Le docteur Jean-Pierre Calot : une procédure de suspension par l'EFS est en cours

 

Samedi 21 janvier dernier, lors de la journée « Sang pour tous » organisée Place du Capitole à Toulouse, dans un entretien aux journalistes du site web Carré d’Info,  le docteur Jean-Pierre Calot, chef de service de l’Etablissement Français du Sang Pyrénées-Méditerranée, a tenté de justifier l’exclusion à vie qui frappe actuellement en France les donneurs de sang homosexuels.

AEC Toulouse et les associations co-signataires de ce texte s’indignent des propos qui ont été tenus à cette occasion par monsieur Calot et interpelle publiquement les responsables nationaux de l’EFS et de l’INVS au moment où des avancées importantes ont lieu dans la perspective de réintégrer les donneurs homosexuels*.

Selon monsieur Calot, l’EFS n’aurait pas besoin des personnes homosexuelles car leur exclusion à vie « ne fait pas perdre beaucoup de dons et ça sécurise pour le receveur ». A la discrimination ressentie à cause de l’exclusion s’ajoute ainsi la stigmatisation d’être inutile. Les personnes homosexuelles apprécieront et les receveurs de sang en attente également.

D’autre part, pour expliquer que les personnes homosexuelles sont plus touchées que les autres par l’épidémie du VIH, comment peut-on encore prétendre que « le vagin est fait pour les relations sexuelles, et pas l’anus » ? Quelle représentation de notre sexualité et de la société ce médecin transfuseur généraliste révèle-t-il quand il parle de « l’homme normal (sic), marié, père de famille, et qui va de temps en temps avoir un rapport avec un travesti. Celui-là, il n’a pas l’impression d’être homosexuel parce qu’il a un rapport avec un travesti. L’homosexuel, le vrai, il ne va pas avoir un rapport avec un travesti parce qu’il n’aime pas les femmes, alors il aime encore moins les ersatz de femmes (re-sic!) » ?

AEC Toulouse interroge publiquement l’EFS et l’INVS sur l’opportunité de polluer le discours médical par des considérations qui distillent insidieusement le soupçon de l’homophobie et de la transphobie. En effet, le docteur Calot devrait savoir que l’homophobie et la transphobie sont des obstacles majeurs au bon fonctionnement d’un circuit transfusionnel incapable par ailleurs de faire respecter une exclusion à vie qui n’a plus lieu d’être. Comment, en effet, face à des médecins tenant des discours de cette nature, un donneur de sang peut-il répondre avec sincérité et sans crainte d’être jugé non seulement au questionnaire écrit mais surtout à l’entretien qui précède l’acte de donner son sang ?

Monsieur Calot a par ailleurs indiqué que « les associations nationales » avec lesquelles travaillait l’EFS étaient « totalement d’accord avec l’exclusion actuelle des donneurs homosexuels ». AEC Toulouse lui demande de mentionner publiquement le nom de ces associations.

AEC Toulouse rappelle à cette occasion qu’elle ne s’est jamais prononcée en faveur de cette exclusion à vie et qu’en date de son conseil d’administration du 9 janvier 2012, elle s’est prononcée en faveur de la réintégration des donneurs homosexuels.

AEC Toulouse

Communiqué de presse co-signé par Actup Sud-Ouest, l’Autre Cercle, David & Jonathan, Extra Muros, le collectif Homodonneur, le collectif Tous Receveurs Tous Donneurs, et Pourquoi Sang Priver et l’association Les Elus Locaux Contre le Sida.

*Voir J. Pillonel et C. Semaille « Accès au don du sang des hommes ayant des relations  avec des hommes et impact sur le risque transfusionnel»  in Transfusion clinique et biologique, 2 avril 2011, pp 151-57

Le quotidien Libération, dans son édition du 13 janvier, croit savoir que Nicolas Sarkozy, l’actuel non candidat à l’élection présidentielle, s’apprêterait à intégrer à son programme une mesure rendant possible l’union des couples homosexuels. Information démentie depuis par Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement.

Pas de mariage gay, ni d’union civile réservée aux seuls couples homosexuels

La FÉDÉRATION LGBT sera particulièrement attentive à ce qu’une telle éventualité ne soit pas une promesse de dupe de la part du candidat Sarkozy, un attrape-voix. La manœuvre politique ressemble à s’y méprendre à celle de 2006, avec entre autres une union et un statut du beau-parent enterrés en grandes pompes par la suite.

La FÉDÉRATION LGBT s’opposera à toute proposition communautariste en provenance d’un candidat, quelque que soit sa sensibilité politique. Toute proposition équivalente à un mariage gay ou une union civile, uniquement réservés aux seuls lesbiennes, gays, bi et personnes transidentitaires, avec des droits inférieurs, sera rejetée.

L’Égalité des droits pour laquelle se bat la FÉDÉRATION LGBT passe par la totalité des droits et des devoirs de l’actuel mariage civil, laïc et républicain. Cette Égalité des droits n’est pas négociable y compris par le non candidat Nicolas Sarkozy.

Les corollaires : la filiation et l’homoparentalité

La FÉDÉRATION LGBT prend acte de l’action de la jeune génération de l’UMP, à travers ses tribunes et déclarations, favorables à l’ouverture du mariage aux homosexuels et l’encourage à encore plus d’opposition dans sa majorité, notamment face à la Droite populaire.

Une droite réactionnaire, sœur jumelle du Front National sur ces sujets, arcboutée sur un non, devenu désormais intenable, d’autant que son refus est basé principalement sur tout rejet de la reconnaissance de l’homoparentalité dans ces formes variées, et a fortiori de la filiation pour les couples homosexuels.

Or les Français sont déjà majoritairement favorables à ces deux avancées tant ils ont défantasmé les représentations les plus rétrogrades concernant les couples LGBT et l’homoparentalité.

100 jours pour l’Égalité des droits, c’est le programme 2012 de la FÉDÉRATION LGBT.

Communiqué de presse de la Fédération LGBT

AEC Toulouse est membre de la Fédération LGBT

 

Pour la sixième année consécutive, SOS homophobie fait partie des organisations européennes remettant le Tolerantia Preis, prix annuel décerné à des personnes ou groupes de personnes s’étant illustrés, au cours de l’année, pour leur engagement dans la lutte contre l’homophobie et la transphobie et pour l’égalité des droits. En 2011, l’association allemande Maneo a choisi de récompenser Lala Süsskind, représentante de la communauté juive de Berlin ; l’association polonaise Lambda distingue Adam Bodnar, chef du département juridique de la fondation Helsinki pour les Droits de l’Homme.

En cette année pré-électorale, SOS homophobie a voulu, quant à elle, saluer l’engagement de deux élus politiques dans la cause des personnes lesbiennes, gays, bi et trans : Olivier Dussopt, député PS de l’Ardèche, et Franck Riester, député UMP en Seine et Marne. Ces parlementaires ont tous deux fait partie des responsables politiques s’étant ouvertement déclarés favorables à la proposition de loi du groupe SRC (Socialiste Radical Citoyen) de juin 2011 visant à mettre fin à la discrimination qui empêche les couples de même sexe de se marier.

SOS homophobie, qui lutte depuis 17 ans pour faire progresser la situation des personnes LGBT en France, a toujours salué les relais dans la classe politique qui portent les valeurs d’égalité, de liberté et de solidarité. En prononçant l’un et l’autre deux discours remarquables dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale le 10 juin 2011, MM. Dussopt et Riester ont fait entendre la voix de millions de Français-es qui veulent mettre fin à ce traitement discriminatoire fondé sur une conception archaïque de l’ordre social. Ils l’ont fait non pas par esprit partisan, mais bien parce qu’ils sont l’un et l’autre guidés par la conviction profonde que discriminer des personnes sur la base de leur orientation sexuelle n’est pas tolérable dans notre société, à quelque niveau que ce soit.

En récompensant des élus de deux bords politiques opposés, SOS homophobie, association politique mais non-partisane, entend rappeler que le combat contre les discriminations et pour les Droits de l’Homme ne devrait être l’affaire ni de la gauche ni de la droite, mais portée par tou-te-s les élu-e-s qui se réclament d’un idéal républicain.

La cérémonie de remise du prix à Olivier Dussopt et Franck Riester a eu lieu ce samedi 10 décembre à la Mairie du Xe arrondissement de Paris.

Dans un contexte où les gays demeurent le premier groupe touché par le VIH en France, la Fédération LGBT, Sidaction et le SNEG Prévention s’associent à nouveau pour lancer une campagne nationale de mobilisation des gays sur le dépistage et le traitement du VIH et des IST. A l’occasion du 1er décembre, nos affiches seront présentes dans les associations et les établissements LGBT.

La Fédération LGBT réaffirme ainsi son engagement dans la lutte contre le sida, les IST et les hépatites. Elle envoie un message fort aux personnes séropositives ET séronégatives : Ensemble, nous pouvons arrêter la transmission de l’épidémie. Se faire dépister aussi souvent que nécessaire, permet le suivi et l’accès au soin le plus tôt possible. Ceci pour le bénéfice de chacun, mais aussi pour le bénéfice de l’ensemble de la communauté puisque un traitement efficace réduit le risque de transmission du VIH.

Sidaction et ses partenaires interpellent aujourd’hui tous les gays. Pourquoi attendre quand on sait les avantages du traitement précoce du VIH et des autres IST ? Parce que ces infections peuvent longtemps passer inaperçues, le dépistage régulier doit devenir un réflexe. Parce que prendre soin de soi et décider de la prise d’un traitement n’est pas toujours simple, les associations et les soignants peuvent apporter un soutien précieux. Parce que les chercheurs ont démontré que la diminution du nombre de nouvelles contaminations était enfin possible avec des traitements efficaces contre le VIH, la mobilisation de tous permettra de concrétiser cet espoir.

Le SNEG Prévention, engagé sur le terrain, rappelle à tous qu’il est aujourd’hui capital d’utiliser tous les moyens disponibles pour protéger sa santé. Pour les gays séronégatifs et séropositifs, le dépistage du VIH, des IST et des hépatites, au-delà de l’accès au traitement, peut être aussi l’occasion de faire le point sur ses pratiques. Dépistage et traitement peuvent ainsi contribuer à une vie sexuelle épanouie et de qualité. Attendre, c’est risquer de se contaminer, de contaminer, de se co-infecter ou de co-infecter, et d’affaiblir considérablement ses chances face au VIH. N’attendons pas que la maladie prenne les rennes de notre vie, gardons la main sur notre santé. Le SNEG assurera encore cette année la diffusion de la campagne dans ses 650 établissements partenaires répartis sur le territoire ; ses équipes iront aussi à la rencontre des clients.

AEC Toulouse est membre de la Fédération LGBT. Avec sa commission santé, et en partenariat avec le Sneg Midi Pyrénées qui est aussi adhérent d’AEC, elle participera activement à cette campagne.

Infos : contactsante@aectoulouse.com

 

 

L’Assemblée nationale vote l’allongement du délai de prescription à 1 an pour les injures homophobes, sexistes et handiphobes.
La FÉDÉRATION LGBT regrette que l’identité de genre et de l’état de santé n’aient pas été ajoutés aux critères de discriminations.
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Hier jeudi 17 novembre, l’Assemblée nationale a débattu de la proposition de loi  visant à supprimer la discrimination dans les délais de prescription en cas d’injures ; 3 mois pour sexisme, homophobie, handiphobie contre 1 an pour racisme, antisémitisme. Catherine Quéré députée PS, la rapporteure, a développé ses arguments en faveur de l’alignement des délais de prescription à 1 an et de la suppression de la mention d’articles définissant le champ d’application restreint, à l’article 24 de la loi sur la presse.

En réponse Michel Mercier, Garde des Sceaux, a annoncé l’avis favorable du gouvernement concernant l’allongement de 3 mois à 1 an du délai de prescription pour les injures sexistes, handiphobes et homophobes. En écho, au nom des députés UMP, Christian Kert a assuré que son groupe avait décidé d’apporter son soutien à cette disposition, précisant, entre autres, que « la position de notre ancien collègue Dominique Baudis, devenu Défenseur des droits, nous conforte dans cette décision. »
En revanche, le gouvernement et le groupe UMP s’opposent à la modification de la rédaction de l’article 24 de la loi sur la presse, ainsi qu’à l’introduction de nouveaux critères de discrimination, comme l’état de santé et l’identité de genre, amendements défendus par Martine Billard, au nom du groupe Gauche démocrate et républicaine, et soutenus par plusieurs orateurs, dont Patrick Bloche au nom de groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

La FÉDÉRATION LGBT déplore que les personnes trans-identitaires et les personnes atteintes de VIH, celles qui ont besoin d’être protégées du fait de leur vulnérabilité sociale, aient été sacrifiées par le gouvernement et les députés UMP sur l’autel de la liberté de la presse. Ce principe fondamental, que nous défendons nous-aussi, ne s’en trouverait nullement atteint pour la même raison que les critères de racisme, d’antisémitisme, de religion, d’handiphobie, de sexisme et d’homophobie ne l’ont nullement limité ou mis en danger depuis leur introduction dans la loi du 29 juillet 1881.

La FÉDÉRATION LGBT se félicite de la sérénité des débats dans l’hémicycle, à la différence de 1999 et 2004, et constate l’avancée en demi-teinte du gouvernement et des députés UMP sur les revendications des associations LGBT agissant auprès des victimes.

La FÉDÉRATION LGBT souhaite que les députés, de droite comme de gauche, votent cette proposition de loi, afin d’atteindre l’égalité entre les délais de prescription.

La FÉDÉRATION LGBT regrette que le gouvernement ait demandé à l’Assemblée de se prononcer, le 22 novembre prochain, par un vote bloqué, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par lui, obérant tout possibilité, aussi ténue soit elle, que l’identité de genre et l’état de santé soient incriminés en cas d’injures, de diffamation et de provocation à la haine.

Les familles homoparentales n’existent pas légalement…
… mais seront enseignées dès l’année prochaine aux élèves de Terminales L.

Communiqué commun : Un nouvel enseignement : « Droit et grands enjeux du monde contemporain », proposé aux élèves des terminales littéraires à partir de la rentrée 2012 leur proposera de découvrir le Droit et la manière dont il aborde les questions contemporaines. L’évolution de la famille, et notamment la présentation de ses variantes contemporaines, sera un des thèmes abordés. La situation juridique des familles homoparentales y sera mise en perspective (1).

L’APGL et les Enfants d’Arc en Ciel l’asso ! qui agissent conjointement depuis plusieurs années pour faire reconnaître les familles homoparentales et pour faire évoluer les mentalités et les savoirs sur ces questions se félicitent que le travail collectif ainsi mené, aboutisse enfin à ce que l’homoparentalité fasse son entrée dans les programmes scolaires. Cependant, malgré les nombreux rendez-vous de travail ayant permis des échanges avec les représentants des ministères en charge de l’éducation et des programmes scolaires, elles constatent que seule une partie infime de leurs revendications a été prise en compte.

Nos organisations déplorent que l’abord des familles homoparentales soit alors réservé aux élèves des terminales L, et qu’il soit cantonné à la question juridique. Elles rappellent au ministère de l’Education Nationale que la sensibilisation des élèves, dès leur plus jeune âge, à la réalité des familles homoparentales est un élément essentiel de la lutte contre l’homophobie et les stéréotypes de genre.

Les élèves apprendront… que les familles homoparentales n’ont pas de droit !
L’APGL et les Enfants d’Arc en Ciel l’asso ! rappellent au gouvernement que la non-reconnaissance légale des familles homoparentales les maintient dans un vide juridique inadmissible qui fragilise les familles et les enfants vivant au sein de ces familles.

Lors de sa rencontre avec l’APGL – le 27 Octobre dernier – Claude Greff, Secrétaire d’Etat à la Famille a clairement fait connaître son opposition à toute évolution législative en faveur des familles homoparentales2. « La légitimité n’est pas l’égalité », a également rappelé hier le ministère de l’Éducation nationale : « La mention de ces questions de société ne signifie aucunement qu’elles aient une reconnaissance et une définition légale. »

Combien de temps encore les gouvernements successifs pensent-ils pouvoir ignorer le sort des familles homoparentales et des enfants qui y grandissent, tandis que leur existence et les conséquences juridiques de leur non-reconnaissance légale sont en passe d’être enseignées dans nos écoles ?

1-  Bulletin Officiel spécial n°8 de l’Education Nationale
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57524
2-  Communiqué de presse de l’APGL
http://yagg.com/files/2011/10/CP-Rencontre-Secretaire-dEtat-%C3%A0-la-Famille-28-10-2011.pdf

- L’APGL, Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens, travaille à inscrire depuis 25 ans, en France et en Europe, la réalité de l’homoparentalité dans nos sociétés, par un soutien aux familles homoparentales, par un travail de recherche scientifique et par des actions politiques multiples.
- Les Enfants d’Arc En Ciel – l’Asso ! a été créée en mai 2007 suite au succès de son forum internet (2003). Ouvert à tous, le forum compte aujourd’hui, environ 2500 membres adhérents ou non. Elle a pour objet principal la défense des familles constituées de parents de même sexe. Elle développe donc des actions afin de les aider à acquérir une place juridique et sociale, en luttant contre les discriminations à son égard et en militant pour l’égalité des droits au même titre que les autres familles.

Pas de hiérarchisation entre les discriminations

La FÉDÉRATION LGBT dénonce l’inégalité pénale qui frappe les citoyens selon les critères de discrimination applicables à leur situation de victime en cas d’injures. Situation instituant de facto une hiérarchie inacceptable entres les discriminations.

Une inégalité dont pâtissent les victimes et les associations LGBT qui les accompagnent, qui doivent être quatre fois plus vigilantes dans l’application du droit de la non discrimination, par les parquets et les tribunaux, que les victimes et leurs homologues en matière de racisme et d’antisémitisme. Il y a un an, l’affaire Sexion d’Assaut illustrait parfaitement les limites d’un délai de prescription trop court.

Au sein de la FÉDÉRATION LGBT, le constant des ces expériences de terrain en matière pénale a incité un de nos membres, ADHEOS, le Centre LGBT de Saintes-La Rochelle, à sensibiliser sa députée sur ce sujet. Catherine Quéré, députée PS de la Charente-Maritime, a rédigé une proposition de loi, faisant écho à celle déposée par Noël Mamère, Yves Cochet, Anny Poursinoff et François de Rugy, en mars 2011, sur la base du travail de Caroline Mécary, pour Europe Ecologie-Les Verts, mais jamais débattue.

Le texte rédigé par Catherine Quéré vise la suppression de la discrimination dans les délais de prescription, prévus par la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881. La FÉDÉRATION LGBT salue cette démarche universaliste et s’y associe pleinement puisqu’elle bénéficiera tant aux homosexuel(le)s, qu’aux personnes en situation de handicap et aux femmes. La FÉDÉRATION LGBT souligne que les lesbiennes sont doublement discriminées, en tant que femmes d’abord, puis à raison de leur orientation sexuelle ensuite.

La FÉDÉRATION LGBT rappelle aussi avec force que l’identité de genre n’est toujours pas un critère de discrimination reconnu par la loi et que seul le critère du sexe permet à ce jour aux personnes trans-identitaires d’être protégées. La FÉDÉRATION LGBT exprime son attachement particulier à ce que la lutte contre le sexisme soit aussi au coeur de cette proposition de loi et qu’elle profite tant aux femmes qu’aux personnes trans.

La liberté d’expression et la liberté de la presse garanties
Auditionnée par Catherine Quéré le 26 octobre dernier, la FÉDÉRATION LGBT a produit ses arguments en faveur de cette proposition de loi. La FÉDÉRATION LGBT a notamment argué que la liberté d’expression et la liberté de la presse seraient totalement garanties, à l’instar du droit pénal appliqué désormais depuis 7 ans en matière de lutte contre le racisme.

Le 9 novembre, en commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, malgré l’opposition du gouvernement, les députés de l’UMP n’ont pas pris part au vote, pour ne pas avoir à voter contre cette proposition de loi au contour universaliste. Elle sera donc débattue en séance le 17 novembre, dans le cadre d’une niche parlementaire du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche à l’Assemblée nationale, et soumise au vote le 22 novembre prochain.

La FÉDÉRATION LGBT demande au gouvernement de ne pas s’opposer à ce texte et demande aux députés UMP de le voter pour supprimer toute discrimination au sein même des discriminations. La FÉDÉRATION LGBT demande à Michel Mercier, garde des Sceaux, d’appuyer cette avancée nécessaire pour l’égalité de tous les citoyens devant la Justice.

La FÉDÉRATION LGBT rappelle à tous les députés qu’à quelques mois des élections présidentielles et législatives, prendre le risque de voter contre ce texte reviendra à voter pour le maintien de l’inégalité des homosexuel(le)s, des femmes et des personnes handicapées, face à la loi, ce qui ne serait pas sans conséquences pour l’avenir.

Depuis plusieurs semaines, un tractage sur la voie publique invite celles et ceux qui souhaiteraient  « guérir » de leurs « penchants homosexuels » à participer, pour la « modique » somme de 330 euros, à un séminaire de 20 séances organisé par un courant d ‘inspiration évangélique americaine nommé Torrent de Vie.

L’idée que l’on pourrait « guérir » de l’homosexualité n’est pas nouvelle. Sa version la plus récente nous vient des Etats-Unis où le courant évangélique est particulièrement influent, populiste, mercantile et néfaste. Un tel séminaire s’est d’ailleurs déjà tenu l’année dernière à Toulouse.
Arc en Ciel Toulouse respecte toute réflexion spirituelle et religieuse sur la vie relationnelle, affective et sexuelle. David et Jonathan, association de chrétiens homosexuels vivant pleinement leur sexualité dans la foi, fait notamment partie de son conseil d’administration. Cependant, et puisqu’il le faut encore, Arc en Ciel Toulouse rappelle que depuis 38 ans les psychiatres américains ont exclu l’homosexualité des maladies mentales et du DSM II et qu’en 1985 l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a retiré l’homosexualité du manuel diagnostique et statistique des maladies mentales, la déclassification ayant été entérinée lors du congrès de 1992.

L’homosexualité n’est pas une maladie. Dès lors, l’idée que l’on pourrait en « guérir » ne repose sur aucune réalité. Surtout, elle encourage une stigmatisation coupable qui explique notamment la surreprésentation des adolescents LGBT dans les statistiques sur les risques suicidaires, aux Etats-Unis comme en France. Convoquer à de fumeuses fins thérapeutiques les concepts d’un « vrai masculin » et d ‘un « vrai féminin » rappelle d’ailleurs la polémique récente particulièrement nauséabonde sur l’enseignement de la théorie du genre dans les manuels scolaires, polémique dont les personnes trans ont été les principales victimes.

D’autre part, « la guérison » proposée par le séminaire repose sur des schémas d‘explication de l’homosexualité abandonnés depuis bien longtemps. Pas plus que l’hétérosexualité, l’homosexualité ne s’explique ni ne se guérit. Elle se vit, en pleine acceptation de soi et des multiples possibles. Arc En Ciel Toulouse recommande ainsi la plus extrême vigilance à toutes celles et à tous ceux qui, en situation de grande détresse, d’isolement ou de fragilité, pourraient être tentés de dépenser pas moins de 330 euros pour une guérison qui n’a pas lieu d’être.  A toutes celles et à tous ceux qui s’interrogent sur leur orientation sexuelle ou sur leur identité de genre, elle recommande de d’adresser aux structures et aux associations compétentes où l’accueil et l’écoute sont proposés gratuitement.

Au-delà de ce séminaire, AEC souhaite aussi interpeler les pouvoirs publics et les responsables municipaux sur les dangers des tractages qui présentent encore l’homosexualité comme une pathologie dont les coûts de guérison alimentent, aux dépens des plus faibles et des plus démunis, on ne sait quelle trésorerie.

Pour toutes ces raisons, et afin de réaffirmer haut et fort que l’homosexualité n’est pas une maladie, Arc En Ciel Toulouse appelle au rassemblement pacifique de toutes les Fiertés LGBT de Toulouse et de Midi Pyrénées le 4 novembre prochain, à 18h30, devant l’Eglise Evangélique de Toulouse, 12 rue Claude Perrault. (Métro Gare Matabiau).

NON

L’homosexualité n’est pas une maladie.

Arc en Ciel Toulouse: fédération LGBT de Midi-Pyrénées qui réunit 20 Associations et 120 adhèrents directs.
Contact médias: 06 68 62 74 29 ou contact@aectoulouse.com

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L’évènement facebook ici

 

Mercredi 26 octobre, à l’Assemblée Nationale, Madame Valérie Pécresse a opposé une fin de non-recevoir à l’extension du droit à la pension de réversion pour les couples pacsés. SOS homophobie est, une fois encore, stupéfaite devant l’attitude des représentants du gouvernement à l’égard des discriminations dont sont victimes les personnes LGBT. Demandé par les associations depuis de nombreuses années, promis par le candidat Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle en 2007, pleinement soutenu par le Défenseur des Droits, ce droit doit permettre, au sein d’une union, au/à la conjoint-e survivant-e de toucher une partie de la retraite du conjoint-e décédé-e. Il existe pour les marié-e-s, pas pour les pacsé-e-s.

Or Madame Pécresse n’est pas sans ignorer que le mariage n’est ouvert qu’aux couples de sexe opposé. Les couples de même sexe, eux, n’ont qu’un seul moyen de faire reconnaître leur union civilement : le PaCS. Ainsi, le gouvernement souligne les discriminations, déjà nombreuses, qui existent entre les couples hétérosexuels et les couples homosexuels. Il rappelle notamment qu’un couple hétérosexuel bénéficie de plus de protections qu’un couple homosexuel. Et sur quoi, si ce n’est sur une vision passéiste et dogmatique de la « famille durable », repose cette distinction entre les couples ?

Madame Pécresse a insisté sur le fait que ce n’était pas le coût de la mesure qui était en jeu, mais bien des « raisons de principe » : le PaCS donne moins de devoirs, donc moins de droits. En refusant d’accorder la pension de réversion aux couples pacsés, et donc en distinguant très clairement les droits et les devoirs que les différents types d’union permettent, le gouvernement rappelle que les couples homosexuels sont lésés face à la loi et dans leur vie quotidienne en France.

Une fois de plus, l’attitude discriminatoire du gouvernement souligne l’urgence d’ouvrir le mariage à tous les couples. Et SOS homophobie souhaite rappeler à Madame Pécresse que, derrière les « raisons de principe », il y a les vies de milliers de couples de femmes et de couples d’hommes qui attendent qu’un jour, enfin, ils et elles cessent d’être considéré-e-s comme des citoyen-ne-s de seconde zone.

Communiqué de Presse de SOS Homophobie

La Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bies et Trans (LGBT) de la Région Midi Pyrénées s’est tenue ce samedi 18 juin à Toulouse. Le Village associatif ouvert de 11h à 19h a accueilli pas moins de 18 stands associatifs, des associations de parents LGBT, des associations de lutte contre les discriminations par le sport ou dans le travail ou les autres secteurs de la vie quotidienne étaient représentées. Arc-en-Ciel Toulouse, organisateur de l’événement, se félicite du succès de la Marche qui malgré un temps gris au départ au Pont Neuf a mobilisé les citoyennes et citoyens autour du mot d’ordre :« Pour l’égalité : en 2011, marchons, en 2012, votons ! »

Le point culminant de la Marche a été le rassemblement final sur la Place du Capitole avec pas moins de 14 000 participants. Ce fut l’occasion pour Alexandre PARIS, Président d’Arc-en-Ciel Toulouse, et Florence BERTOCCHIO,Vice-Présidente, de rappeler que cette Marche est la dernière avant les prochaines élections présidentielles et législatives. En forme d’un appel du 18 JUIN, appel de Toulouse, une plateforme de revendications politiques a été établie parmi lesquelles sont demandés :- L’égalité devant le droit au Mariage- L’égalité devant l’accès à la parentalité, devant les droits successoraux- L’égalité devant les délais de prescription des propos injurieux oudiffamatoires- L’égalité devant l’éducation, la santé et le travail- Le développement de l’action de l’Etat dans la lutte contre le VIH et les MST- L’égalité des couples binationaux devant le Mariage et le PACS- L’application intégrale de la résolution 1728 du Conseil de l’Europe et des recommandations du rapport Hammarberg, commissaire aux droits del’homme du Conseil de l’Europe en faveur notamment des personnes trans.

L’événement a reçu le soutien des institutions locales comme la municipalité de Toulouse représentée par Sonia RUIZ, adjointe au maire et Régis Godec (président du groupe des élus EELV,  le conseil général représenté par Jean-Louis LLORCA, Vice Président, et Marie-Christine LAFFORGUE, Vice Présidente, par les députées Martine MARTINEL (qui est intervenue à l’Assemblée nationale sur la proposition de loi en faveur du mariage) et Catherine LEMORTON. Michel TEYCHENNE, ancien député européén – élu de l’Ariège. Des élu(e)s de plusieurs tendances politiques étaient présent(e)s.

Toutefois, Arc-en-Ciel Toulouse dénonce l’usurpation qui a pu être faite par le CNT qui n’a pas rejoint le mot d’ordre de la marche et a défilé parallèlement sous d’autres revendications. Arc-en-Ciel Toulouse dénonce les propos qui ont pu être tenus par ce mouvement et ne se reconnaît pas dans ces derniers.

Arc-en-Ciel Toulouse remercie les bénévoles qui ont œuvré pour ce mouvement et l’ensemble des associations qui ont participé : L’Association des Parents Gais et Lesbiens, ACT UP Sud ouest, Aigle, Aides délégation 31, Amnesty International Midi Pyrénées, L’Autre Cercle Midi-Py, Centre Egaux, la CFDT, Contact 31, Cat Size « La Luna Loca », David et Jonathan, Les Dérailleurs, Les Enfants d’Arc-en-Ciel, Extra-Muros, Fiesta Tolosa, Fugues, Gest Groupe d’Etude sur la transidentité, HES, Homodonneur, L’INPES, Jules et Julies, Les Oubliés(e) de la Mémoire, L’une et L’autre, Les enfants d’Arc en Ciel, le SNEG, Les Touwin.

Arc-en-Ciel Toulouse remercie également ses partenaires commerciaux qui ont été le Backstage, le Bears, le Beaucoup, le Grand Cirque, le Limelight, Mezzo di Pasta, le Peu Conventionnelle, le Shanghai, le 31.

 

Communiqué de presse Arc en Ciel Toulouse

Beaucoup d’entre nous sont en vacances, nous avons une bonne occasion pour nous unir ce jeudi à 16h devant la Mairie de Montauban.

Un covoiturage est prévu à 14h métro Balma-Grammont  (coté parking Métro) le jeudi 30 juin. Tu as des places dans ta voiture ou tu n’as pas de voiture répond à hervehirigoyen@hotmail.com.

Ce mail est envoyé aux principaux décideurs associatifs LGBT; de lutte contre le sida, des drogues et du sexisme; et de la défense des droits Humains en Midi-Pyrénées.

Vous pouvez le transmettre à d’autres associations ou syndicats.

Vous pouvez aussi signer dans les commentaires

Solidairement.

Le collectif

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Mercredi 25 mai dernier, à l’Assemblée Nationale, était examinée en commission la proposition de Loi visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. La députée Brigitte Barèges s’était exclamée en faisant un parallèle entre cette union et : « … pourquoi pas le mariage avec les animaux ou la polygamie, si d’autres religions prennent le pas sur notre tradition judéo-chrétienne ?… ».

Le principe d’une démocratie est de tendre vers l’égalité. Or, cette députée, refusant cette vérité s’est exprimé sans complexe : « Je suis surprise qu’on place la discussion sur le terrain de l’égalité des droits« .

Avec toute sa conviction, la députée et Maire de Montauban, Brigitte Barèges, a encouragé en effet l’amalgame, l’ignorance et la haine au plus haut de nos institutions avec des propos éminemment choquants et humainement condamnables.

Nous avons exprimé avec fermeté notre indignation et condamné ces propos.

Ces propos sont en effet dangereux car ils encouragent la haine et la violence contre les personnes gays et lesbiennes. Ils sont d’autant plus dangereux, quand on pense au nombre important de suicides chez les jeunes homosexuel-les.

Ces mots vont également à l’encontre des principes mêmes de notre République : Liberté, Egalité et Fraternité. En effet, la question du mariage homosexuel est bien une question d’Egalité des Droits des citoyens et citoyennes et quelle que soit leurs orientations sexuelles.

Nous n’avons donc pas accepté pas les balbutiements d’excuses présentées par Brigitte Barèges. Et c’est sur le terrain de l’égalité des droits, que nous attendions un comportement digne d’un représentant de la République, lors du vote du 14 juin pour le projet de Loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe. Or, Brigitte Barèges a voté contre le projet de loi qui aurait enfin ratifié l’égalité des citoyen-ne-s homosexuel-le-s.

Pourtant, le 17 juin dernier, Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté à l’issue d’un vote serré et d’un vif débat, une résolution « historique » visant à promouvoir l’égalité des individus sans distinction de leur orientation sexuelle. Cette résolution prônant le respect et l’égalité des Hommes démontre que Brigitte Barrèges se trompe. Ses propos vont à l’encontre des principes mêmes de la déclaration des droits de l’Homme.

Le Collectif Midi Pyrénées pour l’Egalité des Droits manifestera ainsi  jeudi 30 juin à 16h devant la mairie de Montauban au nom des valeurs de respect et d’humanité.

Signataires du Collectif : Act Up Sud Ouest, Arc en Ciel Toulouse, Grisélidis, Les Oublié-e-s de la Mémoire -Association Civile Homosexuelle du Devoir de Mémoire, CFDT, Homodonneur, Homosexualités et Socialisme Midi Pyrénées, L’Autre Cercle Midi-Pyrénées , Planning Familial 31, Le Refuge.

De nombreux mouvements de Montauban seront également présents : MJCF 82, Act Up Sud Ouest, Libre Pensée 82, ATTAC 82, CGT 82, PCF 82, NPA 82, Montauban Citoyenne, PG 82, PS Section de Montauban, MJS 82, GU 82, MRC 82, EELV 82.


 

 

A l’occasion de la Journée Internationale contre l’homophobie et la transphobie, et pour la quinzième année consécutive, SOS homophobie publie son Rapport sur l’homophobie. Basé sur les centaines de témoignages que l’association reçoit chaque année sur sa ligne d’écoute et son site internet, il constitue aujourd’hui la seule publication permettant de suivre, année après année, l’évolution de l’homophobie sur le territoire français.

Alors que le nombre de témoignages stagnait depuis 2005 entre 1200 et 1300 par an, l’année dernière marque un triste « record » : nous avons comptabilisé près de 1500 témoignages entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010, soit quatre témoignages par jour. Si elle ne signifie pas forcément que la haine des personnes LGBT augmente en France, cette hausse de près de 20% permet une analyse plus fine des manifestations de l’homophobie et de la transphobie sur le territoire. Elle traduit tout autant la nécessité de plus en plus forte, de la part des victimes, de signaler les agressions dont elles sont l’objet que la visibilité croissante de SOS homophobie. Mais nous savons que de trop nombreuses personnes ne nous contactent pas, ne parlent à personne de ce dont elles peuvent être victimes et se murent dans le silence.

Parmi les témoignages reçus en 2010, Internet est, pour la deuxième année consécutive, le premier motif d’interpellation de notre association : un appel sur cinq concerne des insultes, diffamations ou appels à la haine homophobes sur la toile. Au-delà des sites extrémistes politiques et religieux, une large part des témoignages concerne les réseaux sociaux et les sites des grands médias. Certains articles abordant un sujet LGBT deviennent le théâtre d’un défoulement homophobe virulent où, derrière son écran, n’importe qui peut déverser sa haine.

Autre fait notable : la part des témoignages concernant des agressions dans des lieux publics a considérablement augmenté cette année. Elle a augmenté de 43% (108 cas signalés en 2009, 154 cas en 2010), soit trois attaques dans des lieux publics par semaine. Plus inquiétant encore : près d’un témoignage sur deux, dans ce contexte, nous rapporte une agression physique. C’est d’ailleurs ce qui ressort fortement de notre rapport cette année : avec 125 cas signalés en 2010 contre 88 cas en 2009, le nombre d’atteintes à l’intégrité physique augmente de 42%. Autant d’éléments prouvant que l’homophobie sait être virulente et éclatante, encore aujourd’hui.

Mais c’est bien l’homophobie quotidienne, sourde et pernicieuse qui constitue l’essentiel des témoignages reçus : insultes, rejet, harcèlement, discrimination, diffamation, et ce dans tous les contextes de la vie quotidienne (travail, voisinage, famille, milieu scolaire). C’est une homophobie « ordinaire », souvent invisible et qui ne dit pas toujours son nom. Elle est destructrice sur le long terme, et les outils pour les victimes sont extrêmement réduits, faute de politiques de prévention d’envergure et de mise à disposition aux acteurs de terrain de véritables moyens d’action pour lutter contre l’homophobie et la transphobie.

A un an de l’élection présidentielle française, le Rapport annuel de SOS homophobie est plus qu’un outil statistique : un appel militant à la conscience des femmes et hommes engagé-e-s en politique. Pour que les centaines de victimes qui nous appellent chaque année et les milliers qui se taisent n’aient pas le sentiment amer que leur pays se moque de ce qu’ils et elles peuvent vivre au quotidien. SOS homophobie rappelle, encore une fois, que la lutte contre l’homophobie n’a de sens que si elle est accompagnée d’un combat pour l’égalité des droits, et demande à ce que l’orientation sexuelle ou l’identité de genre des personnes ne soit à aucun moment de leur vie un critère pour les discriminer ou les attaquer.

Communiqué de presse SOS Homophobie

Vendredi 29 avril, Eric Molinié, président de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE), a remis au président de la République son rapport d’activités pour l’année 2010. Il s’agit du dernier rapport annuel de cette institution sous sa forme actuelle avant qu’elle ne soit dissoute à compter du 1er mai, et intégrée à une nouvelle autorité administrative : le Défenseur des droits. Pour SOS homophobie, ce démantèlement de la HALDE est plus qu’une erreur : une décision politique dommageable pour les citoyens et citoyennes français-es qui, toutes et tous, peuvent à un moment de leur vie être l’objet d’une discrimination, que ce soit à cause de leur âge, leur sexe, leur origine, leur orientation sexuelle, leur religion ou encore leur adresse.

Créée en 2005, la haute autorité a vu le nombre de ses saisines passer de 1500 la première année à plus de 12500 en 2010. Le nombre de demandes d’avis du Parquet auprès de l’institution a doublé l’année dernière. Et ce sont quelque 2000 délibérations qui ont été rendues depuis sa création. Avec, notamment, pour les gays et lesbiennes, plusieurs décisions phares concernant les pensions de réversion pour les couples pacsés, le congé de paternité pour les couples d’hommes, la reconnaissance d’une discrimination d’un préfet qui refusait de convier officiellement à une cérémonie de commémoration de la déportation une association représentant les déportés homosexuels, ou le droit d’adoption d’une femme lesbienne. Tant d’un point de vue symbolique que pratique, la dissolution de la HALDE est une aberration et une faute politique.

Rappelons également que la haute autorité faisait office de vigie de la vie politique et publique. En intégrant une plus grande autorité administrative, elle perd de son aura et de son influence décisives, elle qui pouvait mettre le gouvernement face à ses responsabilités et ses contradictions. SOS homophobie a exprimé à plusieurs reprises son soutien à la HALDE et son opposition à sa dissolution, tout comme bon nombre d’autres associations et institutions. Las, le Gouvernement a été jusqu’au bout de ce qui restera comme un geste politique décisif du quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui aura fait de la lutte contre les discriminations non pas un objectif mais un obstacle à l’exercice de son pouvoir.

Comuniqué de presse SOS Homophobie

Le PaCS a été adopté il y a plus de dix ans. Le gouvernement et le parlement français refusent toujours de se saisir du mariage pour les couples homosexuels. Et le Conseil Constitutionnel a répondu par la négative, le 28 janvier, à la Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) qui lui était posée concernant l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Quand la France n’avance pas vers l’égalité, elle s’enfonce dans les discriminations.

Et pendant ce temps-là, les pays sont de plus en plus nombreux à mettre sur un pied d’égalité les couples hétérosexuels et homosexuels. Rien qu’en Europe, sept Etats permettent désormais le mariage entre homosexuel-le-s : les Pays-Bas (depuis 2001), la Belgique (2003), l’Espagne (2005), la Suède (2009, avec une disposition obligeant l’Eglise à trouver un pasteur pour célébrer les mariages religieux), la Norvège (2009), le Portugal (2010) et l’Islande (2010). Et outre-Atlantique, le président des Etats-Unis vient de lancer un nouveau signal fort aux gays et lesbiennes, estimant que la loi fédérale dite de « Défense du mariage » (DOMA), qui stipule qu’un mariage doit être l’union d’un homme et d’une femme, est « anticonstitutionnelle« . Il a ordonné au ministère de la Justice de ne plus défendre cette loi lors de contentieux devant les tribunaux.

En France, à l’inverse, la classe gouvernante interdit toujours l’union maritale entre personnes de même sexe. Les élu-e-s mettent tout en oeuvre pour faire annuler les mariages prononcés ; c’était déjà le cas en 2004, avec les « mariés de Bègles ». L’ironie veut que la loi américaine stipule précisément qu’un mariage ne peut être contracté qu’entre un homme et une femme… quand la loi française ne fait que l’insinuer sans jamais le dire explicitement. C’est pourtant dans notre pays qu’on bloque toujours le mariage entre hommes ou entre femmes, alors que les Etats-Unis font un pas de plus vers l’égalité.

SOS homophobie invite cordialement Nicolas Sarkozy à prendre exemple sur Barack Obama, et les élu-e-s français-es à suivre la sénatrice démocrate Dianne Feistein qui va porter un projet de loi pour « abroger la loi [DOMA] une bonne fois pour toutes« , pour mettre fin à une discrimination qui touche plusieurs millions de personnes. Ces prises de position prouvent, une nouvelle fois, que le respect de l’égalité ne peut se faire qu’avec une réelle volonté politique. Cette volonté qui, en France, brille par son absence.

Bartholomé Girard, président de SOS Homophobie

http://www.sos-homophobie.org

Nécessité d’une Constitution basée sur le principe de non discrimination et cap sur 2012:

Le Conseil constitutionnel a rendu ce vendredi 28 janvier sa décision sur la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) concernant les articles 75 et 144 du code civil définissant le mariage civil.

Sans surprise les Sages ont confirmé que ces articles étaient conformes à la Constitution, en réponse à la saisine de la Cour de cassation suite à la procédure entamée à Reims par un couple de femmes qui souhaitait pouvoir, sur la base du droit de contracter, se marier pour offrir un cadre familial sécurisé aux quatre enfants qu’elles ont eu et qu’elles élèvent ensemble.

Cette décision du Conseil constitutionnel est intéressante à plus d’un titre par ce qu’elle révèle ; à savoir que notre droit constitutionnel n’est pas basé sur un principe de non discrimination. C’est pourquoi AEC Toulouse demande l’introduction en l’article premier de notre Constitution de ce principe de non discrimination qui aurait pour conséquence la mise en conformité de tout notre droit et tendrait ainsi vers une réelle égalité de droit pour les personnes de même sexe.

Cette décision via une QPC est la seconde du genre. Déjà en octobre 2010, les Sages, exactement comme aujourd’hui, avaient renvoyé la question de l’adoption simple par des couples de même sexe à la responsabilité du législateur. Il est désormais clair que la nouvelle procédure de QPC n’est pas un outil pour l’égalité des droits des personnes lesbiennes, gays, bi et trans.

Pas de mariage gay
Cette situation n’était qu’une étape de plus vers le long processus pour l’obtention de l’égalité des droits, dont le mariage et la filiation qui en découle directement.
Aec Toulouse s’oppose à la proposition de 2007 de Nicolas Sarkozy d’union civil communautariste, exclusivement réservés aux LGBT sans filiation possible.

Aec Toulouse ne revendique pas le mariage gay ou homosexuel, mais bien l’ouverture du mariage civil et républicain aux couples de même sexe, avec les mêmes droits et mêmes devoirs que les couples de sexe différent, sans aucune interférence religieuse. Mariage civil et mariage religieux ne répondent pas aux mêmes lois.
Les personnes lesbiennes, gays, bi et trans revendiquent aussi le droit d’avoir la possibilité de faire le choix de ne pas se marier, ce qui leur est légalement interdit aujourd’hui.

Cap sur 2012. 
La situation de blocage sur cette question vient principalement du fait du refus de la reconnaissance de l’homoparentalité et de la transparentalité qui découleront naturellement de cette ouverture. 

Pourtant les Français évoluent plus rapidement que leurs élus et le gouvernement. Selon un sondage TNS Sofrès du 26 janvier pour Canal +, publié ce matin, 58 % des Français se prononcent pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et 49 % enfaveur de la reconnaissance de l’homoparentalité.

La majorité présidentielle, hostile à toute évolution, est à l’aune de Nicolas Sarkozy qui n’a pas tenu ses promesses de 2007 pour plus de droits pour les couples de même sexe.
Gageons que les échéances électorales à venir seront le théâtre d’un véritable clivage droite gauche sur ces questions.

L’histoire retiendra que l’égalité des droits n’est ni de gauche, ni de droite, mais qu’elle appartient aux femmes et aux hommes engagés qui ont la ferme conviction de la rendre possible au profit des minorités, dont les personnes LGBT.

La fédération LGBT qui tient son Assemblée générale à Orléans ce week-end prépare une plate-forme de revendications pour les élections de 2012, désormais le seul cap à tenir pour l’obtention d’une égalité réelle des droits notamment pour les personnes LGBT.

Aec Toulouse fera en sorte, avec ses partenaires et membres, que ces questions de société soient au cœur des débats lors de ces échéances électorales.

Les personnes LGBT sont depuis longtemps des familles et elles entendent bien ne plus être des sous-citoyens. Situation d’infériorité sociale qui renforce la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie, et plus généralement toutes les discriminations qu’elles peuvent subir au quotidien.

Alexandre Paris, Président d’AEC Toulouse, contact@aectoulouse.com

A l’issue de la manifestation devant l’institution républicaine à Toulouse ce vendredi 22 octobre, l’association Arc-en-Ciel a été reçue en la personne d’Alexandre PARIS, Président, et de Florence BERTHOCCHIO, Vice Présidente, pour présenter leurs doléances. Les collectivités territoriales (Mairie, Conseil Général, Conseil Régional) étaient officiellement mobilisées et présentes (à travers Jean-Paul MAKENGO, Jean-Louis LLORCA et François SIMON).
L’Association a exprimé sa vive consternation quant au maintien du concert, qui donne une tribune à un groupe qui s’est illustré par son discours sexiste et homophobe.
Arc-en-Ciel Toulouse lors de son entretien a demandé à la préfecture de Région à ce que soit remonté au Gouvernement sa demande d’uniformisation des délais de prescriptions de propos homophobes sur les délais de un an.
Le Conseil Régional était représenté par François SIMON, le Conseil Général par Jean-Louis LLORCA, les élus communistes de la mairie par Jean-Marc BARES, les élus MODEM par Jean- Luc LAGLEIZE. Les élus des conseils régionaux et généraux se sont engagés à relayer auprès des députés et sénateurs de leurs partis le dépôt d’une proposition de loi sur l’uniformisation des délais de prescription en question sur un an.
Arc-en-Ciel Toulouse reste mobilisée et vigilante. AEC remercie les personnes qui se sont mobilisées et les élus de tout bord qui sont venus soutenir son action.
Qui sommes-nous :
Arc-en-Ciel Toulouse est la Fédération des associations LGBT de la région Midi Pyrénées. Elle regroupe plus de 20 associations, et plus de 100 adhérent(e)s individuel(le)s directs.
Arc-en-Ciel Toulouse organise la Marche des Fiertés LGBT (dite Lesbian and Gay Pride), le Festival Des Images aux Mots. Elle mène des actions dans le milieu scolaire, participe à la lutte contre les dicriminations, en particulier celles liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Dernière minute : L’événement aura lieu ce vendredi en face de la préfecture a partir de 19h!


Arc-en-Ciel Toulouse a rencontré aujourd’hui les principaux interlocuteurs participant à la tenue du Concert de Sexion d’Assaut à Toulouse ce vendredi 22 octobre.

Nous avons été en contact avec :

Jean-Jacques Lasserre, gérant du RAMIER ; le Producteur, Eric Bellamy, de Yuma Productions ; le label, Mike Gowry, de Wati-b Production ; l’organiseur, Ludovic Larbodie, de Garorock.

Après un long débat, nos interlocuteurs se sont montrés indifférents à notre demande et maintiennent le concert de façon irresponsable. Aucune action concrète du groupe n’a été apportée pour manifester sa bonne foi. Le groupe n’a d’ailleurs pas daigné envoyer de représentants. Cette attitude laisse planer un fort doute quant à de prétendues excuses.

En conséquence, Arc-en-Ciel Toulouse organise un contre-événement citoyen le soir même du concert en appelant à la lutte contre l’homophobie et le sexisme. Cet événement aura lieu de 19 h à 22 h, ce vendredi 22 octobre devant la préfecture, place St Etienne.

Nous demandons à toutes celles et ceux qui se sont senti blessés par les propos du groupe de venir nous rejoindre pour défendre les valeurs de tolérance et de respect. Nous appelons plus largement à une manifestation citoyenne et pacifique de toutes celles et ceux qui refusent toutes les formes de discriminations, et notamment la banalisation des comportements d’intolérance et de haine, homophobes et sexistes.

Arc-en-Ciel Toulouse maintient sa demande d’annulation du concert auprès des autorités représentant la République et ses valeurs.

Alexandre PARIS
Président d’Arc-en-Ciel Toulouse


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« Par le caractère violemment homophobe de plusieurs de ses chansons et les propos rapportés par le magazine Hip Hop, le groupe Sexion d’Assaut a inspiré et légitimé la haine contre les homosexuels.

L’association Arc-en-Ciel Toulouse constate que les excuses très confuses présentées par le groupe n’ont pas été suivies d’actions concrètes et significatives, qu’elles sont dictées par le seul souci de sauver financièrement une tournée déjà très compromise.

Pour cette raison, AEC demande solennellement l’annulation du concert prévu à Toulouse le 22 octobre prochain.
Nous exigeons donc de la part de l’organisateur, du gérant de la salle du Ramier, des institutions publiques une décision citoyenne et républicaine, à l’instar des autres villes de France où le concert a été annulé. »

Communiqué de presse

2010, la France est en retard !

Si la législation française reconnaît des droits et libertés fondamentaux en France, force est de constater que l’effectivité de ces règles est contestée par la réalité et des incohérences juridiques. Si ailleurs, en Europe, et dans d’autres Etats, la législation évolue afin de reconnaître aux personnes LGBT, lesbiennes, gaies, bi, ou trans, les mêmes droits qu’aux autres citoyens, l’Etat français accuse un retard certain.

Des évolutions sociales et juridiques permettent de tempérer un constat sombre. Toutefois, les discriminations d’Etat perdurent. Des citoyennes et des citoyens, des personnes vivant sur le territoire français n’ont pas accès à certains droits civiques. Le mariage, par exemple, est un contrat de droit civil auquel certains d’entre nous n’ont pas accès. Certes des Maires et élus locaux, conscients de l’inanité de ces discriminations célèbrent, par exemple, les PACS en Mairie ou ont appelé à l’évolution législative en faveur de l’accession au mariage pour les personnes de même sexe… C’est une avancée notable, qui malheureusement ne supprime pas pour autant les discriminations. Le régime du PACS est profondément différent de celui du mariage, nous demandons une égalité d’accès aux droits. Il en est de même quant à la reconnaissance des familles.
Nous touchons ici à des personnes  qui ne réclament ni plus ni moins d’avoir accès aux mêmes droits  que tout un chacun. Il ne s’agit pas de revendiquer des droits spécifiques. Il s’agit d’être soumis au même droit. C’est pourquoi notre revendication est aujourd’hui menée certes par des personnes LGBT mais aussi par des personnes non directement concernées, de plus en plus nombreuses.

Le Festival organisé autour de la Marche a vocation à entretenir la réflexion de chacun de nous quant à ces parcours. Regroupant un ensemble de témoignages de personnes qui souhaitent unique : Être et Aimer chacunes et chacuns librement, avec les mêmes droits, rien de plus qu’une réelle égalité devant le droit.
Le Festival regroupe des diffusions de films et documentaires, des lectures, une pièce de théâtre, des activités sportives et culturelles, une conférence, des tables rondes.
Retrouvez-nous, retrouvez les associations membres ou partenaires d’Arc-en-Ciel, tout au long de ces 20 jours de Festival et notamment le 19 juin prochain lors de la Marche et sur le village associatif place du Capitole.
Alexandre PARIS
Président d’Arc-en-Ciel Toulouse

L’actualité était ces dernières semaines ponctuée par l’état des difficultés rencontrées par l’Eglise catholique au regard des affaires dites de pédophilie. En effet, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican, voulant exclure que l’explication puisse être le célibat des prêtres, y substitue l’homosexualité comme seule cause.

En visite au Chili, le cardinal Bertone, a déclaré lundi 12 avril : « De nombreux psychiatres et psychologues ont démontré qu’il n’existe pas de relation entre le célibat et la pédophilie, mais beaucoup d’autres, et on me l’a dit récemment, ont démontré qu’il existait un lien entre l’homosexualité et la pédophilie. C’est la vérité, c’est le problème. [...] Cette pathologie touche toutes les catégories de gens, et les prêtres à un moindre degré si l’on regarde les pourcentages. »
Il est bien évident que le célibat des prêtres ne saurait être regardé comme une raison explicative de la pédophilie. Par ailleurs, la pédophilie ne saurait être une conséquence ou une dérive de l’homosexualité des personnes concernées.
Arc-en-Ciel Toulouse condamne les actes de pédophilie. Par ailleurs, Arc-en-Ciel Toulouse n’accepte pas l’amalgame dangereux et sournois qui est volontairement commis par le Vatican. C’est une attitude obscurantiste provoquant la haine de son prochain. Cette attitude est d’autant plus condamnable qu’elle invoque une vérité non vérifiée.

Au-delà, le Vatican, loin de prendre la mesure des actes commis, dénie la peine des victimes et de leurs proches en plaçant le débat sur un terrain politique visant à condamner indirectement l’esprit de tolérance en Europe qui donne accès au mariage civil pour les couples de même sexe.
Les 17 et 18 mai prochains, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, et la transphobie qui aura pour thème « Religions, homophobie, transphobie », Arc-en-Ciel Toulouse invite les athées, agnostiques et croyants, catholiques ou non, associations des droits de l’homme, syndicats et partis politiques, à faire connaître leur indignation suite à ces propos qui font écho à l’opposition de l’Eglise catholique à toutes les avancées des droits des homosexuel-les et des personnes transgenres. Nous organiserons à ce sujet le 18 mai prochain une journée sur le thème : « Orientation sexuelle, éducation, jeunesse : vers un meilleur respect par et pour toutes et tous. »

Arc-en-Ciel Toulouse interpelle Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse, pour lui demander vigoureusement de transmettre au Vatican notre colère suite à ces propos afin d’obtenir le retrait de ces allégations mensongères par l’intéressé et des excuses au plus haut sommet de l’Église catholique pour avoir établi un amalgame indigne et avoir exposé délibérément les personnes homosexuelles à la haine. Par ailleurs, nous invitons toutes nos adhérentes et tous nos adhérents, tou(te)s nos ami(e)s et sympathisant(e)s, à s’associer à cette condamnation en écrivant une lettre de protestation auprès de Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse.

Arc-en-Ciel Toulouse attend la réaction de l’Eglise catholique et l’invite à développer un discours de tolérance et d’amour de son prochain.

Alexandre PARIS
Président d’Arc-en-Ciel Toulouse

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