« Nicolas Sarkozy s’oppose à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe « en ces temps troublés où notre société a besoin de repères » dans une interview au Figaro magazine à paraître ce samedi 11 février. Les propos du Président de la République sont outrageux et il est d’autant plus inadmissible et préoccupant que ces déclarations soient tenues par le dirigeant de notre pays.

SOS homophobie ne nie pas que notre société a besoin de repères, au contraire, mais ils se doivent être d’égalité, de tolérance, de fraternité et non de hiérarchisation, de discrimination ou de rejet tel que Monsieur Sarkozy semble l’entendre. Or, l’inégalité de droits dont souffrent les couples de même sexe en se voyant refuser l’accès au mariage comme à l’adoption, conforte les homophobes dans leur croyance que les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) sont inférieures aux autres. Quand la première discrimination dont souffrent les personnes LGBT est la discrimination institutionnelle, la discrimination légale qui les prive de droits, il est d’autant plus difficile de promouvoir l’égalité entre les personnes et d’attendre des citoyen-ne-s de ne pas discriminer les LGBT.

Dans cette même interview, Monsieur Sarkozy persiste et signe : « [L’adoption] est une des raisons pour lesquelles [il n’est] pas favorable au mariage homosexuel. » Là encore SOS homophobie rappelle l’insécurité juridique dans laquelle se trouvent des milliers de familles homoparentales au sein desquelles le plus souvent un des parents n’a aucun droit sur l’enfant ; l’adoption par un couple de même sexe étant toujours impossible. Oui, la société a besoin de repères : le droit au mariage et à l’adoption en sont !

SOS homophobie déplore que de tels propos infériorisants puissent encore être tenus en 2012 par notre chef d’Etat. A quelques mois des élections présidentielles, SOS homophobie se questionne sur le positionnement de l’UMP à l’égard des questions LGBT et sur son adéquation avec la population française qui, elle, ne considère pas que le mariage des couples de même sexe ne correspond pas aux repères de notre société et s’y déclare majoritairement favorable « .

Elisabeth Ronzier, présidente
 de SOS homophobie

Communiqué de presse

 

Voici le communiqué de presse des « Enfants d’Arc En Ciel – L’Asso ! » relatif aux propos tenus par le Premier Ministre François Fillon le jeudi 2 février 2012 lors de son intervention sur France 2 dans l’émission « Des paroles et des Actes ».

Télécharger le PDF de ce communiqué de presse

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Communiqué de Presse des Enfants d’Arc En Ciel – l’Asso !

Paris, le 4 février 2012

Au moins 55,8 % d’enfants en danger en France !

Mais que fait M. Fillon ?

Jeudi 2 février 2012, notre Premier Ministre actuel, François Fillon, déclarait sur France 2 lors de l’émission « des Paroles et des Actes » :
«  L’institution du mariage a un objectif qui est celui de la sécurisation des enfants. C’est un objectif qui ne me paraît pas compatible avec les couples homosexuels »

De l’institution du mariage aux parents inconscients ?

Aujourd’hui 55,8%[1] des enfants naissent hors mariage, 300 000 enfants vivent dans un foyer homoparental.

Nul doute que le chiffre des enfants écartés de la sécurisation offerte par le mariage est impressionnant !

Ces parents sont-ils à ce point inconscients ?

Quelles solutions propose Monsieur Fillon ?

Face à cette urgence nationale quels moyens compte-t-il mettre en œuvre pour « sauver » ces enfants ? Sous quels délais ? Va-t-il interdire les divorces et les naissances hors mariage ? Va-t-il rendre obligatoire le remariage pour tous les veufs-ves et le mariage pour les célibataires ? Va-t-il pénaliser toute forme de parentalité hors mariage ? Va-t-il proposer à l’adoption les quelques milliers d’enfants concernés ?

Comment comprend-il, qu’au XXIème siècle autant d’enfants ne soient pas couverts par l’institution du mariage ?

 

Que faire des 300 000 enfants vivants en foyer homoparental ?

Quant aux 300 000 enfants vivant en foyer homoparental, qu’envisage M. Fillon ? Faut-il de toute urgence les retirer de ces foyers qu’il considère dangereux ? Faut-il sanctionner tous ces parents homosexuels ?

Sans doute s’accorde-t-il avec cet adage de l’entente parlementaire[2], selon lequel « les enfants (ont) le droit de grandir auprès d’un père et d’une mère ».

 

Un peu de sérieux …

Alors que l’homosexualité a été dépénalisée en 1982, dépsychiatrisée en 1990 et à l’heure où de plus en plus d’entreprises tentent de palier les manques de la loi[3], il est intolérable qu’un Premier Ministre puisse nier l’évolution de notre société[4] et ce qui fait famille aujourd’hui.
Rappelons que c’est l’absence de reconnaissance en droit de ces familles homoparentales qui place les enfants en situation d’insécurité juridique ! Rappelons que c’est la non ouverture du mariage aux couples de même sexe avec établissement de la filiation par présomption de parenté qui renforce cet état de fait !
Nous, les Enfants d’Arc En Ciel – L’Asso !, nous inquiétons fortement de la dérive actuelle qui conduit des personnalités à tenir des propos aussi honteux qu’abjects et nous demandons jusqu’où les objectifs électoralistes d’une droite réactionnaire seront capables de mener certains hommes et femmes politiques.


[1] Chiffres INSEE<

[2] Communiqué de presse du 17 janvier 2012 EAC / APGL : «  une entente parlementaire ouvertement homophobe »

[3]  Communiqué de presse Homosfère du 2 février 2012 : « l’entreprise peut toujours faire mieux que la loi », « l’accord sur l’égalité des droits des Familles Homoparentales  » initié par la CGT via le Collectif CGT de lutte contre les discriminations LGBT au travail, approuvé et signé par l’ensemble des syndicats et la direction de l’hôtel Méridien de Nice.

[4] 63% de nos concitoyens sont favorables à l’ouverture du mariage pour les couples de même sexe.

 

Source de la photo

Projection d'un film qui traite de l'homoparentalité suivis d'un échange débat sur l'homoparentatilé

Samedi 11 février à 14h00 au Cinéma ABC

Projection de « Mon Arbre » en présence de la réalisatrice, Bérénice André

suivie d’un échange/débat avec la participation des associations l’APGL et Les Enfants d’Arc-en-ciel

Homoparentalité un sujet quotidient

Consulter la bande annonce et réservez votre place sur le site Des Images Aux Mots

L’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL) vous invite au Débat Politique et Juridique, en présence de 5 candidats à l’élection présidentielle :

« Homoparentalités : Enfants privés de droits, familles hors la loi ? »

Samedi 11 février 2012, de 14h à 17h30,
Salle Rossini, 6 rue Drouot, Paris 9ème

Infos / inscriptions : Merci de signaler votre venue (places selon l’heure d’arrivée) en envoyant un mail à : secretariat@apgl.fr

« L’originalité de cette recherche est d’explorer les motivations, le parcours, le vécu d’hommes devenus pères (ou désireux de le devenir) dans un contexte homoparental. Beaucoup se sont tournés vers la coparentalité. Quelques-uns vers l’adoption. En choisissant la gestation pour autrui, ils se trouvent confrontés à des questions totalement inédites. Fondé sur les témoignages de ces nouveaux pères recueillis lors de longs entretiens, l’ouvrage rend compte de la partition originale qu’ils ont en partie improvisée, repensée au long du parcours, parfois réévaluée avec l’arrivée de l’enfant. Ces parents hors norme interrogent la société sur la parenté, la parentalité, la place du lien biologique dans l’enfantement, la diversité des projets parentaux, la démultiplication des modalités d’enfantement, le « vivre ensemble » dans un monde marqué du sceau de la parenté plurielle.

L’accès à la procréation médicalement assistée est interdite en France aux homosexuels. Ils ne peuvent pas adopter en couple mais seulement individuellement et doivent encore souvent passer sous silence leur orientation sexuelle pour obtenir un agrément. Malgré les difficultés, des hommes seuls ou en couple accèdent à la paternité. Ils se tournent vers l’adoption, constituent des familles en coparentalité, ou bien ont recours aux techniques procréatrives et à une femme qui portera l’enfant. Ils se rendent pour cela à l’étranger, dans des pays où la pratique de gestation pour autrui est licite et encadrée.

Dans tous les cas, s’ils peuvent élever l’enfant ensemble, seul l’un d’eux sera père légal. En choisissant la paternité gay, ils se trouvent confrontés à des questions totalement inédites. Qui sera le père génétique ? Qui sera le père légal ? Dans le cas de la gestation pour autrui, seront-ils deux pères sans mère, deux pères avec une mère porteuse tenue à distance, deux pères avec une mère porteuse qui trouvera une place dans une famille conçue comme élargie, deux pères et deux mères (la gestatrice et la donneuse d’ovocytes) identifiées et plus ou moins proches d’eux ?

Fondé sur de longs entretiens, l’ouvrage explore les motivations, le parcours, les doutes, le vécu d’hommes devenus pères (ou désireux de le devenir) dans un contexte homoparental. Il retrace leur itinéraire depuis leur coming out jusqu’à leur projet parental, depuis leur désir de apternité jusqu’à la constitution de leur famille. Il rend compte de la partition originale qu’ils ont en partie improvisée, repensée au long du parcours, parfois réévaluée avec l’arrivée de l’enfant. Ces parents hors norme, la diversité de leurs projets parentaux interrogent la société sur la parenté, la parentalité, la maternité et la place du lien biologique dans les représentations à l’œuvre ».

« Choisir la paternité gay », par Martine Gross, éditions Erès

Martine Gross est ingénieure de recherche en sciences sociales au CEIFR (CNRS). Ses recherches ont notamment porté sur les relations intergénérationnelles, la transmission des identités religieuses, la désignation des liens dans les familles homoparentales, le désir d’enfant chez les gays et les lesbiennes.

 

Nous reprenons le communiqué de presse commun de l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL) et des Enfants d’Arc en Ciel, l’asso ! (EAC)

L’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL) et les Enfants d’Arc en Ciel, l’asso ! (EAC) ont pris connaissance du communiqué du député Jean-Marc Nesme et du sénateur Dominique de Legge relatif à la réactivation de l’entente parlementaire contre l’homoparentalité.

L’APGL et EAC notent que cette initiative – ouvertement discriminante à l’égard des familles monoparentales et homoparentales – n’a recueilli que 82 signatures tandis qu’elle en avait recueilli 174 en 2006. L’APGL et EAC se réjouissent du fait que les signataires ne représentent plus qu’une petite minorité parmi les parlementaires de la majorité siégeant aux deux assemblées, et que les idées qu’elles défendent depuis des années progressent dans notre société !

Selon les 82 parlementaires de droite – dont Mr de Legge, par ailleurs secrétaire national de l’UMP en charge de la Famille – : «sous prétexte de lutter contre une soi-disant discrimination entre adultes, on en crée une autre bien réelle, entre les enfants, entre ceux qui auraient le droit de grandir auprès d’un père et d’une mère et ceux qui ne le pourraient pas». La formule : « soi-disant discrimination » cache bien peu les racines homophobes des « convictions » ainsi énoncées par les signataires. Leur aversion pour les femmes et les hommes homosexuels qui choisissent de devenir parents est à ce point irraisonnée qu’ils nieraient presque leur existence – et la liberté qui est la leur de faire famille.

Mais n’en déplaise à ces 82 parlementaires, 300 000 enfants vivent aujourd’hui dans des familles homoparentales. 300 000 enfants que ces députés et sénateurs marginalisent et stigmatisent, du seul fait de l’orientation sexuelle de leurs parents.

Ce sont des centaines de milliers de foyers que ces prétendus représentants du peuple français veulent maintenir dans un flou juridique inextricable et dans une position d’inégalité incompatible avec notre devise républicaine.

C’est pour mettre fin à de tels mensonges, véritables provocations, et pour éclairer nos concitoyens, que l’APGL organise le 11 Février 2012 un débat juridique et politique durant lequel des familles homoparentales et des acteurs de l’appareil judiciaire témoigneront des difficultés qu’ils rencontrent, dans l’état actuel du droit français. Ils pourront ainsi attester du fait que c’est, au contraire, l’absence de reconnaissance des familles homoparentales qui créé les conditions d’une discrimination incontestable et inadmissible à leur égard et à l’égard des enfants qui vivent en leur sein.

Cinq candidats à l’élection présidentielle seront interpellés pour répondre aux questions suivantes : Comment expliquer le retard de la France, pays des Droits de l’Homme, concernant les droits des familles homoparentales, notamment par rapport à d’autres pays européens ? Quelles sont les raisons qui ont empêché le législateur d’aller plus loin sur les questions de filiation, d’adoption, de mariage, de Procréation Médicalement Assistée, de Gestation pour Autrui, de pluri-parentalité… ? Quelles évolutions législatives sont-elles proposées par les candidats ?

Les citoyens français ont le droit de savoir qui – parmi les candidats à la présidence de la République – s’engage dans la voie de l’égalité et de la fin des discriminations liées à l’orientation sexuelle.

Bonjour,
Nous sommes chercheurs en sciences sociales et avons travaillé respectivement depuis plusieurs années sur l’homoparentalité et la conjugalité homosexuelle. Nous lançons ces jours-ci une enquête sur le fonctionnement conjugal et familial des familles homoparentales. C’est la première fois qu’une telle enquête est initiée en France. Elle devrait permettre de recueillir des enseignements inédits sur la vie familiale d’hommes et de femmes homosexuels élevant des enfants et compléter nos connaissances des familles contemporaines, dans toute leur diversité.
Ce questionnaire est le premier volet, quantitatif, de notre enquête et sera suivi dans un deuxième temps d’un volet qualitatif avec des entretiens. Les résultats que nous tirerons de cette enquête feront l’objet de publications dans des revues et des ouvrages de sciences sociales.

Merci de diffuser cet appel à témoignage ou d’accepter de répondre vous-même à quelques questions portant sur les relations familiales, le coming-out, les tâches domestiques et parentales, les finances familiales…. Toutes les réponses seront bien entendu anonymes. Seules les personnes qui accepteraient d’être contactées pour un entretien seront invitées à communiquer leur adresse électronique.

Votre participation va contribuer à une meilleure connaissance des familles homoparentales.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez nous contacter grâce à l’adresse électronique dédiée enquete_fhp(at)ehess.fr.
Et pour répondre au questionnaire, merci de vous diriger vers la page suivante: https://limesurvey.aria.ehess.fr/index.php?sid=59726&lang=fr.

Nous vous remercions chaleureusement pour l’intérêt que vous porterez à notre enquête.

Jérôme Courduries, anthropologue, chercheur associé, Centre Norbert Elias, jerome.courduries(at)ehess.fr
Martine Gross, sociologue, IR en sciences sociales, CNRS, gross(at)ehess.fr

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Nous citons Julie Le Goïc, élue de la ville de Brest :

Alors qu’il y a quelques semaines, Brest semblait le théâtre d’une possible révolution pour les couples homosexuels, avec la lutte de Chloé et Marie Avrillon pour obtenir le changement d’état civil de Chloé (anciennement Wilfrid) tout en restant mariées, la nouvelle est tombée ce matin : non, Chloé ne pourra pas voir reconnue son identité de femme tant qu’elle restera mariée à Marie, la femme qu’elle aime et avec qui elle a eu trois enfants.

Quel Etat peut oser empêcher ainsi l’épanouissement d’une famille, la réalisation d’un individu et le bonheur d’un couple ? Au nom de quoi osons-nous encore, en France, au XXIème siècle, refuser le mariage aux couples homosexuels ?

Le jugement rendu aujourd’hui nous attriste, nous indigne. Nous saluons Marie, Chloé et leurs enfants, dont le combat exemplaire mérite tout notre soutien et toute notre sympathie.

nov 112011

Les 14 et 15 novembre prochains, à Lyon, un colloque international d’une ampleur inégalée jusqu’ici abordera les questions des nouvelles techniques de reproduction (NTR) en lien avec le genre et la parenté. Pendant deux jours, des chercheurs de nombreux pays évoqueront les enjeux économiques et démographiques des NTR, mais aussi leur impact sur les dynamiques de genre. Ainsi Laurence Hérault rappellera comment la procréation parmi les personnes transidentitaires remet en question les normes de genre. Une grande partie des conférences sera consacrée à la parenté et explorera les relations entre NTR et l’homoparentalité – avec les contributions par exemple de Jérôme Courduries, Martine Gross ou Irène Théry.

http://colloque_ntr2011.site.ined.fr/

 

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L’antenne Midi-Pyrénées de l’APGL (Association des parents et futurs parents gays et lesbiens) organise un « Pot de convivialité » auquel vous êtes conviés :

Vendredi 14 Octobre 2011 à partir de 18h à Toulouse.

Ce sera l’occasion de nous rencontrer ou de nous retrouver et d’échanger autour d’un apéritif dinatoire. Chacun(e) est prié d’apporter une boisson et/ou un met salé et de contribuer ainsi à ce moment convivial.

Afin de connaître le lieu d’accueil, vous pouvez dès à présent contacter nos hôtes Richard et son fils Grégoir au : 06.88.18.21.39


Acquérir des connaissances et des compétences techniques pour intervenir auprès de familles en difficulté dans des contextes de parentalités contemporaines : recomposition familiale, co-parentalité, multiparentalité, homoparentalité

Cet atelier clinique avec Serge Hefez et Serge Escots s’adresse à un public professionnel :  médecins, psychologues, travailleurs sociaux et para-médicaux… en situation de travail avec des groupes familiaux, dans un cadre privé ou institutionnel.

2 jours, les 14 et 15 octobre 2011

Plus de renseignements et inscriptions en ligne :

http://www.i-ac.fr/atelier-clinique-familles-contemporaines-et-therapie-serge-hefez-serge-escots/

« Il est grand temps que le législateur prenne en compte l’évolution sociétale majeure actuellement en cours dans notre pays », écrit Mathieu Nocent de la commission politique de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) dans une tribune pour Yagg.

Un plaidoyer pour la reconnaissance pleine et entière de l’homoparentalité et l’égalité réelle en matière de droits, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012.

Homoparentalité: dans la perspective de 2012, la balle est dans le camp des partis politiques », par Mathieu Nocent, de l’APGL

« Putain, deux ans! »: c’est la – désormais célèbre – phrase que Les Guignols faisaient dire à Jacques Chirac en 1993, deux ans donc avant l’élection présidentielle de 1995. Nous voici aujourd’hui à moins de deux ans de la prochaine échéance présidentielle, les chefs d’État, les gouvernements, les majorités parlementaires de gauche et de droite se sont succédées et – pour les familles homoparentales – rien ou presque n’a changé.

PARENT SOCIAL
Les homosexuels n’ont toujours aucun moyen légal – en France – d’avoir des enfants et de fonder une famille. Aucune loi ne mentionne même l’existence des familles homoparentales. Seule la loi du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale a initié le début d’un commencement de reconnaissance en permettant « lorsque les circonstances l’exigent » au parent légal de partager son autorité parentale avec un « tiers », « tiers » qui peut être – au sein des couples homosexuels – le ou la conjoint-e, celui ou celle que nous appellerons le parent « social ». Car s’il est bien – de fait – un parent pour l’enfant – le parent social n’a toujours pas aujourd’hui d’existence légale et la loi voulue par Ségolène Royal – alors ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées – n’y change rien.

Lire l’interview entière ici

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