Arc-en-Ciel Toulouse accueille la conférence-débat de l’Association Nationale Transgenre (ANT) : Le genre, ça existe… et ça concerne tout le monde !

Le droit à vivre son genre est une idée neuve en Europe !
Longtemps méprisées, réprimées, traitées de malades mentales ou de perverses, contraintes à la clandestinité, les personnes trans s’affirment depuis peu avec le soutien des gays et des lesbiennes, mais aussi de nombreuses personnes hétérosexuelles qui ne comprennent pas les discriminations encore imposées aux personnes trans par des institutions agissant au mépris de la loi. Pour les personnes trans dans leur diversité, les choses bougent, dans le bon sens, dans la société française. Très vite, même s’il reste encore beaucoup à faire contre les discriminations et pour l’égalité des droits.
Les trans ne protestent plus dans l’indifférence : on les entend, et on les écoutera bientôt !

Une conférence-débat pour réfléchir ensemble, pour échanger et pour agir !
« Ce sont ces questions très concrètes, mais aussi une réflexion plus générale sur la place des questions de genre dans les rapports entre hommes et femmes, et toutes celles que vous vous posez, que nous aborderons ensemble. » précise Stéphanie Nicot, porte-parole nationale de l’ANT et co-auteure de « Changer de sexe ».
Présente à Toulouse pour participer aux Rencontres nationales de la Fédération des centres et des associations LGBT, Stéphanie Nicot animera cette conférence-débat, le jeudi 2 février, 20h30, Salle municipale Ossète, Immeuble Duranti, 6 rue du Lieutenant-Colonel Pélissier (Métro Capitole).

Au-delà des questions concrètes que se posent les personnes trans, nous parlerons de l’identité de genre, qui ne concerne pas que les personnes trans, mais aussi les gays et les lesbiennes, et plus largement, au fond, toutes les femmes et tous les hommes.

C’est quoi l’identité de genre ? C’est quoi le sexe ? C’est quoi l’orienttaion sexuelle ? Ca se mixe comment au grand shaker de la vie ?

Venez en débattre avec nous !

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Aujourd’hui encore, en Suède, une personne trans désirant modifier la mention de son sexe légal doit subir une stérilisation chirurgicale en vue de la rendre définitivement incapable d’avoir des enfants. C’est ainsi, en 2012 : la loi suédoise impose encore la stérilisation forcée en réponse à une demande aussi simple que de changer la mention de son sexe sur son permis de conduire !

Malgré un effort considérable pour abroger la loi, y compris le soutien de 90% des députés suédois, Fredrik Reinfeldt, le Premier ministre, est resté silencieux sur la question, permettant à un petit parti conservateur de bloquer le changement.

En ce moment une réforme de la loi est débattue en Suède. Selon l’organisation All Out, « un mouvement massif de soutien à travers la Suède et l’Europe est nécessaire afin de convaincre finalement le premier ministre suédois de prendre position contre la stérilisation forcée. »

Nous souhaitons vous permettre d’adhérer à la campagne de signatures de All Out. En effet, les signatures ainsi recueillies soutiendront directement la démarche de la Fédération LGBT de Suède auprès du Premier ministre de ce pays.

www.allout.org/stop_forced_sterilization

Cette pratique archaïque et barbare doit cesser.

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La commission Trans se réunit lundi 16 janvier à 20 h 30, à la CMS, 2 rue Malbec.

A l’ordre du jour : galette et brainstorming.

L’automne a vu se réaliser un travail d’élaborations (pour la plate-forme de droits d’AEC) et de participations à des événements (Existrans, STP, T-DOR).

La commission souhaite une expression libre, diversifiée, respectueuse des identités et des points de vue, afin de construire son agenda pour 2012 et imaginer ce que pourrait être son action au-delà.

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Une proposition de loi PS qui va dans le bon sens

La Proposition Parlementaire de Loi de la députée Michèle Delaunay en faveur du changement d’état civil (CEC*) des personnes trans est une démarche positive.

Elle reconnaît en particulier que la « médicalisation de la procédure de rectification de l’état civil ne peut convenir et ne convient pas » et que « la rectification de la mention du sexe à l’état civil ne saurait être subordonnée à une quelconque exigence de parcours médical. » C’est un point essentiel de la résolution 1728 du Conseil de l’Europe, à laquelle se réfèrent aujourd’hui la quasi totalité des associations LGBT et Trans françaises.

Mais il reste du travail pour aboutir à un bon projet de loi, digne des résolutions européennes actuelles.

Des insuffisances et des erreurs manifestes

De nombreuses associations et personnalités Trans, comme l’ANT dans un communiqué de presse du 29 décembre, estiment ce projet de loi inachevé et prématuré. D’une part, il ne pourra être voté dans la présente législature et, d’autre part, il demeure insatisfaisant, faute sans doute d’une concertation suffisante avec les organisations Trans et LGBT.

D’abord, le projet de loi veut subordonner tout changement d’état civil des personnes transgenres au divorce obligatoire des couples constitués avant la transition d’un des époux. D’une part, cette mesure est d’une violence extrême envers les couples qui résistent à la transition d’un des conjoints. D’autre part, elle inquiéterait légitimement tout le mouvement LGBT sur la volonté politique d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe.

Enfin, et surtout, le projet de loi laisse au juge des affaires familiales la responsabilité de décider si la demande de rectification de la mention du sexe constitue, ou non, « un abus manifeste ». « L’abus manifeste du requérant fonde l’intervention du Ministère public », formulation reprise avec insistance : « Le tribunal ordonne, sauf abus manifeste, la rectification de la mention du sexe. »

Dans son communiqué de presse, l’ANT remarque très justement :

« Laisser le juge aux affaires familiales décider reviendrait en pratique à laisser se perpétuer l’arbitraire actuel. Ce serait alors un renoncement du législateur au profit, comme aujourd’hui, d’une liberté d’appréciation des seuls magistrats.

Pourtant, lorsqu’il s’agit du mariage, autre affaire sérieuse, le parquet ne peut pas avancer une vague notion d’ « abus manifeste ». Il ne peut s’opposer que sur des critères précis, évidents, définis par la loi : non consentement d’un des époux, existence d’une union précédente non dissoute, absence de projet matrimonial. Pour le changement d’état civil, le législateur doit procéder de même : considérer que la liberté est totale, sauf cas exceptionnels, strictement définis par la loi. Pour notre part, nous voyons mal ce qui pourrait y correspondre en matière de changement d’état civil. »

La juste démarche, et le sens de l’histoire comme le montre l’exemple de plusieurs pays dont dernièrement l’Argentine, c’est : le changement d’état civil simple, complet, de droit, en deux mots, libre et gratuit !

 

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Nous citons Julie Le Goïc, élue de la ville de Brest :

Alors qu’il y a quelques semaines, Brest semblait le théâtre d’une possible révolution pour les couples homosexuels, avec la lutte de Chloé et Marie Avrillon pour obtenir le changement d’état civil de Chloé (anciennement Wilfrid) tout en restant mariées, la nouvelle est tombée ce matin : non, Chloé ne pourra pas voir reconnue son identité de femme tant qu’elle restera mariée à Marie, la femme qu’elle aime et avec qui elle a eu trois enfants.

Quel Etat peut oser empêcher ainsi l’épanouissement d’une famille, la réalisation d’un individu et le bonheur d’un couple ? Au nom de quoi osons-nous encore, en France, au XXIème siècle, refuser le mariage aux couples homosexuels ?

Le jugement rendu aujourd’hui nous attriste, nous indigne. Nous saluons Marie, Chloé et leurs enfants, dont le combat exemplaire mérite tout notre soutien et toute notre sympathie.

(Arte) Fille ou garçon, mon sexe n'est pas mon genre (2011)

Les VidéObstinées et la Luna Loca vous invitent à une à une soirée de discussion intime et politique autour du film de Valérie Mitteaux :

« Fille ou garçon, mon sexe n’est pas mon genre » (2011)

De Paris à San Francisco, en passant par Barcelone et New York, la réalisatrice dresse le portrait de 4 trans FtM (femelle to male) qui témoignent de leur parcours.

Cet excellent documentaire traite des questions de genre sans jamais éluder l’oppression des femmes. Il y est question de corps, de normes, de désirs, de solidarité, de sexes, de privilège, de socialisation…

Selon les organisatrices, « depuis des générations, être née fille c’est être d’entrée de jeu du côté des dominées et les femmes doivent lutter pour vivre. Il y a les luttes collectives lesbiennes et féministes et il y a celles que nous menons, chacune de notre côté avec nos corps, nos histoires, nos désirs… Ces luttes sont tout aussi politiques et nécessaires que les luttes collectives, mais plus difficiles à exprimer parce que plus intimes. Ce sera l’objectif de cette soirée : essayer d’échanger sur notre « corps politique », corps qui, dans ce monde, est le lieu de tous les pouvoirs.

Soirée non-mixte (lesbiennes, gouines, femmes et trans FtM) »

Jeudi 15 décembre à 20 h 30 à la Luna Loca, 9 bis, chemin du Prat-Long

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Les résultats d’une enquête de l’INSERM consacrée aux personnes trans sont publiés dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire. Ce simple énoncé témoigne des progrès restant à réaliser : nous, personnes trans, ne sommes pas une épidémie !

Mais revenons au rapport. Il possède au moins le mérite de donner une consistance à une rumeur assourdissante : les résultats de la chirurgie en France sont effroyablement mauvais, s’apparentant à une véritable maltraitance inspirée par le mépris.

58 % des personnes opérées dans le secteur public français considèrent avoir très bien vécu leur parcours, alors que ce pourcentage s’élève à 94 % chez celles ayant été opérés en clinique privée et à 77 % pour celles ayant choisi l’étranger. La moitié des sujets pris en charge dans les établissements publics français ont déclaré avoir connu des complications, contre seulement 17,6 % et 23,7 % respectivement de ceux ayant réalisé l’opération en clinique privée en France ou à l’étranger. Ces résultats scandalisent l’association Act up qui demande aujourd’hui « la fin du massacre ».

http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/F5/5F/document_actu_pro.phtml

Mais pour que cesse le massacre, il faudra que cesse le mépris qui est avant tout mépris envers les femmes, mépris envers le corps des femmes, mépris envers le plaisir féminin. Au début des années 2000, des patientes du CHU de Rangueil ont porté plainte. D’appel en appel, cette affaire est aujourd’hui devant le Conseil d’Etat. Voici ce qu’écrit le rapporteur public : «une insensibilité au niveau du néo-clitoris est très habituelle.» Nous sommes en 2011 : quelle honte !

Il faudra que, loin de se contenter d’une chirurgie plastique sans complication, on vise la restauration de toutes les fonctions physiologique dans leur intégrité, y compris et surtout la fonction sexuelle et l’aptitude au plaisir. Que dans le cahier des charges de l’hôpital public en France, on puisse lire comme à Bangkok :

«Presque toutes les patientes nous font part d’un orgasme achevé dans l’année qui suit l’opération.»

C’est la moindre des exigences.

 

nov 222011

Prochaine réunion de la commission Trans le lundi 28 novembre, à 20 h 30, à la CMS.

A l’ordre du jour :

Retour sur les événements de novembre : le TDOR à Toulouse, le mardi à Monoprix à Auch ;

Revendications : synthèse des propositions, décision ;

Délibération sur la conférence de Trans Aide prévue à Toulouse au mois de février
Questions diverses

Ceci est la dernière réunion de la commission avant le Conseil d’Administration du 5 décembre et la fin de l’année 2011.

Infos : contact.trans@aectoulouse.com

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Le 25 Novembre prochain, à 21h00, le théâtre d’Auch présente la pièce  « le mardi à Monoprix » interprétée par Jean Claude Dreyfus qui met en scène Marie-Pierre, une femme trans face à l’incompréhension de son père.

Jean-Claude Dreyfus nous a déclaré : «  Il est important de pouvoir parler de ces choses là» Ayant accepté l’invitation de Joanna Gobert, il participera à un échange avec le public à l’issue de la représentation.

Ce débat d’une durée de 30 minutes sera filmé par la chaîne DIRECT8, qui prépare un reportage sur la transidentité. Il sera également suivi par la presse locale.

Nous apprenons à l’instant que  la représentation de vendredi 25 est complète. Il reste quelques places pour la représentation du Samedi 26 novembre 2011.

Pour plus d’information et réservation :

http://www.circa.auch.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=176&Itemid=612

Contact Arc En Ciel pour assister au débat : Joanna (06.77.82.92.94)

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Pour la première fois à Toulouse, la commission Trans d’Arc-en-Ciel vous invite à célébrer la Journée souvenir des victimes de la transphobie (T-DOR).
Au programme, la projection du film « L’Ordre des Mots » , suivie d’un débat autour de ce thème.
Dimanche 20 novembre, à La Luna Loca, de 18h30 à23h
Luna Loca
Chemin Prat-Long

 » L’Ordre des mots » de Cynthia et Melissa Arra (France, 2007), documentaire,1h 15

L’ordre des mots donne la parole à des individus Trans’ et Intersexe dont la quête d’identité de genre se trouve entravée par des normes établies. Ces personnes résistent par leur recherche de savoirs nouveaux, par leurs sexualités, leur manière de vivre son corps, mais aussi par leurs identités alternatives.

Loin du traitement habituel des questions trans’, ce documentaire aborde frontalement le sujet en interrogeant nos normes sociétales trop souvent incontestées et, surtout, en analysant la nature de l’oppression et de la répression dont fait l’objet cette communauté.

L’ordre des mots (2007), excellent documentaire, avait été remarqué lors du premier festival « Des Images Aux Mots » en 2008.

La projection sera suivie d’un échange avec le public.

Projection gratuite.

 

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TransAide

Créée en  2004, Trans Aide change de nom et devient : l’Association Nationale Transgenre (ANT). Extraits du communiqué de presse :

« Trans Aide est connue pour sa lutte énergique contre la transphobie d’État et pour le droit au changement d’état civil libre et gratuit, dans le cadre de la résolution 1728 (2010) du Conseil de l’Europe. Fortement présente au sein du mouvement LGBT, l’association se réclame des valeurs républicaines et s’oppose à toutes les discriminations et à tous les préjugés, en particulier au sexisme.

Le nom de l’association a été choisi en 2004. Nous voulions mettre en avant la douleur des victimes de la transphobie des institutions médicales et judiciaires, et souligner l’aide que nous voulions leur apporter. Il est vrai que la communauté Trans a longtemps été assimilée à un groupe en demande d’aide, voire de « soins », souvent isolée des combats pour l’égalité des droits. À l’inverse, nous avons voulu remettre les personnes trans-identitaires au coeur de la République et des grands enjeux de société comme l’égalité face au mariage et à la parentalité.

Sept ans après, la situation nouvelle fait du genre une question sociétale à part entière, voire un sujet de controverse politique comme l’a récemment montré la pétition anti-genre de 80 députés UMP, proche des théories de l’intégrisme catholique. L’engagement (…) aujourd’hui significatif du mouvement LGBT laisse entrevoir des victoires à venir contre la transphobie d’État. »

L’A.N.T. – tout comme Arc-En-Ciel Toulouse – est membre de la Fédération LGBT.

www.trans-aide.com


STP2012 (Stop Trans Pathologisation 2012) est un mouvement international réclamant que les différences en matière d’identité de genre ne soient plus considérées comme des faits pathologiques.

A partir de 1973, un mouvement s’est affirmé aux Etats-Unis et a grandi jusqu’à la déclassification complète de l’homosexualité comme trouble psychiatrique en 1992. Or, ce que l’on appelle encore «trouble de l’identité de genre» apparaît toujours dans la classification américaine (DSM) et dans la classification de l’Organisation Mondiale de la Santé (CIM).

La transidentité n’est pas une pathologie. Elle ne recouvre pas le moindre trouble, anomalie, défaut constitutif, régulier des personnes trans. Désigner comme «maladie» une chose qui ne l’est pas est un facteur gravissime de discrimination, de violence et, au minimum, de perte de l’estime de soi pour les personnes qui en sont  «atteintes».

A l’aube du 21ème siècle un large courant réfute l’idée de «trouble de l’identité de genre», qui n’a aucun fondement scientifique. Le binarisme de genre est un fait sociétal et non un fait scientifique. Or l’OMS et la DIN révisent actuellement leurs classifications en vue d’une mise à jour entre 2013 et 2015.

Dans cette perspective, STP2012 a suscité des événements dans 65 villes du monde.  Ainsi, à Barcelone, pendant quatre jours se sont succédés projections, expositions, débats, rencontres … et une ultime fiesta trans.

Des associations françaises ont participé au colloque du samedi 22 octobre. Karine Espineira (Observatoire des transidentités) a présenté un exposé sur l’image des personnes trans dans les média. Si proche de la Catalogne, Arc-En-Ciel Toulouse ne pouvait manquer ce rendez-vous et était représentée par une petite délégation qui a pris contact avec les associations catalanes.

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Le colloque « Expérience transgenre de la parenté », organisé par Laurence Hérault et Irène Théry dans les locaux de l’institut d’ethnologie méditerranéenne (Aix-en-Provence), s’est tenu les 18 et 19 octobre.

Au cours de la première journée, les communications ont été consacrées à l’expérience de Thomas Beatie. Avant Thomas Beatie, de nombreux hommes transgenres sont devenus pères du fait de leur propre grossesse. Ceci n’a donc rien de sensationnel. Le caractère nouveau de cette expérience tient à autre chose : Thomas Beatie est légalement reconnu comme homme et marié à Nancy. Il est donc le premier homme possédant les attributs formels d’un père et d’un époux, devenu père par sa propre grossesse.

La deuxième journée devait explorer plus largement les implications de la procréation et de la parentalité pour les personnes trans.  Parmi les différentes communications, celle de Petra de Sutter, gynécologue au Centre de fertilité de Gand (Belgique) a retenu notre attention car, au-delà des personnes trans, les techniques de procréation médicalement assistée qu’elle annonce concernent également les couples de même sexe, dans un futur qui n’est plus très éloigné.

Les personnes et organisations trans étaient présentes, pour n’en citer que quelques-unes : Erik Schneider (Transgender Luxembourg), Karine Espineira et Maud Thomas (Observatoire des Transidentités), Florence Bertocchio (Arc-En-Ciel Toulouse). David Latour (Chrysalide), doctorant en littérature et civilisation américaines, a présenté une communication sur l’ouvrage autobiographique de Thomas Beatie : Labor of love.

Réunion de la COM TRANS

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oct 202011
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Réunion de la commission Trans ce lundi 31 octobre, à la CMS, 2 rue Malbec.

A l’ordre du jour, nous reviendrons sur les événements d’octobre : l’Existrans, le colloque d’Aix, STP2012 à Barcelone.
Nous ferons un nouveau point sur les revendications : alors que les organisations LGBT, à tous les niveaux, local et national, vont interpeler les élus et les candidats aux prochaines élections de 2012, serons-nous capables de nous joindre à ces actions collectives sur le terrain des droits des personnes Trans ? Nous désignerons un-e responsable de la communication pour la COM TRANS, en réponse à une demande du pôle communication d’AEC . Nous établirons le budget prévisionnel 2011-2012 de la commission.

Un point important sera consacré à l’organisation du T-DOR (journée souvenir des victimes de la transphobie, le 20 novembre), pour la première fois à Toulouse.

 

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Le 1er octobre dernier, plusieurs membres d’Arc-En-Ciel Toulouse ont participé à l’Existrans. Certain-e-s ont contribué à l’organisation, à titre personnel. Ils remarquent que, cette année, les différentes organisations et leurs représentant-e-s ont remarquablement su dépasser leurs clivage pour faire de cette marche une réussite et un modèle de solidarité. Une solidarité nationale autour de la question trans qui s’affirme en 2011 avec la présence de plusieurs associations de province avec qui nous entretenons des liens amicaux – Rainbow Brest, le CLGBT de Nantes,  l’association lyonnaise Chrysalide – que nous avons rejointes avec plaisir.

PARIS, 1 oct 2011 (AFP) – Plusieurs centaines de personnes ont pris part à Paris à la 15e marche d’Existrans pour dénoncer la « transphobie d’Etat », à l’égard des transsexuels et transgenres, et leur « stérilisation forcée » exigée pour changer d’état civil, a constaté une journaliste de l’AFP.

Partis de la place de la Bastille peu avant 15h00 derrière une banderole proclamant « Transphobie d’Etat : pathologisation, stérilisation, précarisation, exclusion », les manifestants – 470 selon la police, plus de 2.000 selon les organisateurs – ont défilé jusqu’à l’Hôtel de Ville pour dire « Stop à la stérilisation forcée pour avoir des papiers ».

« Depuis plus de 15 ans, pour modifier notre état civil, les tribunaux nous demandent purement et simplement d’être stériles. Pour l’Etat, nous sommes des monstres (…) qui n’ont pas le droit de se reproduire », a déclaré à l’AFP Sophie Lichten, porte-parole du Collectif Existrans, organisateur de la marche.

« La France continue de nous stigmatiser, en nous imposant un parcours psychiatrique de deux ans minimum pour pouvoir espérer démarrer un protocole médical (…) Le changement d’état civil prend trois ans minimum et coûte environ 3.000 euros », a-t-elle poursuivi.

Pour l’une des coorganisatrices de la marche, Camille Barré, « assez peu de choses ont changé (en quinze ans), si ce n’est une déclaration symbolique » du ministère de la Santé qui a accordé en mai 2010 une « dépsychiatrisation de principe qui ne change rien à la relation patient-médecin ».

« Le regard de la société a changé (…). Mais avoir des papiers d’un autre genre, ce serait une véritable avancée pour nous », a confié Sophie Lichten.

Les transsexuels et transgenres réclament également une « dépathologisation », alors que « la transidentité est toujours considérée comme une maladie mentale par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) ».

 

Gare à tes fesses !

EspaceTrans, News Commentaires fermés
sept 172011
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La nouvelle plate-forme santé de Chrysalide, réalisée avec le soutien financier de l’INPES, revient sur des thèmes classiques mais qu’il fait bon rappeler : pourquoi se protéger, que faire en cas d’urgence, en cas d’exposition au VIH. Mais elle fait une large place aussi à des conseils qui étonnent au premier abord : comment se protéger si j’utilise ma bouche, j’utilise mes doigts, mes pieds, j’utilise mon vagin chez les FtM, j’utilise mon vagin chez les MtF, j’ai un utérus, j’utilise mon pénis, je me sers de mon anus, je n’ai pas ou plus de testicules. C’est que les catégories de genre (masculin, féminin) ne sont pas les plus pertinentes pour parler de sexualité et de santé sexuelle.

A retrouver sur : http://chrysalidelyon.free.fr/gatf/

 

 

sept 162011
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Rue 89 rapporte que l’Australie a décidé d’autoriser les personnes transgenres ou transexuelles qui ne souhaiteraient pas se déterminer comme « féminines » ou « masculines » à opter pour le signe « x », entre masculin et féminin. Mais ces personnes auront en outre la liberté de se déclarer de genre masculin ou féminin, selon leur propre choix, sans qu’elles aient au préalable subi la moindre intervention chirurgicale. Pour déclarer sur ce document « ce qu’elles considèrent comme étant leur genre », il leur suffira de produire une simple lettre de leur médecin

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La vraie question trans est là. Il est malheureux que l’on évoque encore un trouble de l’identité sexuelle mais l’essentiel est bien que la maman a tout compris.

Il n’est jamais trop tôt pour faire son «coming out». Un petit garçon de 10 ans, vivant à Worcester (Grande-Bretagne), a décidé qu’il reprendrait l’école cette année en tant que petite fille, cessant ainsi de «vivre dans le mensonge», rapporte le Daily Mirror ce mardi.

Née garçon, la désormais petite fille souffrait de troubles de l’identité sexuelle depuis ses deux ans. «Dans son esprit, elle est une fille, mais elle a un corps de garçon», a expliqué au quotidien britannique sa mère de 36 ans, ajoutant que son expérience à l’école primaire l’avait finalement fait craquer.

«Ma fille a besoin de s’habiller en fille parce qu’elle est une fille»

«Elle devait mentir sur les cadeaux qu’elle avait eu à Noël, disant qu’elle avait eu un Action Man alors qu’il s’agissait d’une Barbie. Tout était faux», raconte encore la mère. «Certaines personnes ont besoin de lunettes, d’autres d’un fauteuil-roulant, ma fille a besoin de s’habiller en fille parce qu’elle est une fille», a-t-elle ajouté.

Mais ce changement de sexe n’est pas du goût de certains parents d’élèves de l’école primaire de la petite fille, craignant que cette dernière soit l’objet de moqueries. Le directeur de l’établissement a ainsi décidé de convoquer une réunion afin d’expliquer la situation aux autres enfants, promettant d’assurer à l’enfant «tout le soutien dont il a besoin».

Extrait de 20 minutes, 13 septembre 2011

Les réunions de la commission Trans reprennent  lundi 5 septembre, à 20 h 30, à la CMS (2 rue Malbec, 1er étage).

A l’ordre du jour :

- un premier tour de table sur les revendications à porter au nom d’AEC sur les questions trans ;
- la prochaine Existrans, ;
- un projet de charte qui engagerait les professionnels de santé recommandés par AEC (travail commun avec les com Santé et Perm) ;
- les mesures à prendre concernant la surveillance des actes de chirirugie génitale Trans en France et spécialement sur Toulouse ;
- un projet d’atelier sur les questions de santé sexuelle et de sexualité.

Pour toute info ou propositions pour compléter cet ordre du jour :   contact.trans@aectoulouse.com

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« Si la référence au sexe traduit une réalité universelle, la construction sociale du genre est variable dans le temps et dans l’espace ».

L’élève vient d’ouvrir son livre de biologie, chapitre « Devenir homme et femme »… Il ne comprend pas tout de suite: n’est-il pas né homme ou femme ? Comment aurait-il pu devenir autre, comment pourrait-il devenir l’un ou l’autre ? Sa grande sœur, ou son grand frère, ne lui en avait jamais parlé…

C’est un tout nouveau programme instauré dès la rentrée prochaine pour les élèves de première L, ou ES; un cours sur l’influence de la société sur l’identité sexuelle. La théorie du genre élaborée aux Etats-Unis sous l’impulsion de mouvements féministes dans les années 60 n’est pas explicitement désignée, mais c’est une référence directe.

Pour celles et ceux qui n’auraient pas rempli leur cahiers de vacances comme il se doit, nous vous proposons une petite révision sonore avant la rentrée : le 12 août dernier, l’émission de France Culture « Contre expertise » recevait Elsa Dorlin et Didier Eribon. En 45 minutes, ces invités passent en revue toutes les notions au cœur de la polémique avec les organisations familiales réactionnaires : le genre, les intersexualités, le social et le biologique.


http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-4293453#



Dans un article du 23 juin, le sociologue Eric Fassin tire les leçons, pas si inattendues, du récent mariage de Stéphanie Nicot et de sa compagne Elise, prononcé par le maire de Nancy.

http://culture-et-debats.over-blog.com/categorie-88812.html

Eric Fassin remarque en particulier :

Sans stérilisation, une femme trans peut toujours féconder une autre femme et un homme trans encore donner la vie. Il ne s’agit pas seulement de reproduction. Avec le mariage, c’est aussi la filiation que vient troubler la « question trans ».

Le droit qu’on refuse à Stéphanie (s’identifier) interdit qu’on la prive d’un autre droit (se marier). Ou plutôt : les noces ne lui sont permises qu’avec une autre femme. Les transgenres n’auraient donc pas droit au mariage hétérosexuel : c’est en France la seule catégorie sociale dont l’État encourage l’homosexualité.

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Réunion de la Commission Trans ce soir, mercredi 29 juin, 20 h 30. Rendez-vous à la CMS, 2 rue Malbec.

Pour la première fois en France, samedi 4 juin, deux femmes se sont unies à la mairie de Nancy. La FÉDÉRATION LGBT et Arc en Ciel Toulouse ont la joie d’annoncer ce mariage, unique à plus d’un titre, puisque Stéphanie, l’une des membres du Conseil d’administration de la Fédération dont fait aussi partie AEC, s’est unie à Élise, sa compagne, à la mairie de Nancy, en présence de leurs familles et amis.
L’ensemble des membres du Conseil d’administration et les adhérents de la FÉDÉRATION LGBT adressent à Élise et à Stéphanie, nos deux amies, leurs félicitations et tous leurs vœux de bonheur.
La FÉDÉRATION LGBT et AEC Toulouse sont touchées du fait qu’il s’agisse d’un mariage d’amour et peut témoigner que cette union est basée sur un projet de vie commune et de construction humaine volontaire malgré les discriminations et interdits étatiques.

Être discriminée pour pouvoir se marier
Élise et Stéphanie vont donc se marier demain à Nancy alors même que le mariage n’est habituellement pas légal entre deux personnes de même sexe.
Ce mariage de deux lesbiennes ne sera possible que parce que l’État refuse son changement d’état civil à Stéphanie, qui est une femme transgenre, puisqu’elle a refusé, en première instance et en appel, de se soumettre à l’exigence étatique de prouver sa stérilisation.

Avec ce mariage à Nancy, l’État se retrouve devant ses contradictions, refusant le changement d’état civil d’une femme transgenre, contraignant Stéphanie à se marier samedi sur la base de son état civil masculin actuel, alors qu’elle est une femme sociale reconnue par tous. Quoi que décide Stéphanie, la discrimination imposée par l’État est de toute façon son vécu.

C’est pour toutes ces raisons que la FÉDÉRATION LGBT note que ce mariage d’amour prend une dimension militante en raison des discriminations volontairement imposées aux futures épouses par l’État français, au mépris des plus élémentaires droits humains. Alors même qu’Élise, non concernée personnellement par la question transgenre, va devoir supporter ces discriminations et leurs conséquences quotidiennes.

Changement d’état civil libre et gratuit des personnes transidentitaires et ouverture du mariage aux couples de même sexe vont de pair
La FÉDÉRATION LGBT, qui connaît bien Élise et Stéphanie, partage à la fois leur bonheur mais aussi leur indignation de ce vécu discriminatoire au quotidien.
La FÉDÉRATION LGBT rappelle d’ailleurs qu’elle est la première association nationale LGBT a s’être prononcée pour l’application par la France de la résolution 1728, votée le 29 avril 2010, par le Conseil de l’Europe.

Cette résolution 1728 stipule, en son alinéa 16.11.2, la garantie par les États membres, dans leur législation et leur pratique, du droit des personnes transgenres à obtenir « des documents officiels reflétant l’identité de genre choisie, sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d’autres procédures médicales comme une opération de conversion sexuelle ou une thérapie hormonale ».

La FÉDÉRATION LGBT se réjouit que la France ait voté cette résolution à l’unanimité de ses représentants, et exige désormais que l’État français l’applique aux personnes transidentitaires, en cohérence avec son vote, en abandonnant une jurisprudence discriminatoire. En Europe cela est possible. L’Allemagne vient d’abandonner l’exigence de stérilisation, pourquoi pas la France ?

L’égalité des droits pour tous les citoyens, dont celui d’avoir des papiers d’identité en conformité avec son identité sociale, passe par ce changement d’état civil libre et gratuit pour les personnes transidentitaires ainsi que par l’ouverture du mariage, laïc et républicain, aux couples de même sexe.

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Répondant à l’invitation d’Arc-En-Ciel Toulouse et de la librairie Terra Nova, Delphine Philbert présentera son ouvrage : « Devenir celle que je suis ». Mercredi 8 juin, à partir de 19 heures,  au 18 rue Gambetta.

Ecouter son interview sur France Inter (mai 2011) :

 

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Le prix de la Diversité de l’Autre Cercle a été remis à M. Abdel Aïssou, vice-président directeur général de Randstad. La cérémonie s’est déroulée le mardi 17 mai, au siège du MEDEF. En présence de nombreux DRH, représentant-e-s des entreprises partenaires (Randstad, Casino, EDF, Orange, IBM, Sodexho, Monoprix, Michael Page), élu-e-s, et parmi les personnalités LGBT invitées, on remarquait plusieurs femmes trans dont Anne-Gaëlle Duvochel (l’Autre Cercle, GEST, Arc-En-Ciel Toulouse), Camille Barré (en charge des questions LGBT au PCF) et Florence Bertocchio (Arc-En-Ciel Toulouse).

Réunion de la COM TRANS

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mai 182011
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Prochaine réunion de la Commission Trans ce lundi 23 mai à 20 h 30. Rendez-vous à la CMS, 2 rue Malbec. A bientôt.

17 mai 2011 – Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie

Changement d’état civil libre, arrêt de la stérilisation forcée,
pour le respect des droits des personnes trans-identitaires,
la Fédération LGBT, le Comité IDAHO et Trans Aide
demandent l’application par la France de la résolution 1728 du Conseil de l’Europe

Le 29 avril 2010, le Conseil de l’Europe adoptait la résolution 1728* qui demande, en son alinéa 16.11.2, aux États membres de garantir, dans leur législation et leur pratique, le droit des personnes transgenres à obtenir « des documents officiels reflétant l’identité de genre choisie, sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d’autres procédures médicales comme une opération de conversion sexuelle ou une thérapie hormonale ».

La France a voté cette résolution en 2010 par l’intermédiaire de ses quatre représentants : Michel HUNAULT, Nouveau Centre – Jean-Paul LECOQ, Gauche démocrate et républicaine – Christine MARIN, UMP – René ROUQUET, Parti socialiste.

Pourtant la France persiste à ne pas appliquer cette résolution sur son territoire, poursuivant sa politique de stérilisation et de discrimination des personnes trans-identitaires, défendue par Michel Mercier, ministre de la Justice. Ce dernier, répondant à la question écrite au gouvernement n° 14524 de Maryvonne Blondin, sénatrice du Finistère, a confirmé, le 30 décembre 2010, sa volonté d’imposer aux personnes trans-identitaires des conditions de changement d’état civil totalement contraires à la dignité humaine et à la résolution 1728.

Selon le ministre, pour obtenir un changement d’état civil, la personne trans-identitaire doit apporter la preuve – via la production « d’attestations de médecins » – que son traitement hormonal a produit des effets « irréversibles », « notamment [sur] la fécondité ».

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, trois organisations nationales lesbiennes, gays, bi, trans (LGBT) – la Fédération LGBT, le Comité IDAHO et Trans Aide – interpellent Michel Mercier, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, afin de lui demander d’appliquer dès maintenant la résolution 1728 (2010) du Conseil de l’Europe et de cesser d’exiger la stérilisation des personnes trans-identitaires, exigence qui en France ne repose pas sur une loi mais sur la jurisprudence des tribunaux.

La Fédération LGBT, le Comité IDAHO et Trans Aide demandent aussi à l’ensemble des candidats et futurs candidats, aux partis politiques d’inclure l’application de la résolution 1728 (2010) en matière de changement d’état civil dans leur programme. À la veille des élections présidentielles de 2012, aucun parti politique, aucun candidat proclamé, n’a encore affirmé à ce jour sa volonté de faire appliquer cette résolution dans son programme.

Il est donc temps d’exiger du gouvernement actuel, comme de ceux qui pourraient être au pouvoir dans un avenir proche, d’en finir avec cette situation humiliante pour les personnes trans-identitaires et d’appliquer, en France, la résolution 1728 (2010) du Conseil de l’Europe.

En soutenant la liberté du changement d’état civil des personnes trans-identitaires, conformément aux nouveaux textes européens, des élus lorrains ont déjà montré l’exemple. Parmi eux : Michel DINET (président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, PS), Matthieu KLEIN (vice-président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, PS), Laurent HÉNART (député de Meurthe-et-Moselle, ancien ministre, Parti Radical), Jean-Yves LE DÉAUT (député de Meurthe-et-Moselle, PS), André ROSSINOT (maire de Nancy, ancien ministre, Parti radical).

Alors qu’en Allemagne, le 30 janvier 2011, le Tribunal constitutionnel a déclaré contraire à la constitution la stérilisation forcée des personnes trans pour accéder au changement d’état civil, en ce 17 mai, Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, le gouvernement français sortirait lui aussi grandi s’il mettait fin à la stérilisation forcée des personnes trans-identitaires en appliquant la Résolution 1728 (2010) afin d’en finir – comme le dit la résolution européenne – avec « les violations des droits de l’homme visant les personnes transgenres et, en particulier, à garantir dans la législation et la pratique les droits de ces personnes ».

* http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/AdoptedText/ta10/FRES1728.htm

Stéphane Corbin,
porte-parole de la Fédération LGBT
06 22 09 09 66
contact@federation-lgbt.org
www.federation-lgbt.org

Sophie Lichten,
pour le Comité IDAHO
06 09 22 22 22
sophie.lichten@gmail.com
www.idahofrance.org

Stéphanie Nicot
Porte-parole de Trans Aide
association nationale transgenre
06 14 69 63 51
info@trans-aide.com
www.trans-aide.com

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Dans le cadre du magazine de Carole Gaessler « Le monde en face », le documentaire de Serge Moati, « Mes questions sur les Trans » sera diffusé sur FRANCE 5 le mardi 17 mai à 20 heures 30.

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La photographe toulousaine Aï Estelle Barreyre met en ligne « Still Life ».

 

Court métrage qui évoque la transidentité d’un point de vue singulier et personnel.

 

http://www.aiestellebarreyre.com/motion

 

 

Biblio-fanzinothèque TPG

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mai 112011

Le collectif transpédégouine nous informe que sa biblio-fanzinothèque féministe transpédégouine « Le Placard Brûle » est prête à ouvrir ses portes. A cette occasion, il invite à une kermesse tea-party le samedi 14 mai à partir de 15 heures au TDB, 89 ter rue de Fenouillet à Toulouse (métro Barrière de Paris), en non-mixité (ou mixité choisie) femmes et transpédégouines.

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