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L’association Arc En Ciel soutiens et diffuse le communiqué de Presse de l’association Devoir et Mémoire en réaction aux propos négationnistes et homophobes de M. Vanneste, tenus dans un entretien audiovisuel le 10 février.

COMMUNIQUE DE PRESSE de l’association « Devoir et Mémoire »

Notre réaction aux propos de Christian Vanneste, tenus dans un entretien audiovisuel, le 10 février :

http://libertepolitique.com/L-information/Liberte-politique-TV/Favoriser-la-famille-pour-preparer-l-avenir

Nous condamnons les propos de Christian Vanneste, qui baffoue la mémoire des déportés français pour homosexualité, dont Pierre Seel, ainsi que toutes les victimes de cette déportation.

Nous tenons tout d’abord à rappeler que si des homosexuels français ont été visés par des mesures de déportation en raison de leur homosexualité, personne ne prétend que cette déportation s’est faite sur la même échelle que la déportation « de répression » ciblant les opposants politiques et résistants, ou encore de façon aussi systématique que la déportation raciale qui a principalement touché les populations juives en Allemagne et dans les territoires occupés par l’Allemagne nazie.

En France, les déportations massives ne touchent effectivement pas les homosexuels, mais le sujet mérite d’être abordé en connaissance de cause, dans un esprit objectif plutôt que polémique, en tenant compte de la spécificité française en la matière.

Lorsque Christian Vanneste parle des homosexuels et de leur « art consommé de la déformation systématiquement des faits », il donne entre autres exemples « la légende de la déportation homosexuelle », et affirme que celle-ci ne s’applique pas à la France en dehors des trois départements annexés. Certes les Français envoyés en camp de concentration pour ce motif sont quasiment tous issus des départements annexés, mais plus largement, le sujet demeure complexe et dépend aussi de la définition qu’on donne au terme « déporté ». En effet, la loi française de 1948 étend cette notion à des personnes qui ne sont pas nécessairement passées par des camps de concentration (l’emprisonnement en Allemagne ou dans les territoires annexés pouvant dans certaines conditions rentrer dans ces critères - voir doc.).

Arguant également de la déformation systématique des chiffres, Christian Vanneste parle de 30.000 déportés [allemands]. On peut s’en étonner alors qu’à l’heure actuelle, les études sérieuses font état de 5 à 15.000 grand maximum sur l’ensemble du système concentrationnaire. Günter Grau, le grand spécialiste allemand de la question parle aujourd’hui plutôt de 6.000 personnes.

Pour autant, ces milliers de personnes, quel qu’en soit le nombre exact, relèvent selon Christian Vanneste de « la légende » !!

La déportation des homosexuels dans son ensemble concerne d’abord et avant tout les Allemands et touche aussi d’autres nationalités de façon marginale (étrangers résidant sur le sol allemand – cas de Rudolf Brazda notamment – ou encore ressortissants d’autres nationalités arrêtés dans les pays occupés et envoyés en camp de concentration, le plus souvent pour des raisons plus arbitraires qu’objectives, voire pour l’exemple. On dénombre ainsi des cas de déportés pour homosexualité parmi les ressortissants polonais, tchécoslovaques, soviétiques, norvégiens, mais aussi quelques Français.

LES CHIFFRES POUR LES FRANCAIS:

  • une douzaine de natifs d’Alsace ou de Moselle ont été envoyés en camp de concentration pour ce motif ;
  • 6 autres Français originaires de Paris et d’autres grandes villes ont été déportés pour ce motif, pour des raisons plus arbitraires, et assimilés à des « Triangles rouges » (déportés pour motif politique) ;
  • plus d’une 30aine de Français, Pierre Seel inclus, ont été persécutés par le régime nazi  (emprisonnés arbitrairement ou encore jugés et condamnés pour des actes homosexuels) et peuvent être (ou ont été) assimilés à des déportés politiques, dans l’interprétation large qu’en fait la loi française de septembre 1948.

NOS INTERROGATIONS POUR Christian VANNESTE SUITE À SON INTERVENTION :

- Si le chiffre de 30.000 déportés - ou en l’en occurrence moins de 10.000 - est une « légende », à partir de quel chiffre rentre-t-on dans le réel ??

- Christian Vanneste qui aime utiliser un argumentaire similaire à celui de Heinrich Himmler (selon lequel les homosexuels sont un danger pour la survie de l’humanité  *http://lci.tf1.fr/france/2004-12/homosexualite-verites-depute-ump-4858966.html) aurait-il également aussi un compte personnel à régler avec les homosexuels comme il l’affirme dans son interview à propos de Himmler ?? 

* d’après son discours de Bad Tölz en février 1937, l’homosexuel serait un danger pour la perpétuation de la race allemande

Rappelons enfin qu’en France, la déportation pour motif homosexualité est reconnue par les historiens, par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et l’État par la voix de M. Lionel Jospin, Premier Ministre en 2001, M. Jacques Chirac, Président de la République en 2005… et depuis par les différents ministres de MM. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, donc de la famille politique de C.Vanneste, qui se sont succédés à la Défense et aux Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Nous condamnons les propos de Christian Vanneste, dans la mesure où il vise une fois encore à entretenir la polémique autour des questions de société et d’égalité des droits pour les personnes homosexuel-le-s.

Arc En Ciel fait partis de la Fédération LGBT est diffuse le communiqué de presse suite au propos négationniste et homophobe de Christian Vanneste.

Communiqué de presse de la FÉDÉRATION LGBT
Angers, mercredi 15 février 2012

DÉPORTATION HOMOSEXUELLE
NÉGATIONNISME
CHRISTIAN VANNESTE
NICOLAS SARKOZY


Condamnation des propos négationnistes de Christian Vanneste sur la déportation homosexuelle en France
La FÉDÉRATION LGBT demande à Nicolas Sarkozy de clarifier sa position vis à vis de Christian Vanneste qui cite le président de la République au soutien de ses propos.


Dans une interview vidéo du 10 février accordée au site LibertePolitique.com, Christian Vanneste, député UMP du Nord, a déclaré :
« Il y a aussi des légendes qui sont répandues. Par exemple, il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels. Il faut être très clair là aussi. [...] En Allemagne, il y a eu la répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à à peu près 30 000 déportés. Et il n’y en a pas eu ailleurs. Et notamment en dehors des trois départements annexés, il n’y a pas eu de déportation homosexuelle en France. »

La FÉDÉRATION LGBT condamne fermement ces propos négationnistes de Christian Vanneste sur la déportation homosexuelle en France.

Les propos du député UMP du Nord sont historiquement démentis par le rapport de Claude Mercier, du 15 décembre 2001, qui dénombrait 210 cas (1). En 2007, les travaux d’historiens et de chercheurs, compilés dans l’ouvrage La déportation pour motif d’homosexualité en France. Débats d’histoire et enjeux de mémoire, sous la direction de Mickaël Bertrand, apportaient un nouvel éclairage. (2)

La recherche d’Arnaud Boulligny pour la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) affinait ce résultat et établissait sans contestation possible l’existence de 63 cas de déportation d’hommes de nationalité française, persécutés pour motif d’homosexualité durant la Seconde Guerre mondiale, dont 6 cas dans la France occupée, notamment à Paris, et en dehors des territoires annexés (Moselle, Bas Rhin, Haut Rhin).

Derrière ces cas, il y a des hommes à qui nous rendons hommage en les évoquant, la CNIL ayant interdit aux chercheurs la publication de leur identité complète. Parmi eux :
- Jean Henri T., artiste dramatique arrêté en 1944 à Paris car il entretenait une liaison avec un Allemand.
- Un danseur d’opéra fréquentant les bals homosexuels clandestins de Paris. Arrêté le 22 août 1943 Place Blanche, il est emprisonné à Nanterre, puis remis le 1er octobre 1943 à la Brigade Mondaine de Paris qui le livre aux forces allemandes en vue de sa déportation.
- Georges C., homosexuel âgé de 17 ans et originaire de Dreux. Arrêté à Paris en novembre 1941, il est condamné à 5 ans de prison. Interné à Fresnes, il est transféré par convoi de la Gare de l’Est en direction de Karlsruhe (Allemagne). Il meurt de tuberculose dans le camp où il fut déporté.

Tous les dossiers de déportés ne sont pas dépouillés. Quelques 40 000 des 68 000 dossiers conservés au Bureau des archives des victimes des conflits contemporains ont été ouverts. De nouveaux cas sont donc susceptibles d’être découverts.

Dans ce contexte, les propos de Christian Vanneste sont donc négationnistes.
Pour cette raison, la FÉDÉRATION LGBT qui prend acte de l’annonce par l’UMP de son retrait d’investiture aux législatives de juin prochain, mais attend l’attitude de l’UMP quant à sa possible exclusion.

La FÉDÉRATION LGBT veillera à ce que cette nouvelle provocation de Christian Vanneste ne soit pas pour l’UMP une façon de se racheter une bonne conduite, puisque l’UMP se prononce contre

l’Egalité des droits des Lesbiennes, Gays, Bi et Trans, encourageant de la sorte de tels propos ou ceux d’élu(e)s issus de ses rangs, ou affiliés, ayant tenu des propos homophobes, tels Brigitte Barège, Gérard Longuet, Christine Boutin, Lionel Lucas.

Preuve supplémentaire ; Christian Vanneste réagissant sur Europe 1, à 13h, fustigeait les dirigeants de l’UMP : « S’ils sont assez bêtes pour obéir à un lobby qui défend des idées qui ne sont pas celles du président de la République? manifestement, je pense qu’ils commettront une erreur. »

La FÉDÉRATION LGBT demande à Nicolas Sarkozy, l’imminent candidat à la présidentielle, cité par Christian Vanneste au soutien de ces thèses, de bien vouloir clarifier sans tarder sa position au sujet des propos négationnistes du député UMP du Nord.

Nonobstant, la FÉDÉRATION LGBT qui a toujours porté un grand intérêt à l’étude de la déportation pour motif d’homosexualité, et qui avait présenté le résultat des travaux des historiens à ses adhérents en présence de Mickaël Bertrand en février 2008, lors de ses Rencontres à Dijon, étudie la possibilité d’engager une action au pénal contre Christian Vanneste.

Néanmoins, la FÉDÉRATION LGBT n’entend pas se substituer aux militants spécialistes de cette question. C’est pourquoi elle soutient le Mémorial de la déportation homosexuelle (MDH) dans son intention annoncée. La FÉDÉRATION LGBT se tient à sa disposition pour engager à ses côtés l’action que le MDH jugera utile.

Stéphane Corbin,
porte-parole
www.federation-lgbt.org


(1) – Claude Mercier, Rapport concernant la déportation d’homosexuels à partir de la France dans les lieux de déportation nazis durant la Seconde Guerre mondiale au titre du motif d’arrestation, n°175, 15 décembre 2001.
(2) -  Mickaël Bertrand (dir.), La déportation pour motif d’homosexualité en France. Débats d’histoire et enjeux de mémoire, Dijon, Mémoire active, 2011, 176 p.

L’Inter-LGBT, la Fédération LGBT et la Coordination InterPride France ont le plaisir de vous annoncer le lancement officiel de leur campagne d’interpellation pour la présidentielle et les législatives intitulée « Egalité LGBT 2012 ».

Elle prend forme notamment à travers un site internet – www.egalitelgbt2012.fr – que nous vous invitons à relayer.

Ce site est d’abord un site d’information du grand public, il contient :

• le bilan de la mandature 2007/2012 vu par les associations LGBT
• les revendications que les 3 principales fédérations d’associations LGBT ont décidé de promouvoir après des candidat-e-s à la présidentielle (puis dans un second temps aux législatives)
• des témoignages et des contributions thématiques de nos différentes associations membres
• dès la deuxième semaine de Mars nous publierons les retours et prises de position des candidat-e-s à la présidentielle concernant nos revendications
• après l’élection présidentielle, le site sera remodelé pour l’interpellation des candidat-e-s aux législatives

La campagne « Egalité LGBT 2012 », une première dans le mouvement LGBT à travers les acteurs qu’elle rassemble (réunions des fédérations d’associations et des organisateurs de Marche des fiertés – Lesbian and Gay Pride de toutes les régions), se veut comme une campagne d’information du grand public et pédagogique sur les enjeux liés aux droits des LGBT et comme une action pour visibiliser les questions LGBT de manière plus générale dans la campagne électorale.

Elle sera rythmée par des actions locales et un grand meeting national, le 31 mars à Paris.

AEC Toulouse est membre de la Fédération LGBt et de la CIF (Coordination InterPride)

« Nicolas Sarkozy s’oppose à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe « en ces temps troublés où notre société a besoin de repères » dans une interview au Figaro magazine à paraître ce samedi 11 février. Les propos du Président de la République sont outrageux et il est d’autant plus inadmissible et préoccupant que ces déclarations soient tenues par le dirigeant de notre pays.

SOS homophobie ne nie pas que notre société a besoin de repères, au contraire, mais ils se doivent être d’égalité, de tolérance, de fraternité et non de hiérarchisation, de discrimination ou de rejet tel que Monsieur Sarkozy semble l’entendre. Or, l’inégalité de droits dont souffrent les couples de même sexe en se voyant refuser l’accès au mariage comme à l’adoption, conforte les homophobes dans leur croyance que les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) sont inférieures aux autres. Quand la première discrimination dont souffrent les personnes LGBT est la discrimination institutionnelle, la discrimination légale qui les prive de droits, il est d’autant plus difficile de promouvoir l’égalité entre les personnes et d’attendre des citoyen-ne-s de ne pas discriminer les LGBT.

Dans cette même interview, Monsieur Sarkozy persiste et signe : « [L’adoption] est une des raisons pour lesquelles [il n’est] pas favorable au mariage homosexuel. » Là encore SOS homophobie rappelle l’insécurité juridique dans laquelle se trouvent des milliers de familles homoparentales au sein desquelles le plus souvent un des parents n’a aucun droit sur l’enfant ; l’adoption par un couple de même sexe étant toujours impossible. Oui, la société a besoin de repères : le droit au mariage et à l’adoption en sont !

SOS homophobie déplore que de tels propos infériorisants puissent encore être tenus en 2012 par notre chef d’Etat. A quelques mois des élections présidentielles, SOS homophobie se questionne sur le positionnement de l’UMP à l’égard des questions LGBT et sur son adéquation avec la population française qui, elle, ne considère pas que le mariage des couples de même sexe ne correspond pas aux repères de notre société et s’y déclare majoritairement favorable « .

Elisabeth Ronzier, présidente
 de SOS homophobie

Communiqué de presse

L’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL) vous invite au Débat Politique et Juridique, en présence de 5 candidats à l’élection présidentielle :

« Homoparentalités : Enfants privés de droits, familles hors la loi ? »

Samedi 11 février 2012, de 14h à 17h30,
Salle Rossini, 6 rue Drouot, Paris 9ème

Infos / inscriptions : Merci de signaler votre venue (places selon l’heure d’arrivée) en envoyant un mail à : secretariat@apgl.fr

L’Autre Cercle rassemble des lesbiennes, gays, bi et trans, au sein de douze régions et de toutes les sensibilités politiques républicaines. Son objet principal est de lutter contre les discriminations au travail.

Au-delà de la question du mariage sur laquelle une quasi-unanimité des adhérent-e-s se prononce favorablement, les adhérent-e-s de L’Autre Cercle se déclarent unanimement pour une égalité des droits.

Tou-te-s les adhérent-e-s pensent également nécessaire de poursuivre un travail de sensibilisation et d’éducation sur la diversité des orientations sexuelles et sur l’identité de genre.

Des désaccords existent sur des problématiques comme la Gestation Pour Autrui mais toutes et tous pensent que le sujet dépasse les LGBT*.

Dans tous les cas, ils/elles demandent que la même décision soit appliquée quelle que soit l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

La porosité entre le monde du travail et les autres univers fait qu’il est nécessaire de faire avancer les différents domaines de notre société sans en laisser à l’écart.

Les adhérent-e-s pensent notamment qu’il est important de faire évoluer le monde de l’éducation en plus de celui du travail. Le domaine du sport est également souvent cité.

Cliquer pour lire  le document

L’Autre Cercle : http://www.autrecercle.org/

Le quotidien Libération, dans son édition du 13 janvier, croit savoir que Nicolas Sarkozy, l’actuel non candidat à l’élection présidentielle, s’apprêterait à intégrer à son programme une mesure rendant possible l’union des couples homosexuels. Information démentie depuis par Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement.

Pas de mariage gay, ni d’union civile réservée aux seuls couples homosexuels

La FÉDÉRATION LGBT sera particulièrement attentive à ce qu’une telle éventualité ne soit pas une promesse de dupe de la part du candidat Sarkozy, un attrape-voix. La manœuvre politique ressemble à s’y méprendre à celle de 2006, avec entre autres une union et un statut du beau-parent enterrés en grandes pompes par la suite.

La FÉDÉRATION LGBT s’opposera à toute proposition communautariste en provenance d’un candidat, quelque que soit sa sensibilité politique. Toute proposition équivalente à un mariage gay ou une union civile, uniquement réservés aux seuls lesbiennes, gays, bi et personnes transidentitaires, avec des droits inférieurs, sera rejetée.

L’Égalité des droits pour laquelle se bat la FÉDÉRATION LGBT passe par la totalité des droits et des devoirs de l’actuel mariage civil, laïc et républicain. Cette Égalité des droits n’est pas négociable y compris par le non candidat Nicolas Sarkozy.

Les corollaires : la filiation et l’homoparentalité

La FÉDÉRATION LGBT prend acte de l’action de la jeune génération de l’UMP, à travers ses tribunes et déclarations, favorables à l’ouverture du mariage aux homosexuels et l’encourage à encore plus d’opposition dans sa majorité, notamment face à la Droite populaire.

Une droite réactionnaire, sœur jumelle du Front National sur ces sujets, arcboutée sur un non, devenu désormais intenable, d’autant que son refus est basé principalement sur tout rejet de la reconnaissance de l’homoparentalité dans ces formes variées, et a fortiori de la filiation pour les couples homosexuels.

Or les Français sont déjà majoritairement favorables à ces deux avancées tant ils ont défantasmé les représentations les plus rétrogrades concernant les couples LGBT et l’homoparentalité.

100 jours pour l’Égalité des droits, c’est le programme 2012 de la FÉDÉRATION LGBT.

Communiqué de presse de la Fédération LGBT

AEC Toulouse est membre de la Fédération LGBT

 

Nous reprenons le communiqué de presse commun de l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL) et des Enfants d’Arc en Ciel, l’asso ! (EAC)

L’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL) et les Enfants d’Arc en Ciel, l’asso ! (EAC) ont pris connaissance du communiqué du député Jean-Marc Nesme et du sénateur Dominique de Legge relatif à la réactivation de l’entente parlementaire contre l’homoparentalité.

L’APGL et EAC notent que cette initiative – ouvertement discriminante à l’égard des familles monoparentales et homoparentales – n’a recueilli que 82 signatures tandis qu’elle en avait recueilli 174 en 2006. L’APGL et EAC se réjouissent du fait que les signataires ne représentent plus qu’une petite minorité parmi les parlementaires de la majorité siégeant aux deux assemblées, et que les idées qu’elles défendent depuis des années progressent dans notre société !

Selon les 82 parlementaires de droite – dont Mr de Legge, par ailleurs secrétaire national de l’UMP en charge de la Famille – : «sous prétexte de lutter contre une soi-disant discrimination entre adultes, on en crée une autre bien réelle, entre les enfants, entre ceux qui auraient le droit de grandir auprès d’un père et d’une mère et ceux qui ne le pourraient pas». La formule : « soi-disant discrimination » cache bien peu les racines homophobes des « convictions » ainsi énoncées par les signataires. Leur aversion pour les femmes et les hommes homosexuels qui choisissent de devenir parents est à ce point irraisonnée qu’ils nieraient presque leur existence – et la liberté qui est la leur de faire famille.

Mais n’en déplaise à ces 82 parlementaires, 300 000 enfants vivent aujourd’hui dans des familles homoparentales. 300 000 enfants que ces députés et sénateurs marginalisent et stigmatisent, du seul fait de l’orientation sexuelle de leurs parents.

Ce sont des centaines de milliers de foyers que ces prétendus représentants du peuple français veulent maintenir dans un flou juridique inextricable et dans une position d’inégalité incompatible avec notre devise républicaine.

C’est pour mettre fin à de tels mensonges, véritables provocations, et pour éclairer nos concitoyens, que l’APGL organise le 11 Février 2012 un débat juridique et politique durant lequel des familles homoparentales et des acteurs de l’appareil judiciaire témoigneront des difficultés qu’ils rencontrent, dans l’état actuel du droit français. Ils pourront ainsi attester du fait que c’est, au contraire, l’absence de reconnaissance des familles homoparentales qui créé les conditions d’une discrimination incontestable et inadmissible à leur égard et à l’égard des enfants qui vivent en leur sein.

Cinq candidats à l’élection présidentielle seront interpellés pour répondre aux questions suivantes : Comment expliquer le retard de la France, pays des Droits de l’Homme, concernant les droits des familles homoparentales, notamment par rapport à d’autres pays européens ? Quelles sont les raisons qui ont empêché le législateur d’aller plus loin sur les questions de filiation, d’adoption, de mariage, de Procréation Médicalement Assistée, de Gestation pour Autrui, de pluri-parentalité… ? Quelles évolutions législatives sont-elles proposées par les candidats ?

Les citoyens français ont le droit de savoir qui – parmi les candidats à la présidence de la République – s’engage dans la voie de l’égalité et de la fin des discriminations liées à l’orientation sexuelle.

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Le 18 juin dernier, nous étions 14 000 à marcher dans les rues de Toulouse : « 2011, je marche, 2012, je vote ! » 2012 ?

Nous y voilà, et c’est peu de dire que nous attendons beaucoup de cette année nouvelle.

Le démon qui veut que notre orientation sexuelle et de notre identité de genre soit déterminées, décidées par notre naissance est toujours à l’œuvre et les personnes LGBT lui paient un lourd tribut, en France et dans le monde, au péril même de leurs vies. Aussi il reste nécessaire d’accompagner l’évolution des mentalités afin d’obtenir, enfin, une égalité réelle et d’avancer chaque jour un peu plus, non pas vers « la fin de l’humanité » pour reprendre une formule toute récente venue de Rome, mais vers une humanité apaisée et libérée de ses craintes et de ses haines.

Conscients des prochaines échéances électorales, nous formons le vœu qu’avec la reconnaissance du mariage homosexuel, de la famille homoparentale et des droits des personnes trans, la France mette enfin un terme à des discriminations d’Etat inacceptables qui alimentent encore tant d’autres discriminations dans notre vie quotidienne.

Association indépendante des partis politiques, Arc-en-Ciel Toulouse accomplira sa mission citoyenne et participe dès maintenant à la définition de la plate-forme des revendications LGBT nationales et régionales. Nous publierons cette plate-forme sur notre site et nous la défendrons aux cotés des instances dont nous faisons partie, et notamment la Fédération Nationale LGBT que nous aurons l’honneur de recevoir les 4 et 5 février dans les nouveaux locaux du Centre LGBT de Toulouse.

2012 sera en effet une année importante pour nous avec l’ouverture du Centre LGBT situé rue d’Aubuisson, projet qu’Arc En Ciel Toulouse a porté pendant de longues années et qui faisait partie du programme de l’équipe municipale de Pierre Cohen élue en 2008. Notre vœu est que ce nouveau Centre permette de faciliter et de développer les actions des associations LGBT, bien sûr, mais aussi, par sa visibilité et son ouverture au cœur de la Cité, qu’elle devienne en somme notre maison commune.

AEC -Toulouse vous souhaite une bonne année LGBT, à toutes et à tous !

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