dans cette “maladie” pour notre bienêtre évidemment.

On constate également que pour beaucoup de militants , il n’est question que de genre social, alors que cela n’est qu’un aspect de la transidentité. N’oublions pas que pour beaucoup d’entre nous, il ne s’agit pas que d’être une femme ou un homme socialement, mais aussi et surtout d’être une femelle ou un mâle puisque c’est ce que nous sommes psychiquement. Même si, nous le savons bien, cela s’arrête actuellement à l’aspect corporel extérieur, il est important que nos yeux, nos mains, nos sensations puissent confirmer à notre psychisme ce qu’il pense être.

Etre une femme ou un homme est en partie une construction sociale que l’on peut donc décolérer du sexe de naissance. Cela enlève donc toute possibilité de pathologisation. Les transformations du corps permettant (dans nos société bi-genrées et de peu d’ouverture d’esprit quant aux choses du sexe et du genre) juste de mieux vivre son genre dans cette société.

Alors qu’ être psychiquement une femelle ou un mâle (en dehors de toute notion de genre social) contrairement à ce que peut laisser penser notre corps peut ouvrir la voie à des questionnements sur une éventuelle pathologie mentale. C’est pour cela que la pluspart des associations militantes occultent cet aspect de la transidentité.

Mais le problème n’est pas de se demander si ces personnes (dont moi) sont malades ou anormales, mais bien de pouvoir faire en sorte qu’elles vivent le mieux possible. Comme la pathologie n’est pas prouvée (bien qu’officiellement dans le DSM et la CIM) et les moyens pour y contrevenir inexistants (normal puisqu’il n’y a pas de maladie), faisons en sorte que ces personnes puissent vivre leur identité sociale et ou corporelle le mieux possible avec et grâce aux techniques médicales et chirurgicales existantes.

Personne ne se pose de question quant à savoir s’il est normal et naturel d’être en vie grâce à un coeur artificiel, grâce à des ressorts dans les veines, grâce à un don d’organe, au contraire tout le monde trouve cela merveilleux. Alors pourquoi serait-il anormal d’être en vie (car il s’agît bien de vie ou de mort) grâce à une opération génitale.

C’est que j’oubliais, on peut toucher à tout dans le corps humain sauf au sexe, surtout le masculin. Pourquoi? Je vous le demande.

Peut-être cela met-il à mal la divine supériorité de l’homme sur cette terre. Divine supériorité dont le symbole le plus important est le Phallus. Comment peut-on imaginer pouvoir toucher à ce symbole, à cette chose sans laquelle l’homme n’est plus un homme? Sans laquelle il n’est plus. Sans laquelle la phallocratie n’est plus!

C A.

Pour voir le débat :Vous avez dit genre ? – YouTube

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